Début

Début
Un Gloups qui tente sa chance avec un nouveau blog, cela ne va pas être triste !
Un Gloups encore plus Gloups que Gloups, cela peut donner quoi ?
Un Gloups à la page, qui après avoir sévit sur oldiblog, arrive sur skyblog !

Tout cela donne un skyblog complètement Gloups !


Bonne "visite".

@+ Gloups786

# Posté le samedi 14 octobre 2006 14:10

Modifié le samedi 25 novembre 2006 08:25

Règles de bienséance

Règles de bienséance
Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog.
Ambiance décontractée, ne rien prendre au premier degrè est important. Amusez-vous à découvrir un max d'images (à 90%), images certes, mais pas n'importe lesquelles, des images totalement gloups à l'image de ce skyblog ! Vous pouvez prendre les images qui vous plaisent, sauf quand je mentionne que mon accord est nécessaire !
Laissez-moi un max de commentaires pour me donner vos impressions, vos réactions, vos envies, vos goûts, ... Juste une petite chose, personne ne sera critiquée ou visée directement dans ce blog, alors je vous demande d'en faire de même en ne critiquant personne, du moins pas ouvertement. Cependant, si tel est votre but, ne vous gênez pas pour moi.
Tous les commentaires seront validés, qu'ils soient en ma faveur ou non, sauf rares exceptions (cela sera noté) ! Je répond aux commentaires directement sur votre blog par commentaires et / ou sur votre adresse internet, mais jamais sur mon blog ! Je répond à certains par des articles, mais cela est rare ! En tout cas, je n'y répond jamais par un autre commentaire de ma part sur mon blog !
Aucune photo de moi ou de gens que je connais, car je n'ai pas pour ambition de vous décrire ma vie !
Aucun blog ne sera présent dans la rubrique préféré !
Pour le reste, je vous souhaite de passer un agréable moment sur mon skyblog en présence de la personne de Gloups786 !!!!!!

@+ Gloups786


Ps : rendez-vous sur article 4 page 108, article 3 page 194 et sur article 1 page 133 !

Blogs externes : Un-royaume et HALIMUT !

# Posté le samedi 14 octobre 2006 14:28

Modifié le dimanche 06 avril 2008 07:44

Sydney : ville de rêve !

Sydney : ville de rêve !
Mon envie de vacances et de voyages : Sydney : ville de rêve. Je pense à toi tout le temps. Un jour viendra, j'espère, Gloups786 se rendra là-bas, mais n'est alors pas sûr de revenir : lol !

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 09:35

Histoire à laquelle il manque un titre

Histoire à laquelle il manque un titre
Chapitre 1er : la légende

Il y a très longtemps régnait sur terre une harmonie parfaite entre les Hommes, les animaux, la nature et la magie. Le monde tout entier vivait en paix, sous la protection de quatre guerriers, appelés plus communément : guerriers des quatre éléments ou gardiens des pouvoirs sacrés. Ces quatre guerriers détenaient chacun un des quatre pouvoirs naturels : l'eau, le feu, l'air et la terre. Ils bénéficiaient de la protection d'un animal sacré, censé représenter leur pouvoir : le dauphin pour le pouvoir de l'eau, l'aigle royal pour le pouvoir de l'air, l'ours pour le pouvoir de la terre et le lion pour le pouvoir du feu. Ces quatre guerriers étaient les garants de l'harmonie dans le monde entre les Hommes, les animaux, la nature et la magie. « Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes », jusqu'au jour, où un homme (s'attitrant le titre de guerrier de la mort, puisqu'il disposait du pouvoir de la mort) décida de faire bande à part, afin de pouvoir prendre le contrôle de la Terre. Beaucoup de guerriers se dressèrent contre lui, mais aussi beaucoup de guerriers le suivirent dans sa quête de souveraineté mondiale, dans l'espoir d'avoir leur place dans ce nouveau monde de chaos. Beaucoup des soldats qui le combattirent, furent tués durant la bataille. Seuls les guerriers des quatre éléments purent stopper sa folie destructrice et celle de ses partisans. Ils réussirent à l'enfermer, lui et ses compatriotes, dans une sorte de tombeau maudit protégé par de puissants sortilèges. Ce tombeau fut caché dans un temple sacré dans un endroit inconnu de tous, afin d'éviter toute résurgence du Mal. On dit que seul une personne possédant un esprit et un coeur assez noirs pourrait rouvrir ce tombeau. Ce tombeau resta fermé pendant plusieurs siècles. L'histoire des guerriers des quatre éléments devint une légende, qui devint un conte et qui fut très vite oublié, jusqu'à aujourd'hui.



Chapitre 2ième : le retour à la réalité


Xavier se réveilla de bonne heure ce matin. Il était huit heures quand il ouvrit les yeux. Une belle journée se démarrait, le soleil brillait et surtout c'était les vacances d'été. La seule chose désagréable était son mal de tête persistant depuis la veille. La maison était vide. C'était la première fois que ses parents étaient partis en vacances en le laissant seul à la maison. Néanmoins, pour obtenir leur accord il avait du négocier longuement avec eux. Il avait réussi et avait maintenant la maison pour lui pendant trois semaines. Il décida de rester encore un peu au lit vu que le soir il était invité, avec plusieurs personnes qu'il connaissait, à une soirée dite spéciale, qui allait sûrement s'étendre tard dans la nuit.
Il se leva vers dix heures. Son mal de tête avait disparu. Sa journée allait être une des plus simple : faire un peu de ménage, surfer un peu sur le net, regarder la TV, laver sa voiture et enfin se préparer pour la soirée.
La journée passa avec une vitesse incroyable. L'heure de partir arriva très vite. Il verrouilla la porte et parti. Il fallait un peu plus d'une demie heure pour se rendre au lieu de rendez-vous. Il était le premier arrivé, personne n'était encore là. Il est vrai, il avait quand même un peu moins d'une heure d'avance. Il choisit d'attendre dans sa voiture en écoutant sa radio préféré : NRJ. Vers dix-huit heures trente les autres arrivèrent. Il y avait au moins un vingtaine de personnes. Xavier en connaissait quelques-unes. Les autres, il ne les connaissait pas. Ils avaient rendez-vous dans un ancien entrepôt, où de temps en temps se jouaient encore des pièces de théâtre. Etant donné qu'ils avaient rendez-vous à dix-neuf heures, ils décidèrent de patienter encore un peu dehors et de profiter du soleil qui brillait depuis ce matin. D'ailleurs beaucoup de personnes firent comme eux et attendirent dehors. Vers dix-huit heures cinquante-cinq, ils rentrèrent avec le restant des personnes. L'intérieur était joli et disposé à accueillir du monde. L'intérieur avait l'apparence d'un bar ou d'une boite de nuit vide. Il y avait beaucoup de place. On aurait pu y caser une bonne centaine de personnes. Il n'y avait personne, ils étaient tout seul. Ils décidèrent de passer derrière le bar et de se servir quelque chose à boire en attendant la suite des évènements. Ils ne savaient même pas qui attendre.
Cela faisait déjà une demie heure qu'ils attendaient et que personne n'arrivait. L'impatience commençait à se faire ressentir et beaucoup de monde désirait partir. Xavier et ses copains allaient aussi partir, lorsqu'une grande secousse fit bouger toute la salle. Toutes les bouteilles tombèrent par terre et se brisèrent sur le carrelage. La salle toute entière avait tremblé et il en a manqué de peu pour que tout le monde tombe par terre aussi. La lumière vacilla, s'éteignit et se ralluma. Ils se regardèrent tous et comme d'un commun accord se rapprochèrent de la porte. Arrivé à moins de cent mètres de la porte, un coup de vent d'une violence l'ouvrit et propagea tout le monde en arrière. Plusieurs personnes apparurent près de la porte, habillées toutes en noires. Elles s'approchèrent du petit groupe, maintenant tous regroupés ensemble près du bar. Elles se placèrent en rond autour d'eux. Leur apparence n'avait rien de sympathique, bien au contraire, elle était plutôt inquiétante. Ils étaient maintenant encerclés par de personnes dont on ne distinguait qu'une partie du visage à cause de la capuche qui leur tombait sur la tête. Une personne qui semblait être leur chef s'avança vers les jeunes tous réunis près du bar.
« Je n'ai pas trop de temps à perdre, alors donnez moi « ce que vous savez » ! »
Benjamin, un membre du groupe répondit :
« Nous on veut bien, mais c'est quoi le « ce que vous savez » ? »
« Ne te moques pas de moi, ou cela va te coûter très cher ! »
« Mais je ne me moque pas de vous, ... »
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, qu'il fut saisit pas le cou. Il commençait par l'étrangler avec une force incroyable. Voyant que personne ne bougeait pour l'aider, Xavier le libéra grâce à une prise de jujitsu. Il réussit à lui tordre les doigts et l'envoya un peu plus loin dans la salle avec un coup de pied dans le ventre. Ses partisans regardèrent la scène sans dire un mot. Néanmoins, une fois qu'ils virent leur chef se relever en ayant l'air plus que fâché, ils ouvrirent leur veste et en sortirent des tonfas (genre de matraques), près à s'en servir contre les jeunes. Ils se mirent après un ordre de leur chef en position de combat et pouvaient à tout moment commencer à les attaquer. Xavier se retourna vers Céline et lui dit à voix basse :
« Je pense que l'on va pouvoir mettre en pratique ce qu'on apprend au jujitsu. »
« Je le crois aussi malheureusement », répondit-elle.
Ils avaient raison, puisque ayant à peine fini de parler, les hommes en noirs s'avançaient dangereusement vers eux. Il s'en suit une sacrée bagarre qui ne serait pas très intéressant de décrire. Tout ce que l'on peut dire, c'est que chacun essayait de se défendre comme il le pouvait et avec les moyens du bord. Alors que les jeunes perdaient le peu d'avantage qu'ils avaient réussi à gagner un autre tremblement secoua à nouveau la pièce. Cette fois-ci, sans exception, tout le monde se retrouva par terre. Les hommes en noir, à peine relevés, s'enfuirent. Après avoir vérifié que tout le monde était entier, les jeunes décidèrent qu'il valait mieux sortir de cette pièce. Une fois dehors, ils remarquèrent qu'ils étaient seuls et que la nuit était déjà beaucoup avancée.
Après de brefs au revoir, chacun rentra chez soi avec une curiosité sur ce qui c'était passé ce soir-là.



Chapitre : 3ième : Bastien


Il était près de cinq heures du matin quand Xavier rentra chez lui. Il était crevé. Il ne prit même pas la peine de se changer, il tomba de fatigue dans son lit. Son sommeil fut très agité. Il ne se leva pas avant treize heures. En se levant si tard, il attrapa un mal de tête affreux. Même s'il commençait à en avoir l'habitude, celui-ci lui sembla vraiment très douloureux. Il avait presque oublié, qu'il devait se rendre à dix-huit heures à la gare. En effet, il devait aller chercher Bastien à la gare de Mulhouse. Bastien est un copain dont Xavier avait fait la connaissance en vacance, au bord de la mer. Bastien habitait à Reims et c'était la première fois qu'il venait sur Mulhouse. Xavier était vraiment content, vu que cela faisait près d'un an qu'il ne l'avait plus revu. Il était donc temps de se bouger un peu et de sortir du lit. La période jusqu'à dix-huit heures passa avec une extrême vitesse. Il était maintenant, grand temps de se rendre à la gare. Le train arrivait vers dix-huit heures quinze. Il était pile, lorsque Xavier arriva à la gare. Il attendit Bastien sur le quai. Le train entra en gare avec un peu moins d'un quart d'heure de retard. Une fois arrêté, un flot de passagers descendirent du train. Pour essayer d'apercevoir Bastien dans tout ce monde, il fallait être vraiment grand. C'est dans ces moments, où l'on apprécie vraiment la technologie. En effet, il a suffit à Xavier de passer un coup de fil sur le portable de Bastien, pour savoir à peu près où il se trouvait. Grâce à cela, ils purent se retrouver, dans le grand tumulte qu'est la gare de Mulhouse.
De retour chez soi, Xavier montra à Bastien un endroit où il pouvait déposer ses affaires, après quoi, il était temps de préparer le repas. N'ayant pas eu trop le temps de préparer un repas très élaboré en raison de l'heure déjà bien avancée, Xavier opta pour des lasagnes. Tout en discutant en mangeant, ils entendirent à la télévision, qu'un vol avait été commis dans un musée de Mulhouse. Les voleurs s'étaient introduit à l'intérieur du musée la nuit et avaient tués deux veilleurs de nuit, à l'aide, selon les inspecteurs, d'une hache. Ils avaient dérobés une dague d'une valeur inestimable. Il semblait bizarre à la police que les voleurs n'avaient rien volé d'autre, même pas d'argent ou d'objets précieux. Ils avaient en plus osé signer leur méfait. Sur la porte du musée, on pouvait lire : « merci pour ce modeste présent : les seigneurs noirs ». Ils ne prêtèrent guère attention à cette information. Ils ne savaient pas encore que cette information allait être la source de tous leurs problèmes futurs.



Chapitre : 4ième : de découvertes en découvertes


Le lendemain, Xavier fut le premier à se lever. Il essaya de ne pas faire trop de bruit afin de ne pas réveiller Bastien qui dormait encore. C'était rare que Xavier soit le premier debout, d'habitude il était plutôt du genre à rester au lit. Néanmoins, ce matin le soleil le réveilla de bonne heure. C'était une journée qui s'annonçait agréable. Il était seulement huit heures, mais il faisait déjà tellement chaud, que Xavier pu prendre son petit déjeuner sur la terrasse. Pourquoi il ne sait pas, mais avant de déjeuner, il voulu aller voir s'il y avait du courier. En se dirigeant vers la boîte aux lettres, il eut une étrange impression, comme si on le surveillait. Il y avait bel et bien du courrier, ou plutôt de la pub, pour une soirée au bord d'un lac ce soir.
Bastien se leva une heure plus tard. Xavier le mit au courant de la soirée. Ils se mirent d'accord en décidant d'y aller. En attendant, ils avaient toute la journée de libre. Ils n'avaient rien de prévu. C'est pourquoi, ils décidèrent de passer la matinée à la maison et de se rendre en ville l'après-midi.
En rentrant de la ville, il était déjà presque dix-huit heures. Il était temps de se préparer pour la soirée, mais avant ils décidèrent de manger quelque chose. Ils partirent de la maison vers vingt heures, pour se rendre au point de rendez-vous.
Il y avait déjà pas mal de monde quand Xavier et Bastien arrivèrent sur place. Xavier connaissait quelques personnes. Il y avait Céline, Claudine, Stéphane, Bastien, Régis, ... La fête battait son plein, quand soudain un énorme bruit retentit. Tout le monde s'arrêta de danser et prêta l'oreille pour écouter les alentours. Ils purent alors apercevoir au loin des silhouettes inquiétantes se dirigeant vers eux. Les silhouettes se confondaient dans la nuit, étant donné qu'elles étaient habillées tout de noir. C'est alors que Xavier reconnu ces silhouettes, comme état celles qui avaient déjà perturbées une soirée. Il fallait donc s'attendre au pire. Personne n'avait l'air de s'inquiéter. Xavier prit le soin, ainsi que ses amis, de se mettre un peu à l'écart de l'ensemble du groupe. Cette initiative leur permis d'échapper de justesse, à l'assaut lancé par ces hommes en noir. Beaucoup de personnes s'enfuirent, mais une grande majorité d'entre elles furent capturées. Xavier et ses amis attendirent un moment avant de sortir de leur cachette. Il ne restait presque plus personne. En effet, il n'y avait plus qu'une seule personne au milieu de ce que fut le champs de bataille, enfin si on peut dire cela ...



Chapitre : 5ième : un nouveau départ


Ils s'approchèrent tout doucement de la seule personne qui restait. Arrivé à un peu plus de cent mètres d'elle, ils l'interpellèrent :
« Eh. Bonjour, ... »
La personne se retourna d'un coup brusque qui surprit et interrompit l'élan avec lequel Régis avait commencé à parler.
« Vous êtes encore là. On ne vous a pas attrapé. »
Claudine lui répondit avec une pointe d'ironie :
« Ben a priori nous sommes là, donc nous n'avons pas été capturés. »
C'était bizarre, ils parlaient à quelqu'un dont ils ne distinguaient pas la tête, qui était dissimulée sous une sorte de capuche.
« Cela veut dire qu'il reste de l'espoir. »
Tout s'est regardé. On pouvait lire de l'incompréhension dans leurs yeux. C'est Bastien qui rompit le silence :
« Franchement, cela ne vous dérangerait pas de nous en dire un peu, à commencer par qui vous êtes et comment cela se fait-il que vous êtes là, alors que les autres se sont fait capturer ? »
« Je vais tout vous dire à condition que vous me laissiez parler jusqu'au bout. »
Régis répondit :
« De toute manière je crois que nous n'avons guère le choix. »
« Ce que je vais vous dire va sûrement vous paraître, mais je vous demande de m'écouter avec attention étant donné que cela va vous concerner. Tout a commencé il y a très longtemps. Dans un tant temps lointain, les forces naturelles de la nature (le feu, l'eau, la terre et l'air) avaient choisi quatre guerriers afin de protéger le monde contre d'éventuels dangers. Le danger le plus imminent était celui des forces occultes. Les forces occultes étaient constituées de la force de la destruction et de la mort, de celles de la vitesse, de la nuit, ... Leur chef était le gardien du pouvoir de la destruction et de la mort. Lui et ses sbires semaient la terreur sur Terre. Personne n'osait s'opposer à leur puissance. Les seuls qui osèrent et réussirent à se mettre en travers de leur chemin étaient les gardiens des pouvoirs naturels de la nature. Ils furent les seuls à réussir à les vaincre. Ils les enfermèrent dans un tombeau dans un endroit perdu. Ils entourèrent le tombeau de tellement de sortilèges, que seule une personnes possédant une âme aussi noire que la nuit pourrait réussir à rouvrir le tombeau et s'approprier les forces occultes. »
« Je ne vois pas en quoi cela nous concerne », répondit Céline.
« Justement si cela vous concerne. Avant toute chose, vous devez d'abord savoir que beaucoup de personnes renferment en elles un certain pouvoir. Il s'agit de pouvoir secret. Parfois, la personne elle-même ne connaît pas son existence. Certaines personnes sont nées avec ce don, d'autres non. Si vous êtes ici aujourd'hui, c'est parce que vous possédez enfoui au fond de vous, l'un des pouvoirs des anciens guerriers. Les forces du mal ont été libérées, par une âme si noire et grâce à une clef, ou plutôt grâce à une dague dérobé dans un musée, que les pouvoirs du passé ont resurgi en vous, pour permettre de défendre la Terre contre ceux-ci. Vous les seuls, à l'heure d'aujourd'hui, de disposer de pouvoirs assez puissants, pour mettre fin pour tout jamais à la résurgence du Mal. 
A voir vos têtes, je constate que vous ne me croyez pas. Cela est bien normal. Néanmoins, avant de vous laisser vous exprimer, il est temps de vous apprendre à utiliser vos pouvoirs, car le temps nous est compté.
- se tournant vers Claudine :
Claudine, toi qui est pure et clame, tout en sachant aussi te déchaîner, tu possèdes en toi le pouvoir de l'eau avec le dauphin comme symbole et le bâton comme arme.
- se tournant vers Céline :
Céline, toi qui est gracieuse tout en étant forte et agile, tu possèdes en toi le pouvoir de l'air avec l'aigle royal comme symbole et les nunchakus comme armes.
- se tournant vers Stéphane :
Stéphane, toi qui est robuste tout en étant rapide, tu possèdes en toi le pouvoir de la terre avec l'ours brun comme symbole et les saïs comme armes.
- se tournant vers Bastien :
Bastien, toi qui est sage et parfois moqueur, tu possèdes en toi le pouvoir du feu avec le lion comme symbole et l'épée comme arme.
- se tournant vers Régis :
Régis toi qui est mystérieux et sympa, je te confie le pouvoir de la foudre et du tonnerre. Ton symbole sera le tigre et ton arme l'arc.
Tout le monde, sauf Xavier, s'est vu offrir un médaillon représentant sur une face l'arme et sur l'autre le symbole. Il expliqua ensuite, qu'il leur suffisait de brandir en l'air leur médaillon en prononçant le nom de leur symbole, pour que leur pouvoir augmente.
- se tournant vers Xavier :
Xavier toi qui est prudent et confiant, ne t'inquiète pas, je ne t'ai pas oublié. Néanmoins, toi tu posséderas un pouvoir différent des autres. Il s'agit d'un grand pouvoir, qui peut engendrer la mort de celui qui l'utilise. Les cinq pouvoirs précédents ne peuvent suffire à mettre fin au Mal. Tu disposeras du pouvoir de l'esprit. Il s'agit d'un pouvoir très puissant, mais qui s'use beaucoup plus vite que les autres. Cela veut dire, que tu ne peux pas l'utiliser autant que les autres. Ton arme sera la canne de combat et ton symbole, le panda. Afin que tu puisses utiliser au mieux ton pouvoir, je te donne un médaillon s'emboîtant dans une montre un peu spéciale. En effet, il te suffira de tourner l'anneau, sur lequel repose ton médaillon, de cette montre en prononçant le nom de ton symbole, pour que ton pouvoir soit amplifié.
Je dois conserver le dernier, étant donné qu'il manque une personne à qui l'attribuer. Il s'agit de celui de la force et de la résistance, avec l'éléphant comme symbole, et le bouclier comme arme. J'ai l'impression que c'est le calme avant la tempête. C'est pourquoi, vous devez savoir, avant qu'on se sépare, qu'une fois vos pouvoirs renforcés, vous serez presque invincibles. Néanmoins, plus vous subirez de dommages, plus votre pouvoir diminuera et plus vous serez vulnérable. Vous devrez alors attendre un moment plus ou moins long selon votre pouvoir, pour arriver à nouveau à le renforcer. Il vous sera aussi possible d'utiliser votre pouvoir sans amplification, mais dans ce cas, il sera beaucoup moins puissant que sous une amplification.
Quant à moi, je serai toujours là pour vous donner des conseils ou toutes autres informations qui pourraient vous être utiles. Vous disposerez aussi d'un quartier général, caché dans la forêt de la Hardt près d'un site de bosses. Ce site est très bien situé. En effet, il se trouve caché sous terre et vous disposez d'un accès direct à une route.
Je vais devoir vous laissez. Je vous souhaite bonne chance et bon courage dans votre lutte contre les forces du Mal. Vous êtes les gardiens des pouvoirs et le futur dépend de vous.
Que les pouvoirs vous protègent. »



Chapitre : 6ième : la mise en pratique


Sur ces belles paroles, la personne disparue comme par enchantement. Tout le groupe resta très silencieux, jusqu'à que Régis brise le silence :
« Soit c'est moi, soit c'est lui, mais je n'ai rien compris à son histoire. »
« C'est vrai », ajouta Claudine, « pouvoir, amplification, ... c'est bien jolis à la télévision, mais la réalité est autre. »
Tout le monde était d'accord pour reconnaître que l'histoire de cette personne ne tenait absolument pas la route. Cependant, ils ne purent pas se poser des questions indéfiniment, puisque le ciel s'assombrit à nouveau et les silhouettes noires réapparurent. Les forces du Mal avaient du réaliser que certaines personnes s'étaient enfuies toute à l'heure. Pour être sûres cette fois-ci de n'oublier personne, elles se rapprochèrent en essayant d'encercler le groupe tout en sortant leurs armes : certaines des tonfas et une sortit même une hache de combat. C'est à se moment là, que le groupe réalisa que ce qu'il avait appris précédemment n'était peut-être pas que bêtises. Il fallait réagir vite, s'il ne souhaitait pas être complètement encerclé, sans possibilité de s'enfuir.
Pour le moment toute tentative de fuite était impossible, il leur fallait combattre ou se rendre.
« Je crois que nous n'avons plus trop le choix : soit le combat, soit la reddition », encouragea Xavier.
Céline et les autres lui répondirent, qu'il n'était pas question de se rendre. C'est pourquoi, ils décidèrent unanimement de marcher à leur rencontre et que si elles cherchaient la bagarre et bien elles l'auraient.
Arrivé proche d'elles, le groupe remarqua que les silhouettes étaient parfaitement humaines. Cela les rassura, mais juste un bref instant. En effet, le groupe du se défendre à l'assaut lancé contre eux de la part des ces personnes en noires. Le combat était déclenché.
Tout le monde donnait son maximum pour les repousser, mais cela n'était pas suffisant. Ils se retrouvèrent tous éjectés au centre du cercle que formaient à présent les personnes en noires, qui leur dirent :
« Donnez nous vos médaillons et on vous laissera peut-être la vie sauve. »
La situation était vraiment désespérée, quand tout à coup, Stéphane se rappela des paroles du « rescapé » de toute à l'heure, qui leur affirmait que les médaillons leur donneraient des pouvoirs plus forts.
« J'ai une idée. Si on faisait ce qu'on nous a dit toute à l'heure. Au point où nous en sommes, cela ne peut que nous aider. »
Tout le monde était d'accord. Ils prirent tous leur médaillon qu'ils brandirent en l'air, en prononçant le nom de leur symbole. Xavier en fit de même avec sa montre. En l'espace d'un instant, ils se retrouvèrent tous transformés. Leur habit était modifié et ils bénéficiaient chacun d'une arme, comme il leur avait été dit.
Leur costume était noir avec bottes et gant noirs. Ils avaient tous le droit à un masque et à un kit mains libres pour pouvoir communiquer entre eux. Néanmoins, il subsistait quand même quelques différences.
Bastien, Claudine, Stéphane et Céline eurent le droit à un costume noir avec sur leur poitrine à droite un écusson représentant leur pouvoir et leur symbole. Ils bénéficiaient en outre en plus de leur arme, d'une dague rangée dans un étui sur leur hanche gauche.
Régis lui eu le droit, lui aussi, à un costume noir avec l'écusson de son pouvoir et de son symbole sur la poitrine à droite ainsi qu'à la dague à gauche, mais reçu en plus une longue veste noire, qui lui tombait presque jusqu'aux pieds.
Enfin, Xavier eu lui aussi le droit au costume noir mais sans la dague. Son costume était complété par une longue cape descendant presque jusqu'à par terre, attaché avec un écusson représentant son symbole et son pouvoir.
Tout le monde fut surpris en se voyant vêtu de la sorte. Maintenant, le véritable combat pouvait commencer.



Chapitre : 7ième : le moment de vérité


Le moment était venu de savoir, si oui ou non ce qui leur avait été dit auparavant était vrai ou non.
« Bon, on y va », demanda Bastien.
« Oui, car je n'ai pas envie de passer le reste de ma soirée ici », l'informa Xavier, bientôt rejoint par les autres.
Tout le monde prit sont arme et fonça dans les forces du Mal. Les silhouettes étaient surprises par le changement soudain d'attitude des jeunes et surtout par leur transformation.
Il était maintenant beaucoup plus facile de se défendre contre les forces du Mal, une fois que leur pouvoir était amplifié. En effet, sur une simple volonté, ils utilisaient leur pouvoir.
Il leur suffit d'utiliser leur arme spécifique pour vaincre les silhouettes. Pour ce qui était de celle ayant pour arme une hache, l'histoire était toute autre. En effet, il s'agissait d'une personne possédant elle aussi un pouvoir. Elle avait celui de la vitesse et était connu sous le nom de Flash. Il était beaucoup plus rapide que les jeunes, qui ne pouvaient pas le toucher. C'est pourquoi Céline eu l'idée d'utiliser les pouvoirs pour essayer de le vaincre. Tout le monde fut de son avis. Céline commença à invoquer son pouvoir de l'air. Il lui suffit de décrire une sorte de rond dans l'air pour déclencher une tornade. La tornade balaya tout sur son passage, avant de se dissiper peu à peu. Cependant, la tornade n'eut aucun effet sur Flash, qui réussit à l'éviter, grâce à sa prodigieuse vitesse. A la suite de Céline, tout le monde essaya son pouvoir. Bastien fit jaillir de ses mains un jet de flamme, Claudine un jet d'eau et enfin Stéphane réalisa un tremblement de terre. Seul le tremblement de terre eut beaucoup d'impact sur lui. Les deux jets le ratèrent ou l'effleurèrent à peine. La foudre de Régis et le pouvoir d'esprit de Xavier eurent beaucoup plus d'effet. Régis créa une rafale d'éclairs qui s'abattirent sur la silhouette ; et Xavier élabora un champ de force, empêchant la silhouette de s'approcher d'eux. En voyant cela, Flash préféra s'enfuir plutôt que de continuer le combat. Tout le monde resta sous le choc de ce qu'il venait de vivre à l'instant. Ce fut Xavier qui rompit ce silence :
« Bon ben, je n'ai pas envie de passer la nuit ici. Je vous souhaite une bonne soirée. Moi je vais me coucher. Je crois que j'ai eu ma dose d'émotion pour ce soir. Je suis crevé. On se verra sûrement demain. A plus ! »
Sur ces belles paroles, Xavier et Bastien prirent le chemin du retour.



Chapitre : 8ième : une nouvelle vie


Cette nuit Xavier dormit très mal. Il ne cessait de penser à cet endroit dans la forêt avec des bosses et l'accès à la route. Il pensait savoir où cela se situait, mais il n'en était pas sûr. Il se promit de vérifier son hypothèse le lendemain.
Etant donné leur retour à une heure tardive, Bastien et Xavier se levèrent vraiment très tard. Il était déjà presque quatorze heures quand ils émergèrent. En fait, c'est un coup de fil de Claudine qui les réveillèrent. Elle leur proposait de la rejoindre, tout comme les autres, à la piscine de Rixheim. Elle précisa que cela serait un bon moyen pour se détendre après la soirée mouvementée qu'ils ont passé. Xavier et Bastien acceptèrent avec joie. Néanmoins, Xavier dit à Claudine qu'il arriverait un peu plus tard, car il avait « rendez-vous » quelque part. Bastien savait ce que Xavier avait en tête, mais pas les autres !
Une fois que Bastien partit pour la piscine, Xavier se prépara pour son « aventure » en forêt. En pénétrant dans la forêt, Xavier savait exactement où aller. Il se dirigea de suite vers l'endroit qui, selon correspondait le plus à la description qu'il en avait entendu. En arrivant à l'endroit que Xavier pensait, il se rendit compte que cela correspondait exactement à la description qu'il en avait eu.
Xavier se décida à examiner le lieu dit.
Après examen, Xavier en arriva à la conclusion que ce lieu n'avait rien d'extraordinaire. Xavier était fatigué d'avoir cherché pendant plus de deux heures par plus de 32 degrés à l'ombre. Il s'assit à l'ombre d'un grand chêne. Ayant un mal de dos affreux, il s'appuya sur l'arbre. A sa grande surprise, il entendit dans le creux d'une bosse comme une sorte de mécanisme ouvrant ou fermant quelque chose. Intrigué, il se leva et alla voir. Il fut alors étonné de voir une ouverture dans le sol. Il avança pourtant prudemment pour examiner cela de plus près, mais glissa et chuta dans le trou.

Il y avait pas mal de monde à la piscine de Rixheim. Cela ne dérangeait pas le moins du monde Bastien et les autres. En effet, tant qu'ils pouvaient se trouver une petite place pour se reposer et un endroit assez calme pour nager ou simplement barboter, ils étaient satisfaits. Pourtant en dépit de toutes les apparences ce calme n'allait pas durer, loin de là. Pas très loin de la piscine une silhouette commençait à prendre forme. Malgré la chaleur la silhouette était en grande partie formée de glace. Elle portait néanmoins, une sorte de combinaison lui permettant de supporter cette chaleur étouffante d'été. Une fois que la silhouette prit forme, on pouvait alors remarquer qu'elle n'avait pas grand-chose d'humain. Une fois debout, il joignit ses mains et forma une boulle de glace, qu'elle lança en l'air. En s'écrasant au sol, la boulle donna vie à diverses « personnes », elle aussi toutes formées de glace. Le calme allait se rompre ! Ces formes de vie constituées en grande partie se dirigèrent vers la piscine en glaçant toutes les personnes qui se trouvèrent sur leur chemin. C'est Stéphane, le premier, qui remarqua que quelque chose n'allait pas. Il remarqua que l'air chaud s'évanouissait, pour laisser la place à un air plutôt glacial. La différence n'était pas très importante, mais lui donna quand même quelques frissons. C'est un peu plus tard, que Claudine et les autres constatèrent que quelque chose ne tournait vraiment pas rond. Ils voyaient arriver de toute part des gens en courant et criant de toute leur force. Céline et les autres décidèrent de sortir de l'eau pour connaître la source de cette agitation. Ils eurent à peine le temps de sortir de l'eau, que le « glaçon vivant » arriva. En l'espace d'un éclair, la silhouette glaça tout ceux se trouvant devant elle. C'est alors que Régis et les autres comprirent que la seule façon de ne pas finir geler était de s'enfuir vers leurs serviettes et d'essayer de combattre la créature après amplification de leurs pouvoirs. Malheureusement, à peine arriver à leurs serviettes, des sbires de la créatures les capturèrent et les emmenèrent devant la silhouette. Il leur était impossible de faire quoi que ce soit, même d'utiliser leur pouvoir, étant donné que les sbires en les tenant les paralysaient du fait du froid. Arrivé devant elle, ils n'eurent même pas l'occasion de dire quoi que ce soit. La créature, en un souffle, les transforma en glaçon à l'image des autres personnes. En fait dire qu'ils étaient glacés est exagéré. En effet, seul les jambes et le bas du corps, bras compris, étaient glacés, pas le reste. Cela impliquait que tout le monde pouvait rester conscient de ce que disait la créature. Les gens hurlèrent de peur. Afin de les faire taire et de leur montrer ce qu'elle savait faire, la créature se tourna vers la grand bassin d'eau se trouvant derrière elle et en un souffla le transforma en une patinoire. Tout le monde en resta bouche bée.
« Je vais enfin pouvoir parler » commença le « glaçon vivant ». « Mon nom est Helar. Comme vous avez pu le constater je possède le pouvoir de geler tout « ce qui » me plaît. Je pourrais vous tuer d'un simple souffle si je le voulais. Je sais que parmi vous se cache des personnes ayant reçu de grands pouvoirs de la part d'un grand maître. Dites-moi de qui il s'agit et tout ira pour le mieux pour vous. »
Céline et les autres se regardèrent inquiets en se demandant quoi faire.
Loin de tout cela, Xavier se leva doucement en jurant de « tuer » la personne responsable de sa chute. Se remettant de ses émotions, Xavier constata que l'endroit où il avait atterrit ressemblait assez vaguement à une salle de contrôle. Il y avait des ordinateurs partout et plein d'autres choses, dernier cri point de vue technologique. En voulant entrer plus dans la salle, Xavier dû actionner une alarme, car à l'instant même où il fit un pas, une sonnerie stridente retentie accompagnée par une lumière rouge. C'est alors que juste devant lui apparue la personne (Xavier apprit par la suite que cette personne s'appelait Daggeron) qui leur avait transmit leur amplificateur de pouvoir et leurs armes.
« Je vois que tu as trouvé l'endroit de votre base secrète. Je ne pensais pas que tu la trouverais si tôt. »
« Ben désolé de vous décevoir, mais je l'ai trouvé ... »
« Bien au contraire, tu ne me déçois pas ! Je suis juste un peu surpris de voir que tu as trouvé aussi vite la base. »
« Faut vraiment croire que j'ai une sacré réputation. Maintenant si cela ne vous dérange pas, j'aimerais bien pouvoir visiter la base, car elle à l'air assez grande. »
« Avec grand plaisir. On va commencer ...
C'est à ce moment là, que la sonnerie et la lumière rouge se remirent en marche.
« C'est quoi cela ? »
« C'est une alerte. Cela signifie qu'une personne dotée de pouvoirs les utilise à bon ou à mauvais escient. Néanmoins, il ne faut pas se faire de films, neuf fois sur dix, elle les utilise pour faire le mal. »
« En clair, cela signifie qu'il faut que je me rende sur place pour savoir ce qu'il en est ? »
« Oui, mais avant essaye de joindre les autres membres de ton équipe. »
Xavier prit son portable et essaya de joindre Bastien, mais sans succès. Il n'eut guère plus de chance avec Claudine ou Régis.
« Je crois qu'il y a comme un petit problème, je n'arrive à joindre personne. »
« La personne a été signalée à la piscine de Rixheim. D'après les premières informations que je possède, elle serait capable de geler n'importe quoi. Tu vas devoir te rendre sur place. Sois très prudent si tu ne veux pas finir en glaçon ! »
Xavier allait partir quand ...
« A moins que tu ne veuille te rendre à pied sur place, suis moi ! », lui dit Daggeron.
Ils descendirent un escalier et arrivèrent devant une porte très imposante.
« Tu voulais visiter la base, et bien, on va commencer par le garage. »
Ils entrèrent dans une vaste pièce remplie d'objets et de véhicules divers.
« Te voilà dans le garage qui fait aussi en même temps entrepôt et de salle d'entraînement. Tu trouveras dans cet endroit tous les véhicules et tout le matériel dont vous pourriez avoir besoin pour mener à bien vos missions. Je ne vais pas développer plus ce sujet maintenant, car on a besoin de toi. Viens suis moi. Voilà vos véhicules d'intervention rapides. »
Xavier resta bouche bée devant les six motos et les deux voitures qu'il y avait devant lui.
Daggeron lui désigna une voiture noire surmontée par une barre de gyrophares verts. Il s'agissait d'une Crown Victoria, la voiture préférée de Xavier.
« Cela sera ton véhicule personnel. Maintenant, assez discuté. Certaines personnes ont besoin de toi. Amplifie ton pouvoir et va les aider. »
« Ok. Amplification du pouvoir demandée : pouvoir de l'esprit, symbole du panda ! »
Xavier s'installa dans la voiture, mit en marche les gyrophares, sirène comprise, et démarra. La voiture était à la hauteur des attentes de Xavier, elle roulait parfaitement bien et répondait à tous les ordres qu'il lui donnait.
En moins de deux, Xavier arriva à la piscine. Passer par la porte principale briserait l'effet de surprise. C'est pourquoi Xavier choisit d'utiliser la protection de phares dont bénéficiait sa voiture pour entrer en passant par le grillage.



Chapitre : 9ième : l'aventure commence


La voiture n'eut aucun mal à détruire le grillage. Helar et ses sbires se retournèrent en entendant le bruit causé par la voiture. Helar se retourna et d'un geste de main envoya un vent glacial sur les roues de la voiture. Xavier eut juste le temps de sortir de la voiture avant que celle-ci soit complètement transformée en glace. En voyant cela, Xavier s'adressa à Helar :
« Que tu transforme tout le monde en glaçon passe encore, mais pas ma voiture. Maintenant j'ai un compte personnel à régler avec toi. Tu vas me le payer. »
« Qui est-tu pauvre mortel pour parler ainsi à Helar, maître de la glace. »
« Si je te le dis, je vais gâcher tout l'effet de surprise, autant garder un brin de mystère. »
« Tu vas me payer ton insolence ! Allez-y vous autres ! Tuez-le ! », s'exclama Helar en s'adressant à ses sbires.
« Ne me dis pas que je ne t'aurais pas prévenu » l'informa Xavier.
A peine eut-il fini sa phrase, que les sbires de Helar se jetèrent sur lui. D'un seul coup de main, Xavier les envoya valser un peu loin. Malgré cela, ils se relevèrent et revinrent à la charge. Xavier leva son avant-bras et créa autour de lui une protection. Personne ne pouvait le toucher, ni même l'atteindre. Afin d'en terminer avec eux, Xavier avança d'un coup sec ses bras vers l'avant, et cette fois-ci les sbires traversèrent la baie vitrée se situant derrière elles et atterrir dans le grand bain.
« Bon, voilà la moitié de fait, à ton tour maintenant », s'exclama Xavier à l'attention d'Helar.
« J'allais te le proposer », s'exclama Helar.
Juste avant de s'avancer vers lui, Xavier fit un geste en direction de Bastien, qui était toujours gelé, tout comme les autres. Geste discret, mais qui permit à Bastien de se dégager une main. Main, grâce à laquelle, il pu augmenter la chaleur autour de lui et commencer à faire fondre la glace qui l'emprisonnait.
Helar, tellement occupé à se battre avec Xavier, ne remarqua même pas que une après s'être « décongelé », Bastien avait entrepris la décongélation des autres gardiens des pouvoirs et des civils, qui à peine décongelés prirent leurs jambes à leur cou.
Xavier était mal en point face à Helar. Il avait beau faire tout ce qu'il voulait, il n'arrivait pas à prendre le dessus sur lui.
Helar s'avança vers Xavier : « Je crois que la partie est finie et que tu as perdu ! »
« Je n'en serais pas si sûr à ta place ! », lui rétorqua Xavier.
« Tu m'en dira tant », dit Helar en avançant sa main pour geler le dernier gardien des pouvoirs sacrés. Le sort commençait à prendre effet, quand tout à coup une boulle de feu apparu et ruina les effort d'Helar pour congeler Xavier.
« Nous aurais-tu oublié ? », le questionna Bastien.
« Vous ... »
« Oui nous ! Cette fois, on ne se laissera plus faire ! », répliqua Régis.
En moins de deux, ils avaient tous pris leur médaillon et avaient demandé leur amplification de pouvoir.
Xavier avait profité de ce laps de temps pour se relever et reprendre un peu de force.
Cette fois-ci l'équipe des gardiens des pouvoirs sacrés était au complet.
« Maintenant que l'égalité des chances est rétablie, on va pouvoir continuer ce que l'on a commencé », ironisa Xavier.
« Seul ou à six, je vous tuerais quand même. »
Le combat repris de plus belle entre les gardiens des pouvoirs sacrés et Helar. Le combat était rude, d'autant plus que Helar n'hésitait pas à faire un usage abondant de ses pouvoirs.
Helar avait de nouveau repris l'avantage, ce qui n'était pas très compliqué, vu le peu de solidarité régnant sur le groupe. Helar allait lancer une attaque dévastatrice, quand tout à coup il disparut comme une simple feuille balayée par le vent.



Chapitre : 10ième : un de moins


Tout le monde était réuni dans la base secrète pour une réunion de débriefing. Daggeron était lui aussi de la partie.
« Je crois que pas mal de choses sont à revoir dans votre façon de combattre », commença Daggeron.
Régis, qui comme les autres avait reçu pas mal de blessures de la part d'Helar, réagit au quart de tour.
« Je ne vois vraiment pas ce qu'on a à revoir. Je n'ai jamais demandé à me battre contre ces choses, je me suis défendu du mieux que je pouvais et je suppose que c'est la même chose pour tous ».
Personne ne répondit. Daggeron reprit la parole : « je ne t'accusais pas personnellement, je parlais au nom de tous ».
« Au nom de tous, comment pouvez vous savoir ce que je ressens ? [silence] Vous ne le pouvez et pourrez jamais. Je n'ai pas envie de passer mon temps à risquer ma vie pour des conneries ... »
« Tu appelles cela des conneries, il a bien faillit par tous nous tuer nous compris. Alors laisse ton orgueil de côté et arrête de dire n'importe quoi », s'emporta Claudine.
« Je ne t'ai rien demandé, j'exprime mon point de vue, c'est tout. J'ai encore le droit non ? A priori, aucun de vous, ne voit dans quoi il s'embarque ... »
Un débat très houleux se mit en place, entre Régis et les autres. Xavier décida qu'il valait ne pas y participer, il resta étrangement silencieux, examinant avec attention les réactions de chacun et plus particulièrement de Daggeron. Quelque chose ne lui convenait pas dans son attitude.
« Punaise, mais c'est quoi cela, vous vous êtes tous ligués contre moi. J'ai ai plus que marre, j'arrête « l'aventure » ici. Je vous rend ce médaillon, faites-en bon usage et ne me parlez plus jamais de pouvoir, amplification, ... », décida Régis.
Xavier se dit qu'il serait peut-être temps d'intervenir : « Tu ne crois pas que tu exagères vraiment beaucoup. Tu nous accuses d'être tous ligués contre toi, mais ce que tu as l'air d'oublier, est que c'est toi qui a commencé à piquer une crise. Alors tes remarques plus que désobligeantes, tu te les gardes ! On est censé être une équipe, être solidaires, sinon comment veux-tu qu'on arrive à réussir quelque chose. Seul, on est rien, ne l'oublie jamais. Maintenant, toi tu veux nous lâcher, franchement, je ne sais pas comment tu peux. Enfin, si tel est ton choix, pars, ce ne sera pas moi qui va te retenir ».
« Que c'est joli ta philosophie, mais Xavier redescend un peu sur terre, à moins de préférer croire à n'importe quoi ! »
Sur ces « belles » paroles, Xavier préféra sortir de la pièce, plutôt que de se prendre la tête avec une personne qu'il considérait comme un ami !
« Si tu veux partir, vas'y, mais avant tu dois me rendre ton médaillon et faire le serment de ne jamais révéler ni l'identité des gardiens des pouvoirs sacrés, ni l'endroit de cette base », rétorqua Daggeron à Régis.
« Cela ne pose aucun problème. Je vais me faire au contraire une joie de vite oublier tout ce que je sais sur vous », répondit Régis.
Régis remit donc son médaillon à Daggeron, qui le plaça dans une espèce de fresque ronde représentant tout les symboles des pouvoirs en relief, composé d'autant de trous, que de pouvoirs.
Régis ne prit même pas le peine de la saluer, ni même la peine de les regarder une dernière fois, il tourna les talons pour se rendre vers la sortie.
Pendant ce temps là, Xavier était sortit dehors pour prendre un peu l'air. Il n'arrivais pas à comprendre la décision de Régis de tout plaquer sur un simple coup de tête. Certes, il ne le connaissait pas beaucoup, mais était certain qu'il y avait quelque chose derrière sa décision de tout laisser tomber comme cela. Il avait beau retourner la situation dans tous les sens possibles, aucune raison ne lui parvenait satisfaisante. Tout en continuant de réfléchir, Xavier vit sortir Régis. Pour regagner la route, il fallait retraverser la forêt. Xavier se décida à suivre Régis, qui sait, son comportement lui en apprendrait peut-être plus sur sa réaction ?
Xavier essayait de se faire le plus discret possible, pour que Régis ne l'aperçoive pas. Tout à coup, Régis s'immobilisa et prêta l'oreille. Xavier eut peur d'être repéré et se cacha dans les buissons. Ce n'était pas Xavier que Régis avait entendu, mais un bruit beaucoup plus inquiétant. Xavier n'eut pas longtemps à chercher, il s'aperçut, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, que le temps s'était comme par enchantement de suite rafraîchie. Régis avait lui aussi ressentie cela. Il décida de presser le pas. Cependant, avant que Régis ait pu faire quoique ce soit, une armée d'une vingtaine de silhouettes noires surgirent devant lui, avec pour chef Helar. Xavier voulait voir ce qui allait se passer, c'est pourquoi il ne bougea pas de là où il était. Régis est devenu blême à leur vue. Il tenta, mais en vain, de s'échapper. Les silhouettes avaient formé un cercle autour de lui, rendant toute fuite impossible. Helar s'approcha de Régis et lui dit :
« Tu es seul d'après ce que je vois ? », voyant que Régis ne répondait pas, il enchaîna : « Tu vas nous suivre, le Seigneur de Mal veut s'entretenir avec toi ! »
« Et si je dis non », lui rétorqua Régis, « vous allez faire quoi ? »
« Te prendre par la force », lui répondit Helar !
Toujours derrière ses buissons, Xavier écoutait tout ce qui se disait entre eux. Il ne savait plus trop quoi faire.
Voyant que Régis ne bougeait pas, Helar demanda à ses sbires de le saisir ! A l'inverse de ce que Xavier aurait pu croire, Régis, même sans ses pouvoirs essaya tant bien que mal de se défendre. Face au nombre, Régis ne pouvait faire grand-chose. Il se fit capturer par les sbires d'Helar, qui l'entraînèrent vers une sorte de passage vers une autre galaxie. Xavier se dit qu'il était temps pour lui de mettre ses pouvoir et surtout son courage à épreuve. En effet, il ne pouvait compter que sur lui. Prévenir les autres mettrait beaucoup trop de temps.
Il sortit de sa cachette, prit la première chose qui se présenta devant, qui fut une pierre et la lança de toutes ses forces sur la silhouette qui était le plus proche de lui. Cette dernière s'écroula un peu assommée par le choc. Tout le monde se retourna, y compris Régis et Helar.
« Toi ! », s'écria Helar.
« Je t'ai manqué », se moqua Xavier.
« C'est pas possible, tu es partout, t'es pire que la peste, c'est pas possible ! »
« Je vois qu'on s'adore, alors relâche le, sinon, ça va mal aller ! », le mit en garde Xavier.
« Tu ne crois quand même pas que tu me fais peur ? »
« Pourtant tu devrais avoir peur, car je ne te ferai pas de cadeau. »
« On va voir cela, tuez-le vous autres » dit Helar en se tournant vers ses sbires.
En moins de deux, Xavier se retrouva dans la situation de Régis, à savoir encerclé. Xavier savait très bien que s'il restait dans cette position, il ne pourrait rien faire, surtout que les silhouettes se cessaient de se rapprocher de lui. Xavier prit une grande inspiration, tendit les bras, les mains tournées vers le ciel et comme par magie, Xavier commença à s'élever en l'air. Une fois qu'il eu atteint une hauteur le mettant hors de danger, Xavier demanda l'amplification de son pouvoir. Tout comme les deux première fois, Xavier se retrouva en un instant transformé de la tête aux pieds. A croire que l'histoire est faite pour se répéter !
Xavier atterrit un peu plus loin de sbires. A peine ayant touché le sol, les silhouettes se dirigèrent vers lui. Cependant, Xavier n'attendit pas d'être dans la même situation que tout à l'heure, Xavier demanda l'aide de sa canne magique. Quand les sbires d'Helar furent assez proches, Xavier tourna sa canne, côté pointue de la canne en direction de ses ennemis. Il lança alors sa canne. Cette dernière se mit à tourner en cercle autour de Xavier, empêchant quiconque de s'approcher de lui, blessant par la même occasion les plus courageux. Au bout de cinq tours, la canne revint automatiquement dans les mains de Xavier. Il ne restait plus grand monde. Pour se débarrasser des dernières silhouettes, Xavier fit un geste de la main en avant. Ce geste eut pour conséquence de soulever tout ce qui était devant Xavier, y compris les sbires d'Helar, qui allèrent s'écraser un peu plus. Une fois à terre, le choc fut tellement rude, qu'elles ne se relevèrent pas !
En voyant cela, Helar se dit que s'il voulait mener à bien sa mission de ramener Régis au maître des ténèbres, la seule solution qui lui restait était de fuir. En guise de diversion, Helar glaça plusieurs arbres. Sous le poids de la glace, les arbres se mirent à tomber comme s'ils étaient déjà arrivés en fin de vie. Xavier manqua de vigilance, voulant à tout pris éviter que Régis ne franchisse le portail vers l'autre dimension, qu'il en oublia le danger des arbres. Il eu à peine le temps d'apercevoir qu'un arbre lui tombait dessus, qu'il s'évanouit par terre. Son dernier souvenir fut celui illustrant Helar en train d'emmener de force Régis, Dieu sel sait où.



Chapitre : 11ième : que l'aventure commence


Quand Xavier se réveilla, il ne se souvenait plus de ce qui lui était arrivé. C'est en apercevant un arbre à ses pieds, que Xavier vit ses souvenirs progressivement revenir à lui. Il se rendit alors compte, que son pouvoir avait empêché que l'arbre s'écrase de tout son poids entièrement sur lui. L'arbre avait été dévié de sa chute, pour simplement atterrir sur les jambes de Xavier, en causant que très peu de dégât étant donné que sa chute avait elle aussi été ralentie. Heureusement, pour Xavier, qui sans cela, aurait eu beaucoup plus de « dégâts ». Après avoir dégagé l'arbre de ses jambes, Xavier se releva, un peu sonné quand même. Xavier avait beau regarder autour de lui, la forêt était complètement déserte, plus aucune trace de Régis ou d'Helar. Il décida de rentrer à la base.
Quand il arriva à destination, il ne trouva personne dans la salle principale, à savoir la salle de contrôle. C'est là que quelque chose attira son attention. En effet, il n'avait pas vraiment fait attention à la fresque représentant les animaux symboles des pouvoirs. Cette fresque ne comportait que six trous, à savoir que six emplacements pour les médaillons et non sept, comme l'on aurait pu l'imaginer. Xavier sortit de ses pensées lorsqu'il entendit des voix derrière lui. Les autres revenaient, de ce que l'on peut qualifier d'une visite de la base avec Daggeron.
« Où étais-tu passé Xavier ? », demanda Claudine.
Xavier ne souhaitais pas avouer pour le moment ce qu'il avait vécu, c'est pourquoi il répondit : « J'ai été prendre un peu l'air dehors. Et vous qu'avez-vous fait de beau ? »
« Daggeron, nous a fait visiter la base dans tout ses recoins », l'informa Bastien.
« Et comment est-elle ? »
« Gigantesque et vraiment superbe, tu le verras par toi-même », indiqua Céline.
Il se faisait tard et d'un commun accord tout le monde décida de rentrer chez soi, sauf Xavier, qui voulait à tout prit visiter cette base, qu'importe l'heure. Ils se donnèrent tous rendez-vous au lendemain. Quand tout le monde fut partit, dont Daggeron, Xavier entreprit sa visite. La salle de commande, Xavier la connaissait déjà un peu, tout comme le garage, il décida donc de descendre d'un étage. Il arriva au bout d'un long couloir parsemé de portes. Il constata alors que chaque porte avec un nom inscrit dessus. Lorsque Xavier trouva le sien, il décida d'ouvrir la porte pour savoir ce qu'elle renferme. Xavier ouvrit la porte et se retrouva face à face avec, ce que l'on peut considérer, comme une chambre plus qu'améliorer. En effet, la pièce renfermait tout le nécessaire pour se reposer, se laver, ... Bref, un petit chez soi. Sur son lit se trouvait une lettre, dont le contenu peut se résumer à ce qui suit :
Bonjour Xavier, si tu as trouvé cette lettre, cela veut dire que tu as eu la curiosité déjà de visiter la base, mais aussi d'ouvrir cette porte. Je sais qu'à l'heure d'aujourd'hui tu te poses beaucoup de questions, auxquelles je ne peux pas toutes y répondre dans cette lettre. Néanmoins, je peux te donner quelques éléments qui te permettront de comprendre un peu mieux le monde qui t'entoure, avant de pouvoir vraiment se rencontrer.
La lettre continuait en parlant de choses que Xavier savait déjà, telles, les pouvoirs antiques, tout en ajoutant de nouvelles choses, comme par exemple, que les pouvoirs évoluent en même temps que la personne. Le lettre concluait : n'oublie pas Xavier, qu'ensemble vous pouvez vaincre, mais que seul, cela est impossible ! Il faut bien avouer que cette fin de lettre restait un mystère pour Xavier. Xavier n'était pas encore au bout de ses surprises ! En effet, posé poliment sur le lit, il trouva de nouveaux habits, à croire des habits de fonction. Il les regarda de plus près et constata qu'il s'agissait d'une sorte de kimono remit à la mode. Il se décida de l'essayer plus tard, pour le moment l'envie lui manquait. Il détourna son regard de son lit et son attention fut portée à ce que l'on pourrait comparer à un bureau. Il fut intrigué par la présence d'un livre d'une certaine épaisseur posé dessus. De loin, cela ressemblait à un grimoire. La curiosité l'emporta et Xavier se leva pour aller le voir de plus près. Une fois à côté, le titre du livre l'intrigua encore plus : livre de la magie de l'esprit. Xavier l'ouvrit et commença à le lire. Ce livre comportait toutes les magies que le guerrier de l'esprit, à savoir Xavier, pouvait utiliser. Il était aussi marqué comment les utiliser et surtout quand leur pratique était la moins dangereuse pour l'utilisateur. Il va me falloir apprendre tout cela par c½ur pensa tout haut Xavier. Je vais peut-être y aller par petite dose se rassura t'il.
Il commença donc sa lecture, en n'oubliant presque tout ce qui s'était passé auparavant.



Chapitre 12ième : le retour


Le lendemain, tout le monde était rentré chez soi. On pouvait presque croire que tout était rentré dans l'ordre, du moins en apparence. Une journée banale s'annonçait. Xavier décida de continuer la lecture de son livre, qu'il avait emmené chez lui. Il apprit diverses choses concernant les pouvoirs sacrés, comme par exemple, le fait que utilisé trop longtemps, ils peuvent engendrer des dommages à son utilisateur, qu'ils ne sont pas illimités, que chaque pouvoir a une faiblesse, ... Le reste du livre reprenait la légende et les différents pouvoirs de l'esprit. Xavier passa sa matinée à lire. Bastien avait décidé de visiter seul la « ville » de Rixheim. Puisque Xavier était resté seul chez lui, il décida de se rendre dans la base secrète, pour essayer de se familiariser avec toute la technologie qui y était présente. Tout le monde était chez soi ou occuper à ses propres préoccupations, Xavier s'y rendit donc seul. Cela ne le dérangeait guère étant donné qu'il aimait bien être seul et en plus il connaissait le chemin par c½ur, la forêt peut-on même dire.
Il avait déjà fait un bout de chemin quand tout à coup un éclair surgit du ciel et Xavier se jeta dans le bas côté pour éviter d'être foudroyé sur le coup. Xavier reprit ses esprit tout en se levant et aperçu quelqu'un en plein milieu du chemin. Les arbres aux alentours avaient tous brûlé à cause de la foudre. La personne debout devant Xavier lui tournait le dos. Xavier s'en approcha doucement et à distance raisonnable, il lui demanda :
« Qui êtes-vous ? »
« Mais pourquoi poser une question quand on connaît la réponse ? Tu me connais très bien ! », lui répondit la personne tout en se retournant.
Xavier ne put s'empêcher de pousser un cri, lorsqu'il reconnut Régis.
« Toi, mais comment cela est-il possible ? »
« Tu pensais à qui ? Tu me croyais disparu à jamais, mais c'est raté, je suis bien là ! »
Xavier allait s'approcher de Régis, quand tout à coup celui-ci leva les mains au ciel et fit apparaître un éclair semblable au précédent, mais à destination expresse de Xavier. Chance ou non, Xavier put à nouveau l'anticiper.
« Non, mais ça va pas la tête ou quoi, tu aurais pu me tuer ! »
« Je sais, j'ai loupé mon coup, mais le prochain sera le bon »
A ce moment précis, le portable de Xavier se mit à sonner. Grâce à son oreillette main libre, Xavier put décrocher tout en gardant un oeil sur Régis.
« Allo »
« Xavier, c'est Bastien, je suis avec Céline et nous avons vraiment besoin, nous sommes aux prises avec Helar et nous n'arriveront pas à nous en débarrasser seuls ! »
« Je suis désolé, mais là, je ne peux pas faire grand-chose pour vous, je suis aussi occupé et cela ne peut pas attendre », répondit Xavier, n'ayant toujours pas dit pas la vérité au sujet de Régis, « pourquoi ne pas demander de l'aide à Claudine et Stéphane ? »
« Avec grand plaisir, mais ils sont déjà occupés avec Flash ».
Xavier l'avait complètement oublié celui-là !
« Écoutez, là je ne peux pas faire grand-chose pour vous, dès que je peux, je vous rejoins. »
« Oui, ben, tâches de ne pas trop tarder », répondit Bastien avant de raccrocher.
Cette fois, Xavier en était sûr, tout avait été prévu à l'avance pour séparer le groupe.
« Écoute, je n'ai pas beaucoup de temps pour des conneries, alors dis moi ce que tu veux, ce que tu attends de moi ? », demanda Xavier à Régis.
« C'est simple, j'ai reçu comme mission de te tuer et c'est ce que je vais faire, je vais même en prendre un grand plaisir. Une fois que tu ne seras plus, détruire les gardiens des pouvoirs sacrés sera un jeu d'enfant ».
« Je ne sais pas qui t'a mis cela en tête ? Je suis ton ami, pourquoi me ferais-tu cela ? »
« Rectification, tu était mon ami, maintenant tu es mon ennemi ! », l'informa Régis.
Xavier se souvient alors que les rapports qu'ils entretenaient avec Régis étaient assez particuliers et fragiles. C'est pourquoi, cela ne le dérangeait guère s'il devait se battre avec son ancien ami.
« C'est toi qui l'aura voulu », le prévient Xavier, « ma peau se vent très chère », compléta Xavier avant d'amplifier son pouvoir. Il savait d'ores et déjà que le combat s'annoncera rude, Régis n'étant pas du genre à aimer perdre. C'est pourquoi, il fit le choix d'amplifier son pouvoir, pour mettre toutes les chances de son côté.
« Je te jure que tu vas souffrir », dit Régis, « éclair foudroyant », s'exclama t'il.
Xavier eut à peine le temps d'entendre quoique que ce soit, qu'un éclair descendit du ciel pour s'abattre sur lui. Il fut projeté un peu plus loin, à cause de la force de cet éclair. Xavier se releva cent mètres plus loin, blessé, mais pas encore vaincu. C'est dans ce moment précis, qu'il fut content d'avoir étudier le livre des sorts de l'esprit. En effet, si Régis connaissait des sorts, il était plus qu'important que Xavier puisse aussi se débrouiller avec les siens. Il voulait jouer au plus fort et bien il ne sera pas déçu du voyage se dit Xavier.
Régis, voyant que Xavier se relevait, se prépara à lancer un autre sort : « éclair foudroyant », lança t'il à nouveau.
« Une fois mais pas deux », dit Xavier, qui leva son avant bras et prononça : « bouclier ». Une cercle transparent apparu devant Xavier, le protégeant du sort de Régis. Voyant que son sort avait réussi, Xavier s'adressa à Régis : « ne crois pas que cela fasse super plaisir, mais j'ai d'autres choses à faire, donc on va passer à la vitesse supérieure. Canne de combat du panda », demanda Xavier, « cette fois, cela va faire mal ». Xavier se souvenait que s'il voulait faire appel aux bulles d'esprits ou bulle d'énergie, sort qui créait des genres de bulles, qui se révélaient être des minis bombes, quand elles touchaient quelque chose, à son niveau il devait utiliser sa canne de combat et être précis dans la visée. Il dirigea le pommeau de sa canne de combat en direction de Régis : « bulles d'énergie : feu », s'exclama Xavier.
Le temps que Régis comprenne ce qui lui arrive, il se retrouva frapper de plein fouet par le sort de Xavier. Pour en finir plus vite, Xavier se rappela se qu'il avait fait d'instinct devant Helar. Cependant, Xavier savait, maintenant, qu'il s'agissait d'un lancé de canne. Il dirigea et lança donc sa canne de combat en direction de Régis, qui se relevait péniblement. L'arme atteint son objectif, sa cible à savoir Régis, qui sous l'effet du choc se retrouva propulsé encore un peu plus loin que ce qu'il n'était déjà.
En se relevant, il s'adressa à Xavier : « je vois que je ne suis pas le seul à maîtriser les pouvoirs sacrés. Tu te débrouilles plutôt pas mal. Cela t'a permit de te sauver aujourd'hui, mais cela ne sera pas suffisant. On se retrouva plus tôt que tu ne crois et ce jour-là, il te faudra plus que quelques tours de passe-passe pour t'en sortir ! » Sur ces mots, Régis disparu en un éclair.
Xavier était encore choqué par ce qui venait de lui arriver. Il se rappela d'un seul coup de l'appel de Bastien lui demandant de l'aide. Il se mit donc à courir en direction de la base, pour essayer de localiser et voir s'il avait toujours besoin d'aide.



Chapitre 13ième : l'aveu


En arrivant à la base, Xavier eut la surprise de voir que tout le monde était déjà de retour. A croire qu'ils l'attendaient tous, car en arrivant, tous les regards se braquèrent sur lui. Xavier sentit comme une certaine tension dans l'air.
« Je crois que tu nous doit une explication », l'informa Stéphane.
« Explication, sur quoi », répondit Xavier qui ne comprenait pas ce qu'on lui reprochait.
« Sur ça », répliqua Bastien.
Sur ces mots, il appuya sur un bouton qui mit en marche l'écran principal de la salle de contrôle. C'est alors que Xavier eut la surprise de revivre son combat avec Régis. Xavier comprit donc de quoi ils voulaient parler. Il leur raconta alors tout ce qui s'était passé avec Régis, sa filature, sa capture et sa réapparition.
« Pourquoi ne nous as-tu rien dis avant ? », demanda Céline, « on aurait peut-être pu t'aider ! »
« Cela personne ne pourra jamais le dire. Les faits sont là, Régis est passé dans l'autre et je peux vous garantir que cela ne va pas être de tout repos pour nous. Il va vraiment falloir faire attention à ce que l'on va faire, car il ne nous loupera pas. Et vous vos combats ? », questionna Xavier, qui avait vraisemblablement envie de changer de sujet.
« Le sort d'Helar et de Flash est réglé, ils ne viendront plus nous embêter », informa Claudine.
Ils se mirent ensuite à lui raconter les détails de leurs combats respectifs.
« Au fait, je voulais savoir », demanda Xavier, « si vous aviez déjà visité vos chambre ? »
« Oui, et on a trouvé chacun un manuel concernant nos pouvoirs ainsi qu'un habit assez étrange », dit Bastien.
A priori, il était le seul à avoir reçu en plus de tout cela, une lettre. Il décida que pour le moment, ils n'avaient à en connaître de son existence.
« Je crois que j'ai besoin d'un peu d'air et surtout d'un peu de repos », dit Xavier, « je sors un peu, je reviens un peu plus tard ».
En fait, Xavier avait surtout envie d'être un peu seul et de se changer les idées. Trop de choses venaient à lui toutes en même temps.
« Ok, nous resterons ici. Nous avons encore pas mal de choses à lire et surtout tenter de comprendre toute cette technologie que renferme cette base », répondit Claudine.



Chapitre 14ième : solitude


Xavier sortit de la base, pour se diriger il ne savait pas encore où. Tout ce qui était sûr, est qu'il ne voulait être un peu seul pour réfléchir à tout ce qui ce passait en ce moment. Il se remémora le moment où il prit connaissance de la légende, lorsqu'il se vit attribuer son pouvoir, ses premiers combats (surtout de celui avec Régis, qu'il croyait être son ami), la découverte de la base secrète et aussi et surtout la lecture de la lettre posée sur son lit dans la base. Ce qui intriguait Xavier dans la lettre était le fait que les pouvoirs évoluaient en même temps que celui qui les possédait. Xavier ne comprenait pas franchement la portée de cette phrase. Tout en réfléchissant, Xavier continuait de marcher droit devant lui dans la forêt déserte. Il se rendit compte, que cela faisait déjà plus d'une demie heure qu'il marchait comme cela perdu dans ses pensées. Il se dit qu'il était peut-être temps de faire marche arrière et de rentrer retrouver les autres dans la base. Il décida donc de faire demi tour, lorsque son portable sonna.
« Allo ».
« Xavier, c'est Stéphane, nous avons repéré Régis, il se trouve dans le parc de la commanderie à Rixheim, dépêches toi de venir nous rejoindre ! ».
Avant que Xavier ait pu répondre quoi que ce soit, Stéphane avait raccroché.
Décidemment, on ne peut jamais être tranquille, pensa en lui-même Xavier avant d'amplifier son pouvoir. Il avait lu dans le livre sur les sorts d'esprit, qu'il lui était possible, pour se déplacer plus vite, de voler, en utilisant la force gravitationnelle. C'est pourquoi, après avoir amplifié son pouvoir, Xavier tendit les bras et se concentra au maximum pour être capable d'utiliser ce pouvoir. A force de concentration, Xavier se rendit compte, qu'il commençait tout doucement à quitter la terre ferme pour s'envoler dans les nuages. Une fois dans les airs, Xavier n'eut aucun mal à se diriger en direction du parc de la commanderie où le combat devait faire rage.
Quand il arriva en vue du parc, il remarqua qu'il avait eu raison. En effet, le combat faisait rage, entre Régis et les autres, chacun désirant plus que l'autre mettre l'adversaire hors d'état de nuire. Lorsque Xavier réalisa que Régis, mais aussi Céline, qui semblait excédée par le combat, allaient lancer une attaque ou sort puissant pouvant infliger de nombreux dégâts à l'adversaire, il « atterrit » entre les deux et cria de toute sa voix : « protection », tout en levant son avant bras. Les deux attaques se virent donc annulées par le sort de Xavier.
« Ca suffit », cria Xavier, « ce n'est pas votre bataille », dit-il en se retournant vers Céline et les autres, « et toi, laisses les tranquille, c'est moi que tu veux, pas eux », en s'adressant à Régis.
Tout le monde fut surpris par la réaction de Xavier et Céline la première : « mais que fais-tu », lui demanda t'elle. « J'essaye de faire en sorte que fassiez le moins de dégâts possible, mais aussi d'éviter, que vous soyez tous les deux grièvement blessé », lui répondit Xavier. Malgré tout ce qu'il pouvait penser de Régis, il ne pouvait le laisser se blesser grièvement et encore moins pour ce qui concerne Céline.
« C'est moi que tu veux, alors viens et qu'on mette un terme à cette situation », conclu Xavier en s'adressant à Régis. « Vous autres, restez en dehors de cela, car vous n'êtes pas concernés ».
« Je t'attends », l'informa Régis.
« Je suis là et cette fois-ci, tu ne t'en sortira pas aussi facilement que la dernière fois ».
« Mais j'y compte bien », répondit Régis.
A peine eut-il terminé sa phrase, qu'il lança son premier sort avec son arme : l'arc. Il encocha une flèche : « flèche foudroyante », hurla t'il. Ce sort eut pour conséquence de transformer directement la flèche envoyée par Régis en un éclair d'une puissance inouï en direction de Xavier. Ce dernier la prit de plein fouet et se retrouva projeté plusieurs mètres en arrière. Les autres voulurent intervenir, mais Xavier les en dissuada d'un signe de main. Il se releva avec peine, du fait de la puissance du sort.
« On va passer à la vitesse supérieure », informa Xavier, « canne de combat du panda », demanda t'il en levant son bras droit vers le ciel. Sa canne de combat apparue alors. Xavier voulait tenter un sort puissant : la puissance du panda, mais il ne savait pas s'il pourrait l'invoquer. Qui ne tente rien à rien. Xavier prit donc sa canne, la leva en l'air et cria de toutes ses forces : « puissance du panda ». En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, de nombreuses explosions retentirent tout autour de Régis, lui causant de nombreux dégâts.
Xavier ne laissa pas le temps à Régis de reprendre ses esprits et fondit sur lui pour se battre au corps à corps. Lorsque Régis réalisa cela, il était trop tard, il reçu un coup de poing en pleine figure. Chacun par la suite essaya d'imposer sa force à l'autre, sans pour autant y parvenir vraiment. Régis voyant que cela ne menait à rien, lança un autre sort : le poing éclair. Ce sort rendit le poing de Régis aussi fort et aussi aveuglant qu'un véritable éclair. Pour se défendre, Xavier eut juste le temps de lever sa canne et de crier : « canne de combat, frappe panda ». Xavier tourna donc sa canne du côté du pommeau représentant un panda et fendit l'air, avant de l'abattre sur Régis qui s'approchait de lui, pour utiliser son poing éclair. Le sort de Xavier atteignit son objectif, à savoir empêcher Régis de faire son sort, mais aussi et surtout de lui imposer un nombre considérable de dégâts. Régis fut projeté loin en arrière et disparut à nouveau en un éclair.
« Tu ne perds rien pour attendre », pensa Xavier.
« Tu nous as dis que tu ne voulais qu'on le blesse grièvement, ... », commença Céline en direction de Xavier.
« Cela te pose problème, s'il y a des affaires que je souhaite régler moi-même », termina Xavier.
« Mais, nous sommes une équipe, ... » voulu se défendre Céline, qui en croisant le regard de Xavier, comprit qu'il fallait mieux ne rien dire. Xavier était quelqu'un de très solitaire, qui ne supportait pas, que quelqu'un se mêle de ses affaires personnelles. Néanmoins, il faudra, qu'il change, pour qu'on puisse arriver à mener notre mission à bien, laissa t'elle transparaître.



Chapitre 15ième : travail d'équipe, record battu


Xavier était en colère contre lui-même d'avoir laissé Régis s'enfuir, sans avoir pu agir. Il était aussi inquiet de la tournure que prenaient les choses. En effet, il n'aurait jamais imaginé, que Régis eu le cran de s'attaquer aux autres aussi. Il savait très bien, que seul il ne pourrait rien faire, mais c'était à lui de régler cette affaire, étant donné que Régis avait été son copain. Il le connaissait mieux que personne dans le groupe. Il ne voulait pas que les autres risquent leur vie lors d'un combat contre Régis. Il en était hors de question, c'est pourquoi, il devait les tenir hors de son combat.
Tout le monde se retrouva à la base secrète pour essayer de comprendre la tournure que prenaient les évènements. Cependant, personne n'osait parler, après ce qui s'était passé entre Xavier et Céline auparavant. Xavier souhaitant coûte que coûte éviter ce sujet, lança une interrogation : « je voulais savoir, si vous n'aviez rien remarqué de suspect, de bizarre dans la base ? »
« Avec tout ce qui nous arrive, je ne vois ce qui pourrait être encore plus étrange que tout cela ? », répondit Bastien.
« A quoi penses-tu ? », lui demanda Claudine, sachant très bien que Xavier avait une idée derrière la tête.
« Pour cela, il vous suffit de vous retourner et de regarder la fresque des pouvoirs. N'avez-vous pas constatez qu'il n'y a que six emplacement pour des médaillons et non sept comme on aurait pu l'imaginer ? ».
« Tu as raison », lui répondit Stéphane, « sais-tu pourquoi ? »
« Non, et c'est bien ce que je pense qu'il nous faut découvrir en premier ».
Les autres semblaient d'accord avec lui.
Ce qui était assez étrange aux yeux de tous, était que Daggeron n'avait plus réapparu depuis un bout de temps.
La pièce principale était remplie d'ordinateurs et d'autres technologies avancées. Pendant, que Céline, Claudine et Stéphane partirent s'entraîner dans la salle prévue à cet effet, qu'ils avaient visité avec Daggeron, lors de la visite de la base, Xavier et Bastien préfèrent s'atteler à essayer de comprendre toute cette technologie. Si Bastien était resté avec Xavier, c'était certes pour essayer les ordinateurs, mais aussi et surtout pour entendre des explications sur le comportement de Xavier, lors de la bataille avec Régis.



Chapitre 16ième : une nouveauté


Bastien allait demander quelque chose à Xavier, mais ce dernier l'interrompit dans son action :
« Apprendre à me servir de tout ne va pas être triste pour ce qui me concerne. »
Bastien comprit alors que Xavier ne souhaitait guère s'expliquer plus sur son comportement.
« Je pense que cela va être pareil pour tous. On est tous logé à la même enseigne, c'est pourquoi il faut apprendre à se faire mutuellement confiance », lui répondit Bastien.
Xavier et lui commencèrent par prendre la notice d'utilisation, se placèrent dans une chaise de bureau et débutèrent la lecture.
Après deux heures de lecture, ils décidèrent d'un commun accord de faire pause. C'est alors que quelque chose attira leur attention. En effet, comme par magie, une lumière d'un blanc instance s'était mise à briller au bout du couloir qui conduisait à la salle de commandes. Ils se regardèrent et se levèrent. Plus ils s'approchaient de la lumière, plus ils étaient obligés de baisser les yeux du fait de son intensité. A cent mètres de la lumière, ils se rendirent compte que la lumière provenait de derrière une porte. Au moment où ils allaient l'ouvrir, la lumière disparue comme par enchantement. A l'ouverture de la porte, ils ne trouvèrent rien du tout, si ce n'est une pièce vide de tout mobilier, comme laissée à l'abandon. Ils firent le tour de la pièce, mais ne trouvèrent rien d'intéressant. C'est ce moment, que choisie l'alarme pour se mettre en route. A croire que l'histoire est un éternel recommencement.
Xavier et Bastien laissèrent tomber la pièce pour retrouver les autres dans la salle de commandes.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? », s'enquit Bastien.
« On a quelques problèmes », lui répondit Daggeron, « nous avons une mise à sac du centre ville de Mulhouse par les silhouettes noires, qui sont en fait des patrouilleurs du seigneur du Mal, une personne utilisant son pouvoir pour cambrioler une bijouterie sur Mulhouse ainsi que Régis, qui vient de refaire surface à Rixheim même. »
« Je crois que nous avons vraiment de quoi nous occuper. Quel est le pouvoir de la personne commettant les vols ? », questionna Claudine.
« Cette personne possède la faculté de traverser toutes matières à sa guise, aucun mur, aucune porte ne peut l'empêcher d'avancer.
« Cette fois-ci on échange les rôles, que tu le souhaites ou non », affirma Stéphane à l'encontre de Xavier, « Bastien et moi, nous allons nous occuper de Régis ! »
Vu le ton qu'avait employé Stéphane, Xavier préféra ne pas répondre.
« Dans ce cas là, Céline et moi, nous allons empêcher les patrouilleurs de faire encore plus de dégâts que ce qu'ils n'ont déjà fait », dit Claudine.
« Je crois qu'il ne me reste plus qu'à m'occuper du dernier cas », ironisa Xavier.
Sur ces belles paroles, ils se rendirent au garage afin d'utiliser leurs véhicules d'intervention rapide pour se rendre au plus vite sur les différents lieux. Ils amplifièrent leur pouvoir et passèrent à l'action.



Chapitre 17ième : les patrouilleurs


Comme dit auparavant, Céline et Claudine se rendirent au centre de Mulhouse pour limiter les dégâts des patrouilleurs du seigneur du Mal.
En arrivant sur place, elles purent constater que le chaos était déjà présent. Les gens criaient de peur de les rues, les vitrines des magasins étaient fracassées et les patrouilleurs mettaient à sac tout ce qui leur tombait sous la main.
Céline et Claudine se dirent que si elles voulaient avoir un maximum de chance de tous les arrêter, il fallait essayer de tous les regrouper en un seul endroit et les combattre tous en même temps. Cependant, avant toute chose, il fallait s'assurer que les civiles soient en sécurité. Une fois cette tâche accomplie, Céline leva les bras en l'air, ainsi que ses yeux, qui prirent une couleur blanche, sans pupille. Elle se concentra de toutes ses forces et fit naître un vent d'une puissance suffisante pour intriguer les patrouilleurs, grâce au sort de la tempête. Tous les patrouilleurs stoppèrent nette leur action, pour regarder d'où venait le problème.
Une fois Céline et Claudine repérées, les silhouettes se dirigèrent vers elles dangereusement. Les premières sortirent de sous leur ample manteau des tonfas et se mirent à courir vers elles. C'est alors que Claudine s'avança aussi et cria, tout en tendant ses mains vers les patrouilleurs: « eau glaciale ! ». De l'eau gelée se dirigea alors aussitôt vers les premiers patrouilleurs et les gela en moins de deux. Les suivants furent un peu surpris, mais cela ne les arrêta pas pour autant, sortant eux aussi leurs armes pour faire front.
Cette fois-ci, Claudine et Céline décidèrent de faire appel elles aussi à leurs armes personnelles : le bâton pour la première et les nunchakus pour la seconde. Le combat pouvait donc commencer à armes égales.



Chapitre 18ième : nouvelle recrue


Bastien et Stéphane partirent donc sur Rixheim, pour aller combattre Régis, qui était de retour. Leur radar leur indiquait que Régis se trouvait dans la cour de la mairie, ancienne commanderie templière. Ils devaient donc le rejoindre là-bas.
Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent Régis planté au beau milieu de la cour intérieure de la mairie. A croire, qu'il attendait quelqu'un.
« Je vois que j'ai le droit à de nouveaux adversaires, d'autres novices », se moqua Régis.
« Règle de base, ne jamais être trop sûr de soi, car on ne sait jamais ce qu'il peut arriver », lui répondit Stéphane.
« On te connaît moins bien que Xavier, c'est pourquoi, nous auront moins de remords à te faire mordre la poussière », ajouta Bastien.
« Ça, c'est vous qui le dites ! », continua Régis.
Sur ces belles paroles, Régis leva les bras en l'air et invoqua l'éclair foudroyant, qui s'abattit sur Bastien et Stéphane, qui n'avaient pas vu venir le coup. Ils volèrent tout droit dans le décors, défonçant par là même la porte vitrée de la marie. En se relevant péniblement, ils aperçurent Régis encochant une flèche à son arc, « flèche foudroyante », invoqua Régis, qui une nouvelle fois atteignit ses cibles.
« C'est trop facile », se moqua de nouveau Régis, « vous n'êtes pas à la hauteur. Je vais en finir en moins de deux avec vous et par la suite m'occuper du sort des autres ! »
« Alors là, ne rêve pas trop », lui adressa Bastien, le premier remit du choc, « nous aussi on sait maîtriser des pouvoirs. Tu vas goûter à leur puissance : feu de l'enfer », invoqua à son tour Bastien en tendant les bras de chaque côté et les remontant en l'air d'un seul coup. Régis se retrouva en moins de deux, en proie aux flammes, encerclé par un feu gigantesque, qui se rapprochait tout doucement de lui.
Voyant Régis en mauvaise posture, Stéphane en profita pour lancer lui aussi un sort : celui de l'éboulement. Pour cela, il leva ses bras en l'air, ferma tous ses doigts à l'exception des trois premiers. Le pouce était décalé par rapport aux autres. Ce sort eut pour conséquence d'envoyer sur Régis d'énormes rochers.
Se voyant en position défaillante, Régis lança le sort de la sauvegarde éclaire. Il ferma les yeux et invoqua ce sort. Un éclair jaillit du ciel, frappa Régis qui disparut et réapparut dans un autre éclair, dans un autre endroit. Les sorts de Bastien et Stéphane eurent donc peut d'impacte sur lui.
« Je ne suis pas naïf que cela, je sais me défendre ! », dit Régis, « à mon tour de vous faire goûter à la puissance de la foudre : foudre ultime ! », lança t'il en mettant son bras droit en avant.
En moins de deux, le ciel devint noir et lança des éclairs de foudre d'une rare puissance, touchant en plein fouet Bastien et Stéphane. Ce sort leur engendra d'importants dommages. Ils ne savaient vraiment plus trop quoi faire, pour arriver à calmer Régis. Ce dernier allait justement recommencer ce sort, lorsque quelque chose se passa. Régis invoqua de nouveau la foudre ultime. Cependant, au moment où ce sort allait s'abattre sur Bastien et Stéphane, une voix prononça : « protection éclaire ». Le sort de Régis fut donc absorbé en totalité par cette protection. Voyant cela, Régis se dit que sa chance était en train de tourner et préféra laisser Bastien et Stéphane, qui n'étaient plus au meilleur de leur forme. Il terminera le boulot une autre fois. Pour aujourd'hui, cela suffira.
Bastien et Stéphane se remirent tout doucement de leur aventure avec Régis, quand ils aperçurent à l'entrée du parc, une silhouette, celle qui avait invoqué le sort de protection.



Chapitre 19ième : la puissance de l'esprit

Pour se rendre à Mulhouse, Xavier prit la Crown Victoria qu'il avait déjà utilisé. La voiture était réparée, par qui et comment, Xavier n'en savait rien. Ce qui comptait pour le moment était de se rendre au plus vite en ville et d'arrêté les vols.
Xavier prit place dans la voiture, mis le contact, enclencha les gyrophare et sirène et démarra. Le GPS de la voiture l'aida pour beaucoup pour trouver la bonne route et la bonne bijouterie.
En arrivant devant, tout avait l'air calme. Rien ne laissait supposer qu'un vol était en train de se commettre. Le problème qui se posait était de savoir comment entrer dans une bijouterie sans déclencher l'alarme. Il décida d'utiliser la puissance de l'esprit et de lancer le sort de la diversion. Ce sort avait pour objectif de détourner la surveillance des caméras et alarmes vers un autre point que celui où se trouvait Xavier. Une fois ce sort lancé, Xavier en utilisa un autre, celui lui permettant de voler pour pouvoir entrer dans la bijouterie par le toit. Une fois sur le toit, Xavier ouvrit le soupirail pour entrer à l'intérieur du bâtiment.
L'intérieur était tranquille, tous les bijoux, du moins de l'étage où atterrit Xavier étaient encore à leur place. Xavier se demandait bien ce qu'il faisait là, puisque rien ne semblait troubler la tranquillité de ce lieu. Cependant, lorsque Xavier commença à entrer un peu plus dans le bâtiment, il crut discerner un bruit à l'étage d'en dessous. Xavier descendit les marches pour se rendre à l'étage concerné. On peut dire que cet étage ne ressemblait en rien aux autres. En effet, les vitrines étaient pratiquement toutes vides et nombre de bijoux manquaient déjà à l'appel. C'est alors que Xavier aperçu à l'autre bout du couloir le voleur. Il allait s'attaquer à une autre vitrine. Pour dévaliser les vitrines, il lui suffisait de passer la main au travers le verre et se saisir de ce qu'il voulait. Il avait l'air vraiment jeune pour un voleur.
Il fallait l'arrêter si on voulait que la bijouterie ne se vide en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
Xavier s'avança et l'interpella :
« Tu ne crois pas que tu as déjà fait assez de dégâts ? »
En l'entendant parler, la personne se retourna. Elle fut assez surprise de trouver Xavier planté devant elle.
« Je peux vous aider », lui demanda t'elle.
« Je le crois, oui », lui répondit Xavier. « Vous allez cesser vos activités tout de suite, vous rendre et on verra la suite après », continua Xavier, savant très bien qu'il n'en serait pas le cas.
« Je crois que cela ne va pas être possible, à moins que tu me passes par dessus ».
« Si tel est ton désir, pourquoi pas », dit Xavier en amplifiant son pouvoir.
Xavier allait se rendre vers la personne pour l'empêcher de faire encore plus dégâts, lorsque celle-ci lança un sort.
Elle se plaça derrière un chariot à roulette et invoqua le sort de la transparence.
Xavier pour riposter lança le sort de la protection. Cependant, ce sort n'eut aucun effet, le chariot heurta de plein fouet Xavier, tout en le traversant par la même occasion. Le chariot vint s'écraser contre le mur de derrière dans un immense fracas. Cela eut pour conséquence de déclencher une alarme. « Super, la police va être là dans peu de temps », se dit Xavier.
« On va passer aux choses sérieuses », affirma Xavier, « canne de combat du panda », demanda t'il ; « frappe fatale », cria t'il en s'approchant de la personne tout en levant sa canne du côté en pointe pour l'abattre sur elle. Néanmoins, cela ne fit que la traverser sans lui infliger le moindre dégât. A l'inverse quand la personne infligea à Xavier un coup de poing, il le sentit passé et se trouva éjecté à l'autre bout de la pièce. Le temps de reprendre ses esprits, Xavier se rendit compte que la personne avait disparu, laissant sa place aux lumières des gyrophares de police et des policiers qui entraient dans la bijouterie.
« Ce n'est pas le moment de traîner par ici », se dit Xavier. Il voulut prendre les escaliers, mais il lui fallait faire vite, car déjà il pouvait entendre le bruit de pas des policiers qui montaient les marches. Xavier se dirigea à nouveau vers le toit, pour essayer de s'enfuir ni vu ni connu. Néanmoins, au moment, où il entrepris de gravir les marches, il entendit des voix derrière lui : « ne bougez pas où on tire ! ». Derrière lui se trouvaient deux policiers, dans les escaliers, armes pointées sur lui : « agenouillez-vous par terre, les mains sur la tête ». Xavier ne pouvait pas se permettre cela, c'est pourquoi, il leur répondit : « Désolé, mais j'ai toujours eu un grave problème avec l'autorité, je ne supporte pas que l'on me donne des ordres ! ». Sur ce, il se retourna rapidement et cria tout en tendant ses mains devant lui « renvoi » ! Ce sort eu pour conséquence d'envoyer les policiers balader quelques étages plus bas. Cela permit à Xavier de poursuivre son ascension des marches.
Une fois arrivé sur le toit, il lui fallait encore retomber dans la ruelle où il avait garé sa voiture. Il allait prendre son envol comme pour monter, mais cette fois-ci pour descendre, quant à nouveau des policiers apparurent derrière lui. Quelle rapidité ! Ils étaient en tout cinq et tous en armes. Xavier leur aurait volontiers tenu un brin de conversation sur ce qui c'était vraiment passé, mais il ne se sentait pas le courage de leur apprendre tout cela. C'est pourquoi il plongea dans le vide. Les policiers furent étonnés de la réaction de Xavier et se regroupèrent autour du bord pour voir ce qu'il était devenu. A leur grande surprise, ils aperçurent Xavier à cent mètres du sol, face contre terre, bras et jambes écartés, qui se remettait tout doucement sur pied. Grâce à la puissance d'esprit et au sort de la stabilisation, Xavier a pu s'arrêter net avant de s'écraser sur le trottoir. Xavier n'attendit pas que les policiers se remettent de leurs émotions, pour disparaître dans les rues sombres de la ville de Mulhouse.



Chapitre 20ième : Julie

La nuit allait tomber, quand tout le monde se retrouva à la base, pour faire une sorte de débriefing. Tout le monde était présent, même la fameuse personne qui avait aidé Stéphane et Bastien lors de leur combat contre Régis. En arrivant une peu après les autres,Xavier eut la surprise de trouver Julie dans la base secrète, devant la multitude d'ordinateurs que comprenait la salle de commandes, en train de discuter avec les autres.
« Julie ? Mais, qu'est ce qui se passe ici ? » demanda Xavier.
« Salut Xavier, ça va ? », lui répondit elle.
« Xavier, elle nous a sauvé la vie toute à l'heure. »
« Et ! », interrogea Xavier.
« On pensait que cela serait pas mal de la mettre au courant, vu qu'elle semble être de notre côté », lui répondit Stéphane.
« Je pensais que tu serais content de me voir ? », lui dit Julie.
« Là n'est pas la question, je peux savoir ce qui vous a pris de faire cela ? », lança Xavier à Stéphane et Bastien.
Xavier était en colère, non pas du fait de voir Julie, mais de savoir que Bastien et Stéphane avaient agis imprudemment. Emmener Julie ici, l'accepter dans le groupe, comportaient de nombreux risques à son encontre. C'était inconscient. En fait, Xavier avait surtout peu perdre une nouvelle fois un ami, qui plus est Julie. Il ne pouvait pas permettre qu'elle reste, c'était jouer avec sa vie.
Bastien et Stéphane regardèrent Xavier. A voir leur tête, ils ne comprenaient pas son attitude.
« Xavier, ils m'ont tout raconté, et j'ai bien la ferme intention de rester et de vous aider ! », répliqua Julie.
« Cela reste à voir ! », lui envoya Xavier.
Ils ne purent continuer à se lancer des piques, car la sonnerie d'alarme retentie une nouvelle fois. Il s'agissait de la personne que Xavier avait combattu juste avant, avec une « armée » de patrouilleurs.
« On en reparlera fais moi confiance », lui assura Xavier.
« Si vous voulez avoir de la chance et pouvoir le combattre correctement, je vous invite à tous y aller, au moins pour cette fois », leur dit Daggeron.
Quelque tracassait Xavier, mais il ne savais pas quoi. Ils partirent donc tous ensemble au combat, laissant Daggeron seul dans la base.
Ils eurent à peine tourner les talons, qu'une lumière blanche apparue en plein dans la salle de commande, laissant apparaître une femme.
« Toi, mais que fais-tu là ? », demanda Daggeron à la femme.
« M'aurais-tu déjà oubliée ? », lui répondit-elle.
« Comment aurais-je pu t'oublier ? N'oublie pas que je t'ai aimé, il y a longtemps. Je n'ai jamais pu t'oublier, je ne vais donc pas commencer maintenant. »
La femme qui avait apparu devant Daggeron était la fée blanche, plus connue sous le nom de Doulcéa, gardienne des antiques pouvoirs. Il y a bien longtemps, Daggeron et elle avaient vécu une histoire d'amour. Malheureusement pour eux, l'émergence des forces des ténèbres, les obligèrent à se séparer pour se protéger mutuellement. Daggeron resta faire face aux forces du mal avec les guerriers et la fée blanche partie se cacher, pour former un nouveau guerrier, si jamais Daggeron venait à échouer dans sa tâche. Les forces du Mal furent finalement battues, sans que le guerrier de la fée blanche eut besoin de se manifester. Ne sachant pas où était partie sa compagne par mesure de sécurité pour eux deux, Daggeron finit par apprendre à vivre sans elle. Il avait débuté une nouvelle vie, jusqu'à aujourd'hui, où elle était là devant lui. Sa venue ne pouvait signifier qu'une seule chose : son guerrier était maintenant prêt au combat et allait se battre avec le groupe de Daggeron contre les forces des ténèbres. Il s'agissait de Julie, le guerrier secret. Elle maîtrisait le pouvoir de la foudre et du tonnerre. Il s'agissait du même pouvoir que celui de Régis, mais en beaucoup plus puissant.
« Pourquoi ? », demanda simplement Daggeron.
« Tout simplement, car il est temps que je sorte de l'ombre et qu'on en finisse une bonne fois pour toute avec les forces du Mal. Je suis venue te prêter main forte, aider ton équipe à se battre, leur transmettre mon savoir », lui répondit-elle.
Ils auraient volontiers continué leur discussion, quand ils entendirent le groupe et Julie rentrer.
« Crois-tu qu'ils sont prêts ? », questionna Daggeron.
« S'ils ne le sont pas aujourd'hui, ils ne le seront jamais », lui indiqua t'elle.
Elle eut à peine le temps de terminer sa phrase, que le groupe entra dans la pièce. Tout le monde, sauf Julie, s'arrêta au bas de la porte.
« Réception, et l'on n'est même pas invité. Je crois, que là il me faudra plus qu'une explication, car là je commence plus qu'à perdre pied dans tout ce qui se passe », soupira Xavier.
« Il est grand temps que vous connaissiez toute la vérité », lui répondit Doulcéa.
Doulcéa et Daggeron se mirent donc à leur raconter toute l'histoire, la véritable histoire des pouvoir sacrés, les véritables évènements, leurs liens à eux, ... Il apprirent alors, que Daggeron disposait du pouvoir de la force (c'est pour cela qu'il ne l'a attribué à personne et qu'il n'y ait pas de place pour son médaillon dans la fresque) et que Doulcéa possédait celui de la lumière et de la vie. Ils découvrirent aussi que Julie était une descendante des guerriers maîtrisant le pouvoir de la foudre et du tonnerre, qu'elle avait été entraînée par Doulcéa et qu'elle allait venir se battre avec eux.
« Nous somme ici pour vous aider et pour vous le prouver, je vous ai apporté deux trois petites choses », leur dit Doulcéa.



Chapitre 21ième : en avant la puissance

« Je vais tout d'abord commencer par augmenter vos pouvoirs, cela pourra vous être utile par la suite ! », les informa Doulcéa. « Pour cela, je vais vous donner de nouveaux amplificateurs de pouvoirs. »
Sur ce, elle leur donna à chacun des baguettes, pas plus grande qu'un stylo. Cette baguette avait une particularité à son sommet. En effet, son sommet était composé par une sorte de pentagramme avec des symboles dessus. Dans chaque branche du pentagramme était dessiné une sorte de logo ainsi qu'en sont milieu. En plus, il faut noter, que cette baguette, juste en dessous du pentagramme, possédait une sorte d'anneau rotatif, comportant deux dessins d'animaux pour les deux faces de l'anneau.
« Claudine, gardienne des océans, ton dauphin t'accompagnera partout avec l'aide des sirènes. Ton symbole sera la goutte d'eau. Stéphane, protecteur de mère nature, ton ours sera toujours là pour toi et en cas de besoin, tu pourras faire appel au minotaure. Ton symbole sera celui de l'arbre. Céline, prêtresse du ciel, ton aigle royal veille sur toi en compagnie du griffon. Ton symbole sera celui du nuage. Bastien, combattant de feu, le lion et le phoenix seront là pour t'épauler dans les batailles. Ton symbole sera la flamme. Julie, guerrière foudroyante, le tigre et le centaure seront là pour toi en cas de nécessité. Ton symbole sera celui de l'éclair. Xavier, maître de l'esprit, ton panda reste le même, mais reçoit l'aide de la licorne. Ton symbole sera le triskell.
Vous voici maintenant en possession de vos nouveaux amplificateurs de pouvoir. Comme vous avez pu le remarquez de nouveaux animaux vous ont été attribués. Il s'agit d'animaux mystiques, dont les pouvoirs dépassent tout ce que vous pouvez imaginer. Pour amplifier votre pouvoir comme avant, levez votre baguette en l'air et tournez l'anneau sur votre animal. Si vous avez besoin de plus de puissance, alors, une fois votre pouvoir amplifié, tournez votre anneau sur votre animal mystique. Votre pouvoir sera alors encore plus fort et vous résisterez de ce fait mieux aux différentes attaques.
Vos tenues ont-elles aussi été modifiées, mais vous constaterez cela par vous-même sur le terrain », leur apprit Doulcéa.
Doulcéa allait continuer sur sa lancée, quand l'alarme retentie une fois de plus.
« Le devoir vous appel », les interpella Daggeron, « des dégâts anormaux ont été signalés à l'ancienne usine de métallurgie. Allez voir ce qui s'y passe ! »
« C'est pas possible, ils ne se reposent jamais », demanda Stéphane.
« Bon courage », leur dit Doulcéa.



Chapitre 22ième : mise en application

Quand ils arrivèrent sur le lieu dans l'ancienne usine de métallurgie, tout leur paressait calme et tranquille. En clair, ils ne remarquèrent rien d'anormal au premier regard. Néanmoins, en regardant de plus près, ils virent que le grillage entourant l'usine avait été coupé. C'est pourquoi, ils décidèrent d'entrer plus dans l'enceinte de l'usine. Il faisait nuit et l'usine était vraiment mal éclairée. En arrivant dans la cour même de l'usine, tout était toujours aussi tranquille. D'un commun accord, ils pénétrèrent dans l'usine abandonnée. Alors qu'ils marchaient dans un couloir désaffecté, une ombre prenait forme au bout de ce dernier.
« Hey oh », lança Claudine.
Cela fut une grosse erreur, car lorsque l'ombre entendit la voix de Claudine, elle se retourna et comme par enchantement une dizaine de patrouilleurs apparurent.
« Cela commence par devenir répétitif », se plaignit Bastien.
Comme d'un commun accord, ils amplifièrent leur pouvoir avec leur nouvelle baguette pour pouvoir faire face et combattre.
Leurs habits de combat n'avaient presque pas changé, seul leur écusson avait changé de couleur. La couleur bleue était attribué à Claudine et son dauphin, le vert à Stéphane et son ours, le rouge à Bastien et son lion, le blanc pour Céline et son aigle royal, le jaune pour Julie et son tigre, et, le mauve pour Xavier et son panda.
D'un signe de main, l'ombre indiqua aux patrouilleurs d'attaquer. Bastien et les autres se dispersèrent, pour pouvoir séparer les patrouilleurs et ne pas avoir à les attaquer tous d'un coup.
Chacun avait devant lui, trois / quatre patrouilleurs pour s'occuper. Les sorts pleuvaient, en passant de la déflagration pour Bastien, des bulles d'eau pour Claudine, de l'éboulement pour Stéphane, de la flèche éclair pour Julie, de la tornade pour Céline ou encore des bulles d'esprit pour Xavier. Ils faisaient un usage intensif de leurs pouvoirs, pour terminer ce combat au plus vite. Pendant qu'ils combattaient, Xavier constata que l'ombre semblait vouloir s'effacer pour s'enfuir. Il demanda alors à Stéphane de faire quelque chose pour l'arrêter, étant donné que c'était lui le plus proche de l'ombre. Néanmoins, celui aux prises avec cinq patrouilleurs lui répondit que cela aurait été avec plaisir s'il avait pu avoir cinq minutes pour lui. Xavier qui n'avait devant que deux patrouilleurs, les envoya à l'autre bout de la pièce avant le sort du renvoi. Il se retourna et observa alors l'ombre qui prenait la fuite, il plissa des yeux, se concentra et lança le sort du choc mental pour arrêter sa fuite. L'ombre fut frappée de plein fouet et tomba par terre en se tenant la tête. Ce sort avait pour conséquence de créer un déséquilibre psychique important chez l'autre, l'obligeant à arrêter toute activité en cours du fait d'un mal de tête affreux. C'est alors qu'il se retourna, l'air plutôt mécontent, et tout le monde pu le voir.
Il était vêtu d'une grand veste noire descendant jusqu'à ses pieds et une capuche sombre, elle aussi, lui recouvrait la tête. Elle portait enroulé autour de ses bras et autour de sa taille des chaînes métalliques.
Cette fois-ci, il faisait face au groupe. Il leva les bras et là, comme par enchantement les chaînes qui étaient enroulées autour de ses bras s'élancèrent à toute vitesse pour venir emprisonner Xavier et Céline. Ils se retrouvèrent enlacer par les chaînes, qui leur enlevaient toute liberté de mouvement. Cela permettait donc aux patrouilleurs de leur infliger des dégâts, sans que Céline ou Xavier puissent se défendre. Les autres ne pouvaient guère les aider, car ils étaient aux prises avec d'autres patrouilleurs. C'est alors que la personne cause de tout cela se décida à parler.
« Vous n'auriez jamais du venir et encore moins me provoquer. Vous allez connaître votre douleur ! »
Il faut noter que cette personne contrôlait toujours ses chaînes, étant donné que leur extrémité était encore attachée à ses bras. C'est à ce moment, prononçant une formule inaudible, que les chaînes se resserraient de plus en plus autour de la taille de Xavier et Céline. Tous les deux commençaient à étouffer. Ils savaient très bien que s'ils ne réagissaient pas rapidement, ils finiraient par rendre leur dernier souffle sous peu. Il leur fallait une idée et vite. Céline commençait déjà tout doucement à perdre connaissance. Xavier savait très bien, que dans pas longtemps cela serait son tour. Il fallait qu'il trouve rapidement un sort capable de les dégager de ces étreintes, sans compter que les patrouilleurs se donnaient à coeur joie de pouvoir les attaquer, sans qu'ils puissent riposter. Xavier se dit alors qu'une puissance de l'esprit de serait pas de trop pour les sortir de ce mauvais pas. Il invoqua alors la prise de conscience. Après invocation, les chaînes qui entourèrent Xavier et Céline se mirent à se retirer petit à petit de leur corps pour revenir s'enrouler autour des bras de l'expéditeur. Cette puissance d'esprit avait pour conséquence de prendre pour un temps relativement court le contrôle de la pensée de l'autre pour l'obliger à exécuter quelque chose.
Xavier put doucement se remettre à souffler, mais Céline était toujours évanouie. Il jeta le sort du lancé de canne, afin de pouvoir écarter les patrouilleurs qui étaient toujours à leurs côtés. Céline respirait encore, cela était plutôt encourageant. Cependant, il restait à s'occuper de la personne aux chaînes. Les autres commençaient doucement à prendre le dessus sur les patrouilleurs. Dans peu de temps, ils pourraient combattre à ses côtés.
« Tu as réussi à repousser mon attaque, mais essaye de repousser celle-là », menaça la personne aux chaînes.
Ses chaînes du bras repartirent en direction de Céline et de Xavier, mais s'assemblèrent en s'enroulant l'une sur l'autre pour devenir aussi résistante que du diamant. Qui plus est le bout des chaînes avait pris une forme en pointe. Si personne ne faisait rien, Xavier et Céline allaient être transpercé en moins de deux.
Xavier essaya de le sort de la diversion. Cela eut pour effet de faire dévier les chaînes de Xavier et Céline. Elles allèrent heurter un mur, causant d'énormes dégâts. Alors, que Xavier se croyait « sauver », les chaînes repartirent à nouveau vers lui. Il ne du son Salut et celui de Céline avec, que du fait de l'intervention de Claudine qui réussit à geler les chaînes avant qu'il ne soit trop tard. C'est à ce moment, que Céline rouvrit les yeux.
« Comment te sens-tu », lui demanda en coeur Xavier et Claudine.
« J'ai déjà connu mieux, mais on va faire aller. Je ne vais pas me laisser faire comme cela », leur répondit Céline.
« Alors tu es prête à en finir », lui demanda Stéphane.
Les autres avaient finis par se débarrasser des patrouilleurs et avaient rejoint Claudine, Céline et Xavier.
« On va lui montrer de quoi on est capable lorsque l'on est tous ensemble », encouragea Julie.
Ils aidèrent Céline à se relever et faisaient maintenant tous face à la personne aux chaînes.
« Si vous voulez tous mourir en même temps, c'est votre problème, mais je ne vous louperais pas ».
« T'inquiètes pas, nous non plus on ne te loupera pas », lui répondit Bastien.
Ils se mirent tous en ligne, face à elle, chacun prêt à lancer un sort.
Claudine s'avança la première et jeta le sort de la déferlante. En moins de deux, une immense « vague » d'eau s'abattit sur la personne aux chaînes.
Stéphane, lui lança le sortilège de l'éboulement, qui eut pour conséquence d'envoyer d'énormes rochers sur la personne aux chaînes.
Céline joignit ses mains pour les ouvrir d'un coup sec créant ainsi une mini tornade.
Bastien au travers d'une formule magique rendit son épée flamboyante et chargea sur la personne aux chaînes, l'atteignant de plein fouet.
Julie accrocha une flèche à son arc et lança le sort de la flèche éclair.
Xavier ferma son poing, souffla dessus,ce qui fit apparaître une sort d'aura autour de celui-ci et s'élança à la rencontre de la personne aux chaînes en lui attribuant un poing esprit.
La personne aux chaînes valsa à l'autre bout de la pièce et disparut dans une grosse explosion.



Chapitre 23ième : l'amplification ultime

L'explosion dégagea une forte fumée, qui empêcha de voir quoi que ce soit pendant un bon moment. Une fois la fumée dissipée, tout le monde avait disparu, il ne restait plus que Xavier et les autres.
Claudine : « je pense qu'il nous reste plus qu'à rentrer, non ? »
« C'est ce que je pense aussi », dit Bastien, qui apparemment n'avait qu'une seule envie : rentrer.
Ils tournèrent alors les talons et prirent le chemin du retour. Ils eurent à peine le temps de faire deux pas, que la personne aux chaînes réapparut et à ses côtés, la personne que Xavier avait combattu, celle possédant le pouvoir de la transparence. Cette dernière avait aidé la personne aux chaînes à se dissimuler dans le mur pour éviter l'attaque.
« Vous ne pensiez quand même pas nous quitter comme cela ? », leur demanda la personne que Xavier avait combattu précédemment.
« C'était pourtant notre intention », les informa Bastien, « pourquoi vous ne renoncez jamais ? »
« Car cette fois-ci, votre fin a sonné ! » répondit la personne aux chaînes.
En disant cela, ils firent apparaître devant eux une dizaine de patrouilleurs.
« Le « mister » transparent est pour moi », les informa Xavier, « une fois OK, mais pas deux ! »
A peine eut-il le temps de finir sa phrase, que les patrouilleurs se jetèrent sur eux. Xavier utilisa son sort du vol pour atterrir juste devant sa cible. Cette dernière ne le vit pas venir. Xavier allait lui lancer le sortilège du choc mental, mais cette dernière eut le temps d'effectuer un contre. La vague d'énergie ainsi créé éjecta Xavier et sa cible au travers une fenêtre. Ils se retrouvèrent dans la cour l'usine. Xavier était face à son ennemi, tout comme les autres étaient face au leur, plus les patrouilleurs.
« Cette fois-ci pas de pitié », dit Stéphane. Sur ce, il partit se battre, saïs en main, les autres sur ses talons. Il s'en suivit une lutte acharnée où tomber par terre, signifiait être mort.
L'extérieur de l'usine était jonché de débris divers. Ils étaient tous les deux tombés sur le macadam même. Leur pouvoir respectif leur avait permis ne pas trop avoir eu de dégâts. Cependant, pour la lutte a venir, un seul en sortira vainqueur.
A l'intérieur de l'usine le combat était rude pour tout le monde, chacun prenait des coups de l'autre. Personne ne voulant laisser croire à l'autre qu'il faiblissait.
Xavier se relevait difficilement de sa chute. Son pouvoir avait certes limité les dégâts, mais pas tous. Son adversaire était déjà debout prêt au combat. Xavier se rappela alors que tous les sorts ou attaques directes sur lui n'avaient aucun effet, puisqu'elles lui passaient au travers. Le temps que Xavier réfléchisse un peu, son adversaire avait déjà lancé une attaque. Il avait entre ses mains une hache, qu'il envoya en direction de Xavier. Ce dernier ne put l'éviter et se la prit de plein fouet, retombant ainsi quelques mètres plus loin par terre. Xavier savait très bien que si cela continuait ainsi, il ne pourrait pas faire face longtemps, ses pouvoirs s'épuisant vite. Il fallait qu'il trouve une parade, n'importe laquelle, mais il fallait qu'il en trouve une. La hache était revenu comme par magie dans les mains de son destinataire, qui s'apprêtait à relancer une attaque. C'était ou jamais le moment d'agir.
Stéphne s'était accordé le privilège avec Céline de combattre la personne aux chaînes. Les autres s'occupaient des patrouilleurs. C'était stressant, car Céline ou même Stéphane n'arrivait pas à s'approcher de lui pour le combattre, car dès qu'ils s'approchaient un peu de trop, ce dernier lançait à leur encontre ses chaînes.
« Cette fois-ci, ça suffit », dit Céline. Elle invoqua le sort de souffle de Dieu. Elle joignit ses mains devant elle et un souffle d'une extrême violence s'y échappa, direction la personne aux chaînes. Elle se retrouva projetée à l'autre bout de la pièce. Stéphane, la voyant se relever, lui envoya ses saïs, qui l'atteignirent. Elle tomba à nouveau par terre. C'est à ce moment, que les autres, ayant terminé leur combat avec les patrouilleurs, se regroupèrent autour de Stéphane et Céline. Le moment était venu d'en finir une bonne foi pour toute.
Il était temps maintenant pour Xavier de montrer ce qu'il savait faire. Les sorts directs ne marchaient pas, alors il opta pour celui du choc mental. Comme le pensait Xavier, le sort eut l'effet escompté. Son adversaire tomba à genoux sous l'effet du choc, impossible de réagir à quoique ce soit. Xavier si dit que le moment était venu pour tenter une approche directe. Il prit sa canne de combat et lança le sort de la frappe panda. Il s'approcha donc de son adversaire et lui asséna un coup de canne côté pommeau. La personne ne put l'éviter. Xavier profita de ce moment de confusion, pour lui accorder un poing esprit. Xavier ferma son poing, l'approcha de son visage, souffla dessus, une sorte d'aura apparu alors autour de son poing qui partit dans la direction de son ennemi. Malheureusement, ce dernier ayant retrouver un peu ses esprits, évita à moitié cette attaque. Tous les deux étaient très affaiblis, il n'en faudrait pas beaucoup, pour faire basculer l'issue du combat.
Tout le monde faisait maintenant face à la personne aux chaînes. Ils allaient lancer un sort tous ensemble, mais soudain, un éclair les en empêcha, les envoyant tous autant qu'ils sont au tapis. Régis venait d'apparaître.
« Mister Cadenas, le Seigneur du mal veut vous parler de suite », informa Régis à la personne aux chaînes.
« Mais eux », se plaignit Mister Cadenas en désignant les jeunes.
« Laisses pour cette fois. Ce n'est que partie remise, ne vous inquiétez pas », Régis en direction des jeunes.
Sur ces belles paroles, ils disparurent tous en un instant.
A l'extérieure de l'usine, Xavier était toujours aux prises avec son ennemi, dont il apprit qu'il s'appelait Ghostman. Xavier sentait que ses pouvoirs commençaient sérieusement à s'épuiser. Il fallait faire quelque chose. A l'inverse, Ghostman semblait s'être remis de ses blessures plus rapidement que Xavier. Il ne laissait pas Xavier souffler deux minutes. Il enchaînait attaque sur attaque, Xavier ne pouvant presque plus esquiver ou bloquer, son pouvoir était trop faible. Il encaissait coup pour coup. Ghostman allait lancer une attaque dévastatrice, mais Régis apparut :
« Ghostman, le Seigneur de Mal t'attend. Je vais m'occuper de lui », dit-il en désignant Xavier.
« Super », se pensa Xavier, « un de perdu, un autre de retour ».
En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Ghostman disparu, laissant Xavier et Régis face à face.
« A nous deux, maintenant », avertit Régis.
Xavier, qui était à terre, ne prit même pas la peine de répondre à cette provocation. Il se releva avec difficulté pour se préparer au combat.
« Éclair foudroyant », s'exclama Régis.
Comme lors de la toute première fois, un éclair jaillit du ciel en direction de Xavier, qui se le prit de plein fouet.
Xavier sentait ses forces le quitter de plus en plus. Il savait, que s'il en faisait rien, il risquait sa vie. Xavier se souvenait alors de la possibilité que Doulcéa leur a apporter : augmenter encore plus les pouvoirs. Il se releva péniblement, tendit son bras droit, ouvrant sa main et fit apparaître sa baguette d'amplification. Il tourna alors l'anneau de sa baguette, sur le motif représentant un licorne. Il leva sa baguette au ciel et invoqua : « Amplification antique, puissance de l'esprit, symbole de la licorne. » Cette fois-ci, le costume de Xavier changea littéralement. Il bénéficiait du même costume initial, mais reçu en plus : une armure destinée à protéger son buste, des genouillères et des coudières, ainsi qu'un casque représentant une licorne. Comme par magie, Xavier se sentait mieux.
Régis, qui avait observé la scène, ne semblait pas ravi de voir Xavier reprendre des force et encore moins le voir avec plus de pouvoir.
« Cette fois-ci, tu es allé trop loin », cria Xavier en direction de Régis.
Sans préavis, Régis fît apparaître son arc, encocha un flèche et lança le sort de la flèche éclaire en direction de Xavier. Ce dernier claqua des doigts de sa main droite et invoqua le sort de la diversion. La flèche fut donc déviée de sa course et finit sa course dans un mur de l'usine, dans lequel, elle fît un énorme trou.
Régis semblait étonné de voir la puissance déployé par Xavier. Il ne savait plus trop quoi faire. Xavier profita de cet instant de confusion pour terminer ce combat. « Choc mental » invoqua t'il. A peine eut-il lancé ce sort, que Régis se courba de douleur.
« Il serait peut-être temps d'en finir, car j'ai vraiment autre chose à faire qu'à m'amuser avec toi à tout bout de champ », dit Xavier à Régis.
Régis, qui commençait tout doucement à reprendre ses esprits, lui répondit : « cela aurait été avec plaisir, mais moi j'adore jouer. C'est pourquoi, je reviendrais bien plus vite que tu ne le penses ». Sur ces belles paroles, Régis disparut.



Chapitre 24ième : nouvelles recrues, nouvelles missions

De retour à la base, tout le monde ne pensait qu'à une chose, pouvoir prendre un peu de repos et dormir un peu. Combattre était une chose, mais combattre sans force s'était courir à sa mort. Ils décidèrent donc d'aller se reposer un peu et se donnèrent rendez-vous un peu plus tard.
Ce dont ils ne savaient pas, est que le Seigneur du Mal en profitait pour rassembler ses forces et mettre au point une stratégie pour empêcher les gardiens des quatre éléments de retrouver le tombeau maudit, seul rempart contre sa volonté de dominer le monde. Pour lui, il fallait occuper les gardiens sur place, tout en partant à la recherche du tombeau pour le détruire à jamais.
Il était déjà presque vingt heures quand tout le monde se retrouva dans la base. Ils avaient eu une heure plus tôt un message de Daggeron et de Doulcéa leur demandant de se rendre dès que possible à la base.
En arrivant, ils eurent la surprise de voir que Doulcéa et Daggeron étaient entourés par une groupe de cinq jeunes et d'une autre personne, visiblement plus âgée. Personne ne comprenait ce qui se passait.
« Bonjour à vous tous », les accueillis Doulcéa. « Je vous présente M Cliver et ses élèves : Guillaume, Julien, Cynthia, Elodie et Guillaume. Ils font tous partie d'une école un peu spéciale, qui aide les gens « à grand potentiel » à utiliser au mieux leur pouvoir. Ils sont ici pour nous aider ».
Stéphane allait prendre la parole, mais Xavier le devança : « nous aider à quoi ? Qu'est-ce que cela signifie ? »
Cette fois-ci, cela fut Daggeron qui leur répondit : « je suppose que vous vous rappelez tous de la légende (au vu de leur tête, il en conclut que oui). Il y est fait mention d'un tombeau maudit, que seul un esprit assez noir pourrait rouvrir. Comme vous l'avez déjà constaté, le tombeau a été rouvert. Cela a permis au Seigneur du Mal de se réincarner et de reprendre son combat pour conquérir le monde. Ce dernier a déjà prévu de tout faire pour détruire ce tombeau. En effet, un des seuls moyens de l'arrêter est d'introduire la dague magique dans la « serrure » du tombeau. Cela aura pour effet, de sceller à nouveau la tombe de ce dernier. Néanmoins, comme vous le savez peut-être, la dague magique a été volé par les sbires du Seigneur du Mal. Cette dernière est maintenant entre ses mains. Il est dangereux avec cela en main, car il dispose de pouvoirs énormes, qui dépassent votre imagination. Si ce dernier arrive à retrouver le tombeau et le détruit, alors il deviendra invincible. C'est pourquoi, il vous faut retrouver le tombeau avant lui et le sceller à nouveau. Ne disposant pas de la dague, seuls vos pouvoirs combiner pourraient alors refermer le tombeau maudit pour toujours. »
« Tout cela est bien marrant, mais comment retrouver ce tombeau, si tant est qu'il existe, tout en continuant à protéger les habitants contre les assauts répétés des Forces du Mal ? », demanda Céline.
Doulcéa continua : « c'est pourquoi vous allez recevoir de l'aide. Les élèves de M Cliver sont là pour vous remplacer et continuer de défendre le monde en votre absence. Ils disposent des mêmes pouvoirs que vous et ont été entraînés au combat : Benjamin dispose du pouvoir de l'air, Julien contrôle l'eau, Lucie dirige la foudre, Cynthia maîtrise le feu, Elodie possède le pouvoir de la terre et Guillaume celui de l'esprit. Cependant, ils vous remplaceront que si vous êtes d'accord pour cela ? »
« Tout va dépendre en quoi va véritablement consister notre mission et surtout où se trouve ce tombeau maudit ? », demanda Claudine.
Daggeron reprit : « Votre mission est simple, trouver le tombeau, combiner vos pouvoirs et le détruire. Pour ce qui est de sa localisation, d'après nos sources, le tombeau maudit se trouverait au Cambodge. A vous de trouver le tombeau avant le Seigneur du Mal. »
« Moi je suis pour », affirma Bastien, « cela me permettrait de me changer un peu les idées et surtout de voyager et découvrir autres choses ».
« Moi aussi », poursuivit Stéphane, « cela pourrait être pas mal un voyage entre amis ».
Tout le monde semblait d'accord, sauf Xavier : « désolé, mais moi, il est hors de question que je parte en laissant tout derrière moi comme si de rien n'était ».
« Si tel est ton choix, nous t'obligerons pas à t'y rendre. Néanmoins, ils auront besoin de toi pour refermer le tombeau maudit », répondit Doulcéa.
« Dans ce cas, qu'ils partent devant et je les rejoindrais une fois que les alentours seront sûrs et / ou une fois qu'ils auront trouvé le tombeau », affirma Xavier.
Cette fois, cela fut Doulcéa qui reprit la parole : « dans ce cas, tout est réglé. Vous partirez dès demain, afin de ne pas perdre de temps. Pour vous justifier auprès de vos familles, vous invoquerez le fait que vous avez gagnez un voyage pour le Cambodge dont voilà les justificatifs. Les élèves de M Cliver prendront donc votre place durant votre absence, sauf Guillaume, étant donné que Xavier ne part ».
Guillaume voulu protester, mais M Cliver le coupa court : « pas de problème, les élèves seront là demain, prêts à mener à bien leur mission ». Sur ces mots, il tourna les talons vers la sortie, les élèves le suivant. Guillaume était véritablement fâché, vu les yeux qu'il jeta à Xavier en partant.



Chapitre 26ième : en action

Le lendemain tout le monde était à nouveau réuni dans la salle de commande à l'exception de Guillaume. Tout le monde paraissait joyeux et avait a priori bien dormi.
Daggeron prit la parole : nous sommes donc réunis aujourd'hui pour une passation de pouvoirs entre les actuels gardiens des pouvoirs sacrés et les futurs gardiens. »
Il se tourna et s'adressa aux futurs nouveaux gardiens : « vous allez recevoir un immense pouvoir, à charge pour vous de le contrôler et d'en faire bon usage », puis vers les anciens, « vous allez partir à la recherche de ce tombeau, ce voyage n'est pas sans risque, surtout que vos pouvoirs seront affaiblis. Pour transmettre vos pouvoirs, il vous suffit de donner votre baguette de pouvoir à la personne concernée. »
« Bon, il est de temps de changer de mission », dit Bastien à l'attention des autres.
Sur ce, Bastien, Claudine, Julie, Stéphane et Céline donnèrent leur baguette à Benjamin, Julien, Lucie, Elodie et Cynthia.
Ce fut Doulcéa qui enchaîna à l'égard des nouveaux gardiens des pouvoirs sacrés : « vous voilà maintenant en possession des pouvoirs, faites en bon usage. » Elle s'adressa cette fois-ci aux anciens gardiens : « votre mission ne sera pas simple et le Seigneur du Mal ne va sûrement pas vous laisser tranquilles. C'est pourquoi, je vous propose de reprendre vos anciens pouvoirs que vous aviez laissé dans la fresque derrière moi. Ils sont moins puissants que les nouveaux, mais ils peuvent toujours vous être utiles ». Elle se retourna et redonna les anciens pouvoirs aux anciens gardiens des pouvoirs sacrés.
Daggeron poursuivit : « il est grand temps de partir, car votre avion décolle dans pas longtemps. Faites vos au revoir et on y va, je vous emmène jusqu'à l'aéroport. »
Quand ils partirent, Xavier se sentit un peu perdu. Il se retrouvait seul avec Doulcéa et la nouvelle équipe. Les première minutes furent interminables et personne ne dit mot.
Doulcéa décida au bout d'un moment de partir, pour laisser la nouvelle équipe faire connaissance avec Xavier.
Julien allait parler, quand l'alarme se remit en marche.
Doulcéa leur appris qu'une armée de patrouilleurs avait été signalé près du canal. Ils étaient menés par Régis.
« Il est temps de vous prouvez que vous êtes digne de ce nouveau pouvoir », interpella Doulcéa à la nouvelle équipe.
« Vous êtes prêt ? », leur demanda Xavier.
« On ne peut plus », lui répondit Benjamin.
En arrivant sur place, ils eurent l'impression d'être attendus. Régis était là immobile, avec une armée de patrouilleurs à ses côtés.
« Les rumeurs sont exactes. Il y a bel et bien une nouvelle équipe de gardiens des pouvoirs. Cela change, mais ce n'est pas pour autant qu'on va vous laisser la vie sauve », débuta Régis.
« Occupes toi plutôt déjà de toi et ne t'en fais pas trop pour nous », poursuivit Benjamin.
« Arrogant en plus, je vais te calmer », continua Régis.
« Viens, je t'attend », répondit Benjamin. Sur ces belles paroles, ils coururent l'un sur l'autre avant que quiconque ne puisse dire quelque chose.
Pendant que Régis s'occupait du cas Benjamin, les patrouilleurs tenaient tête aux autres. La bagarre était enclenchée.
Sans avoir amplifier leur pouvoir, la nouvelle équipe avait du mal à faire face aux force du Mal. Xavier, quand à lui, bénit son prof de jujitsu de lui avoir appris autant de prises. Néanmoins, au bout d'un moment, il s'adressa à tout le monde et leur dit : « il serait peut-être d'amplifier nos pouvoirs, car sinon demain on sera encore là ».
Ils prirent alors tous leur baguette, la levèrent au ciel et amplifièrent leur pouvoir.
Cette fois, le combat pouvait continuer d'une manière un peu plus équitable. D'un commun accord, ils se mirent tous à combattre les patrouilleurs, laissant Régis de côté.
Il fallut un moment pour que la nouvelle équipe se fasse aux nouvelles armes qu'elle disposait ainsi qu'à l'augmentation de leur pouvoir. Mention spéciale pour Elodie. Cette dernière boxeuse à ses heures perdues n'avait aucun mal à envoyer les patrouilleurs valser dans l'eau. Il en était de même pour Benjamin, le nageur, qui grâce à sa force, arrivait à s'en débarrasser facilement. Les techniques de danse apprises par Cynthia, lui étaient bien pratique pour esquiver de nombreux coups. Seuls Julien et Lucie semblaient avoir toujours des problèmes pour se défaire des prises des patrouilleurs. Ce qui choquait un peu Xavier, c'est que personne ne travaillait en équipe c'était chacun pour soi. Xavier n'avait pas vraiment le temps de laisser ses pensées le submerger, car il était attaquer par trois patrouilleurs en même temps. Pour s'en débarrasser, il demanda l'aide de sa canne de combat et la lança en cercle. Il avait invoqué le sort du lancé de canne, qui se mit à faire cinq tours autour de Xavier, ce qui mit K.O. les patrouilleurs.
Les sorts fusaient de toutes part, certains faisant mouche, d'autres non. Les patrouilleurs commençaient par prendre une sacrée raclée. En voyant ce début de débâcle, Régis se décida à intervenir.
On se demande pourquoi, mais Xavier était toujours en ligne de mire de Régis. Il n'eut pas le temps de faire quoique ce soit, il reçut une un sort jeté par Régis. L'éclair que Régis lui lança, envoya Xavier tomber un peu plus loin.
Tout le monde se retourna de surprise en voyant Régis arriver dans le combat.
Xavier était sonné, mais se releva quand même avec difficulté. Julien vînt à ses côtés.
« Ça va ? », lui demanda t'il.
« On pourrait rêver mieux », lui répondit Xavier.
« On se le fait à deux ? » proposa Julien.
« Si cela te tente, pourquoi pas. A toi l'honneur », accepta Xavier.
Julien s'avança alors devant Xavier et lança le sort de la déferlante. Il croisa ses mains devant lui et une trombe d'eau s'abattit sur Régis. Pour ne pas laisser Régis reprendre ses esprits et encore moins le temps de lui laisser répondre, Xavier tendit sa main droite et l'ouvrit pour lancer le sort des bulles d'énergie. Cette fois-ci, Régis à l'image de Xavier, sous le choc des sorts fut projeté directement dans le canal.
Le nombre de patrouilleurs commençait lui aussi à diminuer de plus en plus, pour le bonheur des gardiens des pouvoirs.
Quand Régis sortit de l'eau, il n'y avait plus personne à part lui et les gardiens des pouvoirs.
« Cette fois, il ne reste plus que toi et nous », évoqua Benjamin.
« Il me semble l'avoir remarqué », remarqua Régis, « il n'empêche, que je ne suis toujours pas vaincu !!! »
« Ce n'est que 'une question de temps », lui répondit Lucie.
« Pour une autre fois peut-être », répliqua t'il.
Sur ces mots, Régis disparut.




Chapitre 27ième : retour sur action

De retour à la base, il était temps de faire un débriefing. Personne n'était présent, il n'y avait que les jeunes. Ils s'étaient tous réunis dans la salle de commande. Xavier se plaça devant eux.
« Je crois qu'il nous faut revenir sur certains points lors de notre dernier combat. »
« Et sur quoi ? », le provoqua Cynthia.
« Sur pas mal de choses », lui répondit Xavier. « Ce qui m'a le plus surpris c'est que vous ne travaillez pas en groupe. Vous travaillez tous individuellement. Croyez moi, ce n'est pas comme cela que vous aller progresser si vous ne vous aidez pas les uns des autres. »
« Ne t'inquiètes pas pour nous, mais plutôt pour toi, car nous avons tous vu avec quelle facilité Régis t'a atteint et t'a envoyé valser. Donc gardes tes conseils pour toi ! », lui lança froidement Benjamin.
Xavier allait répondre quelque chose, mais c'est ce moment que choisirent Daggeron et Doulcéa pour faire leur entrée.
« Vous voilà tous de retour », commença Doulcéa, « j'espère que tout c'est bien passé pour votre première ».
« C'était amusant », lui appris Elodie.
« Ce n'est pourtant pas un jeu », compléta Daggeron, « vous devez prendre votre mission au sérieux ».
« Oui, on le sait, mais rien nous empêche tout en étant sérieux de nous amuser un peu, non ? », questionna Benjamin.
« Je suis un peu fatiguée, j'aimerais bien pouvoir aller me reposer un peu », informa Lucie.
« Je vais vous montrer où vous pouvez vous reposer un peu », lui répondit Xavier.
« Je préférerais voir la salle d'entraînement », ajouta Benjamin.
« Pas de soucis, suis moi », rajouta Xavier.
Tout le monde suivit Xavier pour se reposer pour certains et pour d'autres pour s'entraîner.
Une fois tout le monde satisfait, Xavier prit congé dans sa chambre. Il voulu profiter d'un instant de répit pour se plonger plus profondément dans le livre des sorts de l'esprit. En lisant, il s'aperçut qu'il disposait d'un large choix de sorts à lancer, mais surtout auparavant à apprendre à maîtriser. Certains étaient simples, mais d'autres exigeraient sûrement pour Xavier une large part d'apprentissage. Il s'arrêta sur deux pouvoirs, les deux plus puissants, le sacrifice et la dévastation. Vu l'énergie qu'il fallait pour les invoquer, Xavier se sentis loin d'être prêt. Néanmoins, le résultat en valait le coup, car ces sorts ne laissaient guère de chance à l'adversaire. Il se dit qu'il allait peut-être commencer par apprendre des sorts plus simples.



Chapitre 28ième : on s'entraîne

Quand Xavier en eut assez de lire, il décida d'aller s'entraîner un peu, pour essayer de mettre en pratique ce qu'il avait pu apprendre. Il se dirigea donc vers la salle d'entraînement. Pour accéder à la salle d'entraînement, il fallait emprunter un long corridor qui la surplombait. Xavier put alors voir, que la salle était déjà prise et que Benjamin s'y trouvait. Xavier le regarda un moment s'entraîner seul, puis au bout d'un moment, il descendit pour arriver à la porte d'entrée de la salle. Il l'ouvrit, mais Benjamin ne l'entendit pas arriver. Xavier allait s'adresser à Benjamin, mais celui-ci se retourna brusquement et n'ayant pas vu Xavier lança le sort du souffle de Dieu en sa direction. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, des rafales de vent d'une puissance inouïe se dirigèrent en direction de Xavier. Afin de casser ce sort, Xavier amplifia son pouvoir et lança le sort de la diversion. La rafale de vent alla terminer sa course dans un mur, ce qui fit trembler la salle d'entraînement.
« Il n'y a pas à dire, tu sais recevoir », lui lança Xavier.
« Et toi tu sais prévenir », répondit Benjamin.
« Tu dois toujours pouvoir être maître de ce que tu fais », poursuivit Xavier.
« Pourquoi es-tu venu ? Pas pour me sermonner, je suppose ».
« Non, je me suis dis, qu'il pourrait être intéressant de s'entraîner un peu ensemble, si bien sûr tu es d'accord ? »
« Je n'y vois pas d'inconvénient, à la condition que tu sois à la hauteur, car je ne te ferai pas de cadeau ».
« Je ne sais pas pourquoi, mais je m'en serais douté », lui dit Xavier, « ne t'en fais pas pour moi, je sais très bien me débrouiller ».
« Dans ce cas, es-tu prêt », questionna Benjamin.
« Je n'attend plus que toi », termina Xavier.
Sur ces mots, l'entraînement débuta.
Ils commencèrent à se battre à mains nues. Xavier avait l'avantage du côté de sa variété de coups, mais Benjamin avait pur lui la force et la puissance des coups. Les coups qu'il assénait à Xavier était d'une force incroyable. Xavier décida de changer de mode et de demander l'aide de sa canne de combat. Benjamin en fît de même avec ses nunchakus. Il n'empêche que Xavier n'arrivait pas à avoir le dessus sur Benjamin, étant donné que ce dernier alliait rapidité et puissance avec certaine aisance. Xavier fut distrait par un mouvement volontaire de Benjamin, qui en profita pour lui asséner un coup de nunchaku juste sous le menton, ce qui envoya Xavier contre le mur de la pièce. Xavier était sonné. Benjamin, le voyant par terre, allait attaquer à nouveau. Cette fois-ci, s'en était assez, Xavier avait vraiment envie de mettre fin à cet entraînement. Il se leva et voyant que Benjamin préparait une nouvelle attaque, qu'il allait lui lancer, Xavier tendit son bras, ferma les doigts de sa main, sauf l'index et le majeur qu'il écarta. Il lança alors le sort de la prise de conscience. Cela eut pour effet de stopper Benjamin net dans son action. Il s'immobilisa. Xavier, lui ordonna de reculer de quelques pas, ce qu'il fit aussitôt. Il lui demanda d'enlever son amplification de pouvoir, il obéit. Xavier lui emboîta le pas. Comme son nom l'indique, le sort de la prise de conscience a pour conséquence de stopper n'importe quelle personne et de prendre possession de son esprit. Cela permet à son auteur de contrôler totalement la personne. L'avantage, est qu'une fois revenue à elle, la personne ne se souvient pas d'avoir été manipulée. Une fois Benjamin à distance raisonnable et sans amplification, Xavier annula son sort. Benjamin reprit ses esprits. Il avait oublié le combat. Pour lui le combat allait simplement commencer. Il allait s'approcher de Xavier, quand ce dernier lui apprit la vérité.
« Comment as-tu osé me faire cela ? Aurais-tu eu peur de perdre ? », demanda violemment Benjamin.
« Lorsque l'on s'entraîne, le but n'est pas de mettre KO ton adversaire, mais plutôt d'apprendre de lui et d'essayer de progresser. J'ai dû user de ce sort, car sinon je ne sais pas ce que je serais devenu. Il faut apprendre à te maîtriser. »
« C'est trop facile, ... », continua Benjamin.
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase, l'alarme retenti.



Chapitre 29ième : deux pour le prix d'un

Xavier et Benjamin se rendirent dans la salle de contrôle pour savoir ce qui avait déclenché l'alarme. Tout le monde était déjà présent, dont Daggeron et Doulcéa.
« Nous avons repéré des patrouilleurs à proximité du théâtre abandonné », les informa Doulcéa, « allez y jeter un coup d'oeil, mais faite attention, il est indiqué une grande source de pouvoir ».
« C'est sûrement cela que les patrouilleurs recherchent », poursuivit Lucie.
« Il n'y a pas de temps à perdre », conclut Elodie.
Une fois sur place, ils n'eurent aucun mal à trouver les patrouilleurs. Certains étaient postés à l'entrée de l'ancien théâtre pendant que d'autres fouillaient sûrement l'intérieur.
« On va se séparer », ordonna Benjamin, « deux groupes : le premier fait diversion pendant que le second pénètre dans l'enceinte ». « On fait garçons contre filles ? »
« Le contraire m'aurait étonné macho », répondit en rigolant Cynthia, « ça marche pour moi ».
Tout le monde était d'accord, pendant que les filles feraient diversion dehors, les garçons pénétreraient à l'intérieur. Avant de commencer quoique ce soit, tout le monde amplifia son pouvoir. Les filles partirent en premières. Dès que les patrouilleurs les aperçurent, ils délaissèrent leur poste de surveillance pour aller les affronter. C'est ce moment que choisirent les garçons pour pénétrer à l'intérieur du théâtre.
Quand ils arrivèrent dans le hall, le théâtre leur sembla désert, cependant, il était certain que des patrouilleurs s'y trouvaient et qu'une source de pouvoir était là également. Le théâtre était sombre, ils n'y voyaient pas grand chose. Ils virent que l'étage était plus clair que le ré-de-chaussé, c'est pourquoi ils décidèrent de visiter en premier l'étage. Ils gravirent donc prudemment les marches. Ils se regroupèrent en haut sur le palier. L'étage était composé de six salles. Quatre à gauche et deux à droite. Direction droite pour commencer. Xavier entra le premier dans la salle, il n'eut pas le temps de faire un pas de plus dans cette salle, qu'il reçut en pleine tête un tonfa. Xavier s'écroula par terre, évanoui par le choc. Benjamin et Julien se préparèrent au combat. Ce que Xavier n'avait pas vu, est que face à eux, se trouvait une armée de patrouilleurs qui les attendait. Ils avaient été prévenus par ceux de dehors, qui avaient compris l'objectif de Benjamin. Ils s'étaient fait avoir en beauté. Cette fois-ci, Benjamin et Julien n'avaient aucune échappatoire. Le combat commença. Comme à son habitude, Benjamin travaillait en solo, laissant Julien se débattre tant bien que mal avec ses adversaires. Le combat était inégal, Benjamin savait mieux se défendre que Julien. Xavier était toujours à terre. On aurait dis qu'en espace de peu de temps, les patrouilleurs avaient appris à mieux se battre. Au bout d'un moment, quatre patrouilleurs se regroupèrent, sortirent leur tonfa de leur étui et les lança en direction de Benjamin et Julien. Il s'agissait en fait d'un sort, leurs tonfas ne formèrent plus qu'un, puis une énorme boule de feu. Quand Benjamin et Julien se retournèrent, il était déjà trop tard, ils ne pouvaient plus rien faire. Cependant, c'était sans compter Xavier qui s'était réveillé. Il lança le sort de la diversion et la boule de feu alla s'écraser contre un mur en faisant trembler toute la pièce. Xavier se releva, invoqua sa canne de combat, se débarrassa des patrouilleurs qui surveillaient son réveil et partit rejoindre Benjamin et Julien au combat. Malgré ce qui venait de ce passer ou alors par pure rancune envers Xavier, Benjamin continuait toujours de se battre seul. Attitude stupide pour Xavier, étant donné que Julien était en grande difficulté, ce n'était pas un combattant né. Xavier vint à son aide.
« On se les refait à deux », proposa Xavier à Julien.
« Avec grand plaisir », lui répondit-il.
Ils allaient tous les deux lancer un sort, quand à nouveau la pièce trembla. Tout le monde, patrouilleurs y compris, se retrouva à terre. Dans un nuage de fumée apparurent deux personnes. Elles étaient habillées avec un kimono noir aux manches rouges. Elles étaient toutes deux masquées.
« Super », se dit Xavier, « deux pour le prix d'un ».



Chapitre 30ième : le double pouvoirs

Une fois que tout le monde avait repris ses esprits, il y avait trois groupes : Xavier, Benjamin et Julien d'un côté, les patrouilleurs d'un autre et en face, les deux nouveaux arrivants.
« C'est qui », questionna Julien.
« Je serais ravi de le savoir », lui répondit Xavier.
A croire que les deux personnes les avaient entendu, car ils prirent la parole :
« Nous sommes les gardiens de double pouvoirs, Nicolas et Arnaud, et ceci est notre chez nous. Vous allez regretter de l'avoir violé », menaça la première personne.
Ils avancèrent les deux d'un pas en direction des deux groupes. Les patrouilleurs fidèles à leur habitude leur fonça dedans. C'est alors que Arnaud s'arrêta net, frappa d'un coup de poing le sol. Une vague d'énergie se déversa alors sur les premiers patrouilleurs qui disparurent. Pour le reste de la troupe, Nicolas les aligna les uns après les autres avec diverses techniques de combat. Xavier, Julien et Benjamin étaient restés à leur place et étaient stupéfiés de la puissance de leur pouvoir.
Un coup de chance, c'est ce moment que les filles choisirent par les rejoindre.
« C'est qui ceux-là », interrogea Lucie.
« Je ne suis pas sûr de vouloir le savoir », lui répondit Julien en expliquant comment ils avaient éliminé si facilement les patrouilleurs.
« C'est votre tour », avertit Nicolas en les pointant du doigt.
« C'est malpolie de montrer du doigt », leur apprit Benjamin, « gardiens des pouvoirs êtes vous prêt à agir ? »
Tout le monde répondit par l'affirmative. Tout le groupe partit au combat, sauf Xavier qui resta un peu en retrait.
Les gardiens des pouvoirs s'approchèrent des gardiens du double pouvoir, armes sorties. Cependant, en voyant cela, Nicolas laissa passer Arnaud en premier. Ce dernier joignit ses mains et les ouvrit d'un coup sec quand les gardiens des pouvoirs étaient proches de lui. Un vent d'une puissance inouïe se déchaîna. Benjamin voulu contrer en lança le « souffle de Dieu », mais il n'en eut pas le temps. Tout le monde traversa la pièce en sens contraire, pour aller s'écraser dans un mur, qui explosa sous la force du vent. Il ne restait plus que Xavier, Arnaud et Nicolas.
« Je vous qu'il ne reste plus que toi », se moqua Arnaud.
« Et, ..., cela te fait peur ? », ironisa Xavier.
« Peur pour toi, car tu vas souffrir, tu es seul, sans personne ».
« Ne t'en fais donc pas tant pour moi ».
Ce que Xavier n'avait pas vu, c'est que pendant que Arnaud lui parlait, Nicolas s'était rapproché de lui. En moins de temps, qu'il ne faut pour le dire, Arnaud se mit derrière Nicolas et donna un petit coup sec dans son dos. Nicolas fut alors propulsé sur Xavier. Une fois à proximité de Xavier, Nicolas profita de l'effet de surprise pour une petite démonstration d'arts martiaux. Xavier fut propulsé en arrière. Il tomba un genoux à terre. Il se releva de suite. Nicolas le voyant se lever, voulu lui faire part d'un autre mouvement. Néanmoins, cette fois-ci Xavier le vit venir, invoqua sa canne de combat et lui asséna un coup fatal. Cela fut au tour de Nicolas de partir rejoindre Arnaud.
Xavier se dit qu'il était temps de prendre la main et lança le choc mental. Pour contrer ce sort, Arnaud lui répondit par un sort encore plus puissant, celui de la réexpédition. Il consistait à renvoyer le sort amplifier à celui qui l'avait invoqué, à savoir Xavier. Cette fois-ci tomba les deux genoux par terre, se tenant la tête par les mains du fait de la puissance de ce sort. Il ne pouvais plus réagir. Pour Nicolas et Arnaud, il était temps d'en finir. Ils tendirent chacun une main en l'air pour les croiser et lancèrent le sort du double pouvoirs. Une énorme boule d'énergie se forma. Xavier eut la force d'ouvrir un peu les yeux, le sort lancé lui faisait encore terriblement mal. En voyant la boule d'énergie arriver vers lui et il demanda la protection. Cependant, la puissance du double pouvoirs était telle qu'elle brisa la protection de Xavier. Xavier la reçut de plein fouet.



Chapitre 31ième : les dagues de contrôle

Le retour à la base fut assez difficile. En effet, tout le monde avait souffert lors du dernier combat. Tout le monde avait de nombreuses blessures et avait besoin de repos et de soins avant de repartir pour quoi que ce soit. Doulcéa et Daggeron semblaient très surpris de l'état dans lequel tout le monde revenait de l'ancien théâtre.
« Qu'est-ce qui vous est arrivé ? », leur demanda Daggeron.
« On s'est fait de nouveau amis », répondit Julien.
« Dans ce cas, je n'aimerais pas savoir à quoi ressemble tes ennemis », lui rétorqua Doulcéa.
Lucie prit la parole et leur raconta ce qui c'était passé : leur rencontre avec Arnaud et Nicolas, les patrouilleurs, le combat, ...
Daggeron pensa en lui « ils sont revenus ». Il leur appris, que les gardiens du double pouvoirs était des guerriers très puissants, mais assez égoïstes. Ils ont souvent tendance à ne se mêler que de ce qui les regarde personnellement et directement. Ils n'acceptent de se battre aux côtés que de ceux qui les ont battu au moins une fois.
« C'est pourquoi, vous devez aller les affronter à nouveau, car le Seigneur du mal ne va pas se gêner d'aller les affronter lui même pour pouvoir conquérir la Terre. Cependant, pour cela, nous allons vous apprendre à maîtriser le pouvoir des dagues de contrôle », les rassura Daggeron.
« Les quoi ? », questionna Elodie.
« Les dagues de contrôle », lui répondit Doulcéa, « chacun d'entre vous, à l'exception de Xavier, possède une dague après avoir amplifié son pouvoir. Vous disposez tous d'un pouvoir spécifique et d'une maîtrise d'un sort concernant cette dague. Sort, qui pourrait bien vous être utile, lors de votre prochaine rencontre avec les gardiens du double pouvoirs. Mais avant toute chose, vu l'heure, il serait temps que vous alliez vous reposer un peu ».
« Avec joie », répondit Julien.
En fait, il parlait au nom de tous. Tout le monde rentra donc chez soi profiter d'un sommeil bien mérité.
Le lendemain, tout le monde se retrouva à la base en début d'après-midi.
« Je vous propose, pour vous mettre en forme, une petite séance d'entraînement sur les dagues de contrôle », invita Daggeron en s'adressant aux gardiens des pouvoirs.
« Xavier, reste avec moi, j'ai pour ma part aussi quelques petites choses à t'enseigner », interpella Doulcéa.
A l'exception de Xavier, tout le monde suivit Daggeron dans la salle d'entraînement.
Une fois tous à l'intérieur, Daggeron leur demanda d'amplifier leur pouvoir, ce qu'ils firent aussitôt.
« Regardez à votre gauche, vous disposez chacun d'une dague bien rangée dans son fourreau. Prenez là (ils obéirent).
Julien gardien des Océans, ton contrôle de dague te permettra de déclencher autour de toi un cercle de glace qui rafraîchira tes ennemis.
Cynthia tout feu tout flamme, ton contrôle de dague créera autour de toi un cercle de feu pour te débarrasser de tes ennemis.
Pour vous deux, pour invoquer ce sort, lancez votre dague en cercle autour de vous.
Lucie toi qui contrôle la foudre, ton contrôle de dague invoquera des éclairs qui tomberont tout autour de toi.
Pour invoquer ce sort, tends ta mains vers le ciel avec ta dague lame vers le ciel.
Benjamin toi qui a la maîtrise des airs, tu auras la possibilité au travers de ton contrôle de dague, de diriger où bon te semble ta dague.
Pour toi, il te suffira de laisser flotter ta dague et de l'envoyer où bon te semble.
Elodie gardienne de la Terre, ton contrôle de dague créera autour de toi un cercle de champ de force qui éloignera au loin tes ennemis.
Pour élaborer ce champ de force, plantes simplement ta dague à même le sol.
Pour invoquer votre pouvoir, prenez votre dague dans votre main, mettez votre autre main en dessous de la première à plat et tapez le bout du manche de votre dague dans votre main à plat tout en demandant votre contrôle de dague.
Pas d'inquiétude si pour le moment vous avez du mal, on va s'entraîner et vous verrez, ce n'est pas si compliqué que cela », termina Daggeron.
Xavier resta avec Doulcéa qui l'emmena dehors.
« Xavier, si tu es ici avec moi, c'est pour t'apprendre à maîtriser un pouvoir assez dangereux pour toi. Il ne s'agit pas de ton pouvoir le plus fort, mais il pourrait être utile pour tes prochains combats », commença Doulcéa.
« Quel est ce pouvoir », demanda Xavier.
« Je vais t'apprendre à contrôler ton pouvoir amplification. Ce pouvoir te permet d'amplifier n'importe quelle source d'énergie que tu pourras trouver. Tu pourras aussi par la même occasion augmenter les pouvoirs de tes copains ».
(« Mes copains », pensa Xavier, « rien n'est moins sûr »)
« Commences déjà par augmenter ton pouvoir (ce qu'il fit). Le principe est simple, je vais te lancer un sort et toi tu va invoquer l'amplification. D'accord, on essaye ? »
« Pourquoi ne pas commencer par une énergie naturelle », questionna Xavier.
« Car diriger une énergie naturelle est simple et nous ne devons pas perdre de temps. Il te faut acquérir plus de pouvoir et rapidement, car les forces du Seigneur du Mal se renforcent très vite. Tu es celui des gardiens qui dispose du plus grand pouvoir, mais pour cela, tu dois pouvoir en maîtrise toutes les facettes et au plus vite ».
« Qui ne risque rien à rien. Ok, on y va », affirma Xavier.
« Pour lancer ce sort, tends une main vers l'énergie à amplifier et l'autre, tu la tends dans la direction où tu souhaites voir atterrir ton sort. »
Une fois terminée, Doulcéa tendit sa main en avant et invoqua le sort de l'éblouissement. Xavier surprit, le prit en pleine figure. Pendant un instant, il ne vit plus rien. Quand il fut revenu à lui, Doulcéa lui dit :
« Il te faut être plus attentif. C'est un sort qui demande beaucoup de concentration. »
« Je vais essayer », lui rétorqua Xavier.
« Allez on recommence, éblouissement ! »
Cette fois-ci Xavier essaye de faire comme Doulcéa lui avait dit. Le sort lancé à la place de produire son effet directement sur Xavier s'arrêta sur main. Xavier sentit alors en lui monter une puissance, qu'il avait du mal à contrôler. Il sentait qu'il ne pouvait plus tenir. Il abaissa sa main et le sort s'abattit alors sur lui.
« C'est trop dur. Je reçois trop d'énergie d'un coup », se plaignit Xavier.
« C'est le but. Il faut persévérer. Il n'y a que comme cela que tu va réussir », affirma Doulcéa, « il faut poursuivre tes efforts, on continue ».
Sur le ton que Doulcéa prit, Xavier sut qu'il s'agissait là d'un ordre et non pas d'une simple possibilité.
Xavier et Doulcéa s'entraînèrent pas loin de deux heures. A la fin, Xavier était fatigué, mais content. Certes, il ne réussissait pas à lancer le sort correctement, mais maîtrisait déjà l'énergie qu'il recevait. Il était maintenant qu'ils rentrent à la base.
Ils arrivèrent en même temps que Daggeron et les autres.
« Alors, le contrôle de dague, ça marche », leur demanda Xavier.
Elodie allait répondre quand l'alarme se mit en marche.
En regardant sur les écrans de contrôle de la salle de commande, Daggeron leur appris que l'ordinateur avait localisé les gardiens au double pouvoirs. Ils étaient dans un parc à Mulhouse.
« N'oubliez pas, si vous voulez qu'ils se joignent à vous, vous devez soit les convaincre de le faire (bon courage), soit les battre », les informa Doulcéa.
« Ok, on y va de suite », dit Cynthia.
Tout le monde approuva et ils se rendirent tous au garage.



Chapitre 32ième : amis ou ennemis

Il s'agissait d'une belle journée. Il faisait chaud et le soleil brillait. Tout le monde était habillé en conséquence. Cynthia portait une jupe avec un haut sexy. Benjamin avait choisi la décontraction avec son short, basquets et tee-shirt. Les autres avait adopté un style passe partout, jean avec tee-shirt ou chemise.
Le parc en question se situait un peu à l'écart de la ville. Les grilles du parc étaient ouvertes. Ils entrèrent.
« Soyons sur nos gardes, on ne sait pas ce qui nous attend », prévient Benjamin.
Le parc comportait de nombreux bancs et allées. Il était aussi très arboré. Il n'y avait personne dans le parc, à croire que tout le monde savait qu'il allait se passer quelque chose.
C'est alors que Julien vit au loin, assis sur banc, deux jeunes personnes. Il pouvait s'agir des gardiens du double pouvoirs.
Ils arrivèrent dans leur dos et arrivé à cent mètres, Lucie les héla :
« Arnaud, Nicolas ? »
A peine eut-elle prononcée cette phrase, que les deux se retournèrent faisant face au gardiens des pouvoirs.
« Vous ! », s'exclama Nicolas.
Il n'eut pas la possibilité de continuer le fond de sa pensée, car une explosion retentit derrière lui. Dans un nuage de fumée apparu Régis, le quatuor infernal et des nombreux patrouilleurs. Assez étrange, car il semblait que certains lieutenants du Seigneur du Mal avaient été détruits. Il fallait croire que non.
Cela commençait par faire du monde dans le parc.
« Nous allons vous faire votre fête et vous serez alors obligez de prêter allégeance à notre Seigneur », menaça Régis.
« Nous t'attendons », répondirent en coeur Nicolas et Arnaud, qui dans un simple claquement de doigts se virent à nouveau vêtu de leur kimono rouge et noir.
Cynthia pestait de s'être habillé correctement, combattre en jupe, ce qui ne tarderait pas, n'était pas très pratique.
Les gardiens des pouvoirs voulurent aller aider les gardiens du double pouvoirs qui étaient aux prises à la fois avec Régis, mais aussi avec le quatuor infernal. Cependant, la bonne vingtaine de patrouilleurs présents leur barrait la route.
« Il faut qu'on passe », avertit Xavier.
« Bon alors on attend quoi », lui répondit Benjamin qui s'avança prêt à combattre.
« Ok, on y va », encouragea Julien.
Tout le monde se dirigea vers les patrouilleurs pour essayer de dégager un chemin pour aller aider les gardiens au double pouvoirs. Etant donné que personne n'avait amplifié son pouvoir, il s'agissait surtout d'un combat au corps à corps.
Malgré leurs efforts, personne n'arrivait à créer une brèche dans ce flot de patrouilleurs. Tout le monde se regroupa et cette fois-ci, chacun amplifia son pouvoir.
A partir de ce moment là, les sorts commençaient à fuser. Le nombre de patrouilleurs diminuait de plus en plus. Ils allaient bientôt pouvoir rejoindre le centre de la bataille où le combat faisait rage entre les gardiens de double pouvoirs, le quatuor infernal et Régis. Cependant, c'était sans compter l'initiative de Régis qui en voyant cela, abandonna son premier combat pour se diriger vers les gardiens des pouvoirs. Même s'il était seul contre eux tous, il se débrouillait très bien et n'avait aucune difficulté à se défendre et à renvoyer les coûts.
De l'autre côté, Nicolas était aux prises avec Ghostman et Mister Cadenas. Arnaud avait hérité de Flash et Helar. Mister Cadenas profita d'un moment d'inattention de Nicolas pour lui asséner un coup d'assommoir. Nicolas s'effondra. Arnaud voulu aller aider son amis, mais Helar et Flash l'en empêchèrent. Il était pour Mister Cadenas de finir le travail commencer. Il se prépara à lancer un nouveau sort encore plus puissant à l'encontre de Nicolas.
Xavier remarqua que Nicolas était en danger et qu'il fallait faire quelque chose à la fois pour le protéger, mais aussi pour qu'il ne perde pas face aux forces du Mal. Il invoqua sa canne de combat, avança une jambe, tendit le pommeau de la canne devant lui et lança le sort de la fusion. Tel qu'il était, Xavier partit en flèche en direction de Mister Cadenas. Régis voulu lui barrer le passage. En arrivant près de lui, Xavier tourna sa canne de combat, mettant en avant la pointe de celle-ci et avec la vitesse percuta Régis qui s'écroula sous le choc. Xavier remit sa canne en position et continua son chemin en direction de Mister Cadenas, auquel il avait réservé le même sort. Mister Cadenas s'écarta un peu au dernier moment, mais fut quand même touché. Xavier se plaça de telle sorte à avoir Mister Cadenas et Ghostman devant lui et Nicolas derrière.
Arnaud profita du moment d'inattention de son adversaire pour venir rejoindre Xavier auprès de Nicolas. Il se pencha vers son ami, mit sa main sur sa tête et invoqua le sort du soin. Arnaud se réveilla. Il se releva. Cette fois, ils étaient trois contre quatre.
« Mettons nos différences de côté et faîtes moi confiance, d'accord », proposa Xavier.
Nicolas se retourna vers Arnaud. Ce dernier lui fit un signe de tête.
« On doit faire quoi, » répondit Nicolas.
« Invoquez à nouveau votre double pouvoirs, mais sur moi. Je vais l'augmenter ».
« C'est trop dangereux, on ne peut pas te laisser faire cela », intervient Arnaud.
« Sauf, si tu as une autre idée, autrement, faites moi confiance et cela marchera. Allez-y doucement, puis augmenter petit à petit la puissance ».
Ils hésitaient, mais Xavier les somma de le faire. Ils se mirent en position et débutèrent leur sort en direction de Xavier. Xavier invoqua son amplification et encaissa le sort. Il se rappela alors des conseils de Doulcéa. Xavier sentait la puissance monter en lui, mais il avait de plus en plus de mal à tout contrôler. Pourtant, il devait réussir. Le sort lancé par les gardiens du double pouvoirs commençait vraiment par lui faire mal. Le sort atteignait son paroxysme. Tout à coup, le quatuor infernal, remit de ses émotions, se mit à avancer vers le groupe de trois. Xavier se dit que c'était le moment ou jamais. Il ferma sa main qui absorbait le sort et la joignit à l'autre en direction du quatuor infernal. Une formidable énergie s'en dégagea. Xavier avait réussi, mais il s'effondra.



Chapitre 33ième : échec et mat

Quand Xavier se réveilla, il étant allongé sur une espèce de table d'examen. Au vu de ce qui l'entourait, il en déduit qu'il était à l'infirmerie. Doulcéa était avec lui. A priori, elle jouait à l'infirmière. Xavier voulu se lever, mais Doulcéa l'en empêcha en le retenant par l'épaule.
« Qu'est-ce qui c'est passé ? On a gagné ? », questionna Xavier.
« Doucement. Vous avez mis en déroute les forces du mal et vous vous êtes assurés l'aide des gardiens du double pouvoirs. Cependant, tu as pu voir ce que cela donne, quand tu utilises à trop grande échelle tes pouvoirs. Tu aurais pu y rester (Xavier voulu ajouter quelque chose, mais Doulcéa ne lui laisse pas prendre la parole). Heureusement que Benjamin était là pour te ramener. Il faut que tu apprennes à maîtriser tout le pouvoir que tu possèdes. A défaut, cela sera ton pouvoir qui va te contrôler. Repose toi encore un peu et puis tu pourras nous rejoindre ».
Sur ces paroles, Doulcéa laissa Xavier se reposer. Ce dernier attendit que Doulcéa ferme la porte et s'éloigne pour se lever. Il avait des frissons. Il récupéra un pull posé sur une chaise et sortit de l'infirmerie. Il avait du mal à imaginer que c'était Benjamin qui l'avait aidé. Qu'est ce qui lui avait pris. Au lieu de se poser autant de questions à lui même, il ferait mieux de les poser directement à Benjamin. Il croisa ce dernier dans les couloirs.
« Benjamin, est-ce que je pourrais te parler cinq minutes, s'il te plaît ».
Benjamin se retourna et surpris de voir Xavier déjà rétablit et derrière lui lui répondit : « pourquoi pas ». Ils se rendirent dans la salle d'entraînement qui était toute proche et déserte à cette heure.
« Tu voulais me dire quoi », commença Benjamin avec son air toujours sûr de lui.
« Ce n'est pas dans mon habitude, mais je voulais te remercier de m'avoir aidé quand je n'allais pas bien ».
« OK, de rien, c'est tout », répliqua Benjamin en se dirigeant vers la sortie.
« Attend », lui lança Xavier. « J'ai une question à te poser. J'aimerais savoir pourquoi tu cherches toujours à me contredire ? »
« Tu sais quoi, si je te le dis, cela ne sera pas marrant et cela mettra fin à nos petites prises de tête », ironisa Benjamin avant de partir.
Xavier se retrouva seul dans la salle d'entraînement. Décidément, il n'arrivait vraiment pas à le comprendre.
Il entreprit de rejoindre tout le monde dans la salle de contrôle à l'étage. A peine arrivé, personne n'eut le temps de dire mot, car l'alarme se remit en route.
« Régis fait des ravages au centre ville de Mulhouse », les informa Daggeron. « Vous devez aller limiter le massacre ».
« On y va », déclara Elodie.
Tout le monde allait partir, quand Daggeron les interrompu : « Xavier, tu n'es pas en état de te battre, je t'interdis d'y aller ». Xavier allait répondre, mais Benjamin ne lui en laissa pas le temps (ce n'était pas le bon jour pour lui aujourd'hui) : « Xavier, tu es encore blessé, laisse nous nous en occuper. T'inquiète pas, tout se passera bien. Fais moi confiance ». En terminant sa phrase, Benjamin lança un clin d'oeil à Xavier. Ce dernier compris alors qu'il avait raison. Le moindre mouvement lui faisait mal. Il choisit de faire confiance à Benjamin. Ils partirent tous, à l'exception de Xavier qui resta à la base.
Xavier alla s'asseoir devant les nombreux écrans de la salle de contrôle et l'alluma. D'ici, il pouvait assister au combat, sans y être. Il était prêt à s'installer, quand une sirène retentit.
« Quelqu'un a pénétré dans la base », expliqua Doulcéa.
Elle eut à peine le temps de terminer sa phrase que des pas se firent entendre. La porte de la salle de commande ne tarda pas à s'ouvrir.
La porte s'ouvrit et Xavier passa d'une attitude combative à une heureuse. Les nouveaux arrivants n'étaient autres que Bastien, Claudine, Stéphane, Céline et Julie. Ils avaient tous l'air épuisé, mais cela n'empêcha pas Xavier d'aller les rejoindre pour les accueillir comme il fallait.
« Nous ne vous attendions pas aussi tôt », dit en rigolant Daggeron.
« Nous non plus, mais nous sommes porteur d'une mauvaise nouvelle », répondit l'air grave Bastien.
« Allez d'abord prendre une douche, vous rafraîchir et vous nous direz de quoi il s'agit après », les invita Doulcéa.
Une demie heure après, tout le monde se retrouva dans la salle de contrôle. Cela fut Céline qui prit la parole au nom du groupe.
« Nous sommes donc bien allé au Cambodge à la recherche de la cité d'Angkor et du tombeau maudit. Cependant, nous avons été pris de vitesse et attaqués par une armée de patrouilleurs. Pendant qu'ils nous occupaient, le Seigneur du Mal est apparu et s'est emparé du tombeau avant nous. Nous n'avons rien pu faire. En voyant cela, on s'est dit que notre mission avait échouée et que nous serions plus utiles à vos côtés ».
« Voilà, vous connaissez toute l'histoire », conclu Claudine.
Tout le monde avait sagement écouté et cela fut Daggeron qui le premier brisa le silence : « Ce que vous nous dites là est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne nouvelle, car cela signifie que le Seigneur du Mal ne nous attaquera plus pendant un moment, le temps pour lui de se ressourcer auprès de ce tombeau. La mauvaise est que après sa période d'hibernation, le Seigneur reviendra plus fort avec de nouveaux pouvoirs, ... »
Daggeron aurait voulu pouvoir continuer, mais Doulcéa lui interrompit la parole pour lui montrer ce qui se passait sur l'écran que Xavier avait allumer. Benjamin et compagnie se faisaient littéralement maîtriser par Régis. Ils n'arrivaient pas à prendre le dessus.
« On doit aller les aider », décida Xavier. « Comme avant, d'accord ? », dit-il en regardant Bastien et les autres.
« On est avec toi », l'encouragea Stéphane.
« Que le pouvoir vous protège », invoqua Doulcéa.

Le combat faisait rage entre les gardiens des pouvoirs et Régis. Ce dernier avait la supériorité du nombre avec plus d'une vingtaine de patrouilleurs à son service. Au travers un sort puissant, Régis envoya tout le monde au sol. Les patrouilleurs s'approchèrent d'eux pour en terminer. Néanmoins, à ce moment une multitude de sorts jaillirent à l'encontre des patrouilleurs, qui à leur tour se retrouvèrent aux pieds de Régis.
« C'est quoi ce bordel », grogna Régis.
« Ce n'est pas gentil de faire la fête sans nous inviter », lança Xavier.
« Ne me dis pas, que c'est toi seul qui va faire la différence ».
« Qui te dis que je suis venu seul ».
En un claquement de doigts de Xavier, Bastien, Claudine, Stéphane, Céline et Julie apparurent.
« Cette fois-ci, s'en est fini pour toi », menaça Julie.
« Une autre fois, peut-être », lui répondit Régis, qui préféra s'enfuir.
Xavier se dirigea vers Julien, Cynthia, Elodie, Benjamin et Lucie pour les aider à se relever.
« Juste à temps », rigola Julien.
« Comme d'habitude », rétorqua Xavier avec un large sourire.
Ils retournèrent tous à la base.

Tout le monde était présent dans la salle de commande. Elodie et les autres avait écouté les explications de Céline sur le tombeau maudit au Cambodge. Daggeron confirma que le calme était revenu le temps pour le Seigneur du Mal de se ressourcer.
« Et nous, nous allons faire quoi », questionna Lucie.
« Vous allez pouvoir reprendre une vie normale. Nous vous préviendrons quand nous aurons à nouveau besoin de vous. Vivez votre vie, faites ce que vous avez envie ».
Doulcéa donna à chacun d'entre eux un anneau en forme de serpent. L'anneau était noir foncé.
Doulcéa leur dis que tant que l'anneau ne devait pas blanc, les forces du Mal seraient au repos. Mais dès qu'il deviendrait clair, alors ils sauraient que le Seigneur du Mal était de retour et que le monde avait à nouveau d'eux.
Chacun semblait à la fois déçu mais content aussi de pouvoir tourner une page de leur vie.
« Cependant, avant, afin de pouvoir éviter tout problème, je vous demanderais de bien vouloir laisser vos baguettes ou médaillons d'amplification à la base. Votre pouvoir sera toujours en vous, mais moins puissant », informa Doulcéa.
Tout le monde obéit. Il est temps maintenant pour vous de partir et de profiter de ce calme inespéré.
Chacun son tour alla dire au revoir à Doulcéa et Daggeron et se dirigea ensuite vers la sortie.

Un fois dehors, Xavier les héla et leur demanda : « vous allez faire quoi maintenant ? »
Chacun se retourna et lui répondit tour à tour.
Céline : « Je vais aller enseigner le judo et ouvrir mon propre dojo. »
Julien : « Je vais m'entraîner avec elle. Je veux apprendre à savoir me défendre, pour ensuite enseigner le self défense dans l'école de Monsieur Cliver ».
Claudine et Elodie : « Nous allons mener des actions humanitaires pour aider les populations les plus pauvres et les plus démunies ». « Nous venons de nous mettre d'accord pour mettre au profit des autres notre savoir ».
Julie : « Je vais partir aux USA afin d'y étudier les phénomènes orageux ».
Bastien : « Je vais aller mener une expédition afin de mieux comprendre la physique moléculaire ».
Stéphane : « Je vais aller étudier les volcans avec des spécialistes de la matière, puis devenir prof dans l'école de M Cliver ».
Benjamin : « Je vais reprendre mon entraînement de natation pour arriver à un niveau national ».
Cynthia : « Je vais créer ma propre ligne de prêt à porter ».
Lucie : « J'ai été embauchée pour mettre au point de nouveaux logiciels ».
Julie attendit que tout le monde termina, pour demander à son tour à Xavier ce qu'il comptait faire.
Xavier : « Je vais partir voyager au travers le monde pour étudier avec d'autres anthropologues les différents styles de vie des populations. 
(Silence)
J'espère qu'on restera toujours ami(e)s et en contact (en disant cela il se retourna vers Benjamin, qui lui adressa un sourire et un clin d'oeil).
Je vous souhaite en tout cas bon courage pour votre vie future ».

Il était maintenant temps de se dire au revoir.

Tout le monde partit dans sa direction mener sa propre existence. Une existence normale, choisie, en dehors de tout pouvoir, tout combat, ... Une existence pendant laquelle ils pourrait apprendre à mieux se connaître, enfin libres de leurs faits et gestes. Une existence nouvelle, sans magie, qui aurait un terme, dans un futur plus ou moins proche.


Fin de la première partie : les gardiens des pouvoirs sacrés


Prologue

Trois ans ont passé depuis que le Mal a cessé de faire parler de lui.
Trois ans depuis lesquels, les gardiens des pouvoirs sacrés sont partis.
Trois ans depuis lesquels, une forme de criminalité a vu le jour en France.
Trois ans depuis lesquels, le gouvernement français pour enrayer la montée de la violence due à un usage excessif de pouvoir des citoyens à créer une nouvelle force de police : la power force.
Trois ans depuis lesquels, la power force protège les français.

A l'heure d'aujourd'hui, la vie a reprit un cours plus ou moins normal dans le monde, le Mal s'étant retiré pour se ressourcer. Tout le monde pensait pouvoir vivre en harmonie. Cependant, c'était sans compter l'émergence d'un nouveau Mal bien plus puissant que le Seigneur du Mal. Un nouveau côté sombre a surgi des ténèbres du temps et va s'allier au Seigneur du Mal, qui vient de retrouver toute son énergie. L'obscurité menace à nouveau et le monde et en particulier la France où le Seigneur du Mal veut se venger des gardiens des pouvoirs antiques. Ces derniers seront-ils de taille pour lutter contre la résurgence du Mal et préserver la paix ?


Chapitre 34ième : un réveil forcé

France, Mulhouse, le 1 juin 2008,

C'était une belle journée qui commençait sur la sous-préfecture du Haut-Rhin. Il faisait beau et chaud. Les gens étaient dehors sur les terrasse et profitaient de l'heure de midi pour prendre un bain de soleil. Dans la plupart des maisons, les volets étaient fermés afin de garder un peu de fraîcheur à l'intérieur. L'ambiance était à la joie et à la fête chez tout le monde à l'approche des grandes vacances d'été.
Il était un peu plus de midi, quand une ombre noire obscurcit le ciel pendant quelques secondes. Personne ne remarqua quoique ce soit et tout le monde continua de vaquer à ses occupations.

France, Rixheim, le 1 juin 2008,

Dans le centre de commande, c'était l'affolement. L'alarme s'était remise en marche après trois ans de silence. La salle de contrôle qui semblait avoir perdue vie, reprit naissance. Daggeron et Doulcéa étaient devant les écrans de contrôle.
« Il est revenu », pensa à haute voix Daggeron.
« Pourvu qu'ils ne se retrouvent pas », compléta Doulcéa.

Cambodge, Temple d'Angkor, le 1 juin 2008,

Une explosion retentit faisant trembler le temple. Une vague d'énergie se dégagea du temple et fit apparaître à l'extérieur neuf personnes. Les guerriers des pouvoirs célestes étaient de retour.

France, Rixheim, le 1 juin 2008

« Il est grand temps de rappeler les gardiens des pouvoirs sacrés », suggéra Daggeron.
« Tout a fait d'accord avec toi, surtout qu'en plus du réveil du Seigneur du Mal, une nouvelle source d'ennuis vient d'apparaître. Tu as raison, il est temps de rappeler tout le monde à la maison, car ce n'est pas le gouvernement qui pourra lutter contre eux », répondit Doulcéa.
Daggeron s'approcha de la console de commande située dans la salle de contrôle principale. Il appuya sur un bouton. Il sut qu'à partir de ce moment, les gardiens des pouvoirs sacrés seraient avertit que le Monde avait de nouveau besoin d'eux. Dans peu de temps, l'équipe serait à nouveau réunie.



Chapitre 35ième : conflit d'intérêt

France, Mulhouse, le 7 juin 2008

Il était tard. Les gens commençaient à rentrer chez eux du boulot pour retrouver leur famille. Personne ne prêta attention à une silhouette dans une rue sombre de Mulhouse. Une personne habillée d'une grande cape avec une canne à la main avait fait son apparition.
Les magasin commençaient à fermer. Quand le gérant, M Fravi, de C&A voulu fermer la porte, il se heurta à cette personne qui coinça son pied dans l'embranchure de la porte pour empêcher sa fermeture.
M Fravi ouvrit la porte pour dire à cet étrange client que le magasin était fermé, mais il n'eût pas le temps d'ouvrir la bouche, qu'un horrible mal de ventre le coucha à terre, laissant l'entrée grande ouverte.
Il lui fallait des vêtements, s'il voulait passer inaperçu dans ce « nouveau monde » afin de mener à bien sa mission. Il restait encore quelques vendeuses dans le magasin, qui finirent elles aussi coucher à terre de douleur. Néanmoins, malgré la douleur, une des vendeuses réussit à activer l'alarme silencieuse.
Il se rendit directement à l'étage pour trouver ce dont il avait besoin. Chemise et jean, comme cela il pourra passer inaperçu dans les rues.
Il allait ressortir du magasin, quand une voix le héla : « vous, arrêtez, vous êtes en état d'arrestation ! »
Moi en état d'arrestation, songea t'il, décidément, les Hommes sont de plus en plus naïve s'ils pensaient que lui, le maître des sorts, allait se rendre si facilement. Il se retourna pour faire face à son interlocuteur. Six personne lui faisaient face. L'une d'elle répéta : « main en l'air et couchez-vous par terre ».
Le maître des sorts les regarda et rigola. Il leur dit : « bande de naïfs, savez-vous au moins qui je suis pour oser me parler ainsi ? »
Un des membres du groupe lui répondit : « on s'en tape, vous êtes en état d'arrestation ! »
Il va vraiment falloir que je leur montre qui je suis. « Vous allez savoir pourquoi on m'appelle le maître des sorts : « souffrance » », cria t'il en levant sa main en direction du groupe. Deux d'entre eux se retrouvèrent cloués au sol de douleur comme le gérant et les vendeuses du magasin. Les autres réussirent à éviter ce sort.
Plus rapide que ce que j'imaginais, songea t'il.
Les autres encore debout allaient répliquer : « tornade », lança une personne, « feu ultime », invoqua une autre. Les deux pouvoirs se combinèrent pour ne former qu'un en direction du maître des sorts.
« Espèces d'idiots, je suis le maître des sorts, je maîtrise la magie. Ce ne sont pas vos misérables pouvoirs qui vont m'arrêter. » Il joignit le geste à la parole. En un geste de main, le pouvoir partit en fumée. « Je vais vous montrer ce qu'est le vrai pouvoir. « Douleur intense » », invoqua t'il. Cette fois-ci, tout le monde se retrouva à terre en train de se tordre de douleur.

France, Rixheim, le 7 juin 2008

Il y avait de nouveau de l'ambiance dans la salle de contrôle. Les gardiens des pouvoirs antiques étaient de retour : Benjamin, Elodie, Xavier, Julien, Lucie et Cynthia. Ils étaient tous là. Les autres, Bastien, Julie, Claudine, Stéphane et Céline les rejoindraient plus tard leur appris Daggeron. Ils devaient avant mener une mission spéciale : retrouver le gardien du grimoire sacré.
Doulcéa leur souhaita la bienvenue. S'ils étaient tous de retour, c'était car le Mal était de retour, mais aussi et surtout, car un nouveau danger guettait le Monde. Celui du maître des sorts. Il était de retour après un long silence. Elle voulu leur en apprendre plus sur cette nouvelle menace, quand le son bien connu de l'alarme se mit en route.
« C'est lui », affirma Daggeron, « il fait des ravages à C&A à Mulhouse. Il est en train de se battre contre la power force ».
« La quoi ? », questionna Benjamin.
« C'est une longue histoire. Vous avez été absents très longtemps. Allez les aider et allez faire connaissance avec le maître des sorts. Je vous expliquerai tout ce que vous voulez à votre retour », proposa Doulcéa.
« Ok, on y va ! Vous êtes prêt, comme avant », encouragea Xavier.
« C'est parti », répondirent les autres en choeur.
« Attendez, avant de partir, vous allez avoir besoin de vos baguettes d'amplification de pouvoir », interrompit Daggeron, qui distribua à chacun la possibilité pour lui d'amplifier son pouvoir si le besoin s'en faisait ressentir.

France, Mulhouse, le 7 juin 2008

Les rues de Mulhouse semblaient désertes à cette heure. La seule chose qui pouvait encore intriguer étaient la lumière dans le magasin. Benjamin et les autres se mirent à avancer pour voir ce qui se passait dans le magasin. A 100 mètres de la porte d'entrée, une explosion retentit qui détruit la porte d'entrée. Tout le monde s'était baissé pour éviter autant que possible le souffle de l'explosion. Quand ils relevèrent la tête, Elodie et les autres aperçurent un groupe de jeunes qu'ils ne connaissaient pas qui était à terre. Il s'échappait une fumée dense du magasin. C'est de cette fumée que sortit le maître des sorts. Il n'avait pas remarqué Xavier et les autres et se dirigeait tout droit vers les membres de la power force.
Il faut faire quelque chose dit Julien aux autres qui acquiescèrent. Ils amplifièrent leur pouvoir. Pour protéger les membres de la power force, Lucie lança une furie d'éclairs. De nombreux éclairs apparurent, tombant tout autour des membres de la power force formant une sorte de mur infranchissable. Puis au bout de quelques secondes, un éclair plus puissant que les autres frappa le maître des sorts qui fut projeter contre le mur du magasin. Cela permit à Cynthia et les autres de s'approcher des jeunes à terre.
« Eh, ça va ? », demanda t'elle ?
Quelqu'un bougea. Il se releva doucement, suivi de peu des autres. C'est alors qu'à la surprise générale les gardiens des pouvoirs antiques reconnurent Guillaume.
« Qu'est-ce que cela signifie ? », demanda Xavier.
« Rien qui ne te concerne », lui rétorqua Guillaume.
A priori, il lui en voulait toujours de ne pas lui avoir donné sa chance dans les gardiens des pouvoirs sacrés.
« Allez vous mettre à l'abri », conseilla Lucie, « on se charge de lui ».
La power force était vraiment mal au point. Elle partie se reposer et surtout se soigner.
« Je crois que Doulcéa et Daggeron nous doivent une sacrée explication », commenta Elodie.
« A n'en pas douter, mais en attendant, je crois que quelqu'un mérite notre attention », constata Benjamin en désignant le maître des requête qui se relevait de sa chute.
« Vous auriez du rester en dehors de cela », suggéra t'il.
« C'est ce qu'on me dit à chaque fois, mais je ne peux pas m'en empêcher », lui répondit Xavier.
« Je suis le maître des sorts et vous allez vraiment regretter votre geste ».
« Ben vas'y on t'attend », compléta Benjamin.
Le maître des sorts se concentra et tenta à nouveau la « souffrance ». Xavier voyant ce dernier lancer un sort, se mit devant ses amis et contra par une « diversion ». Le sort invoqué ne toucha aucune cible voulue.
« A moi de te montrer ce dont je suis capable », argua Xavier, qui attaqua à son tour avec une « fusion ».
Xavier canne de combat dans les mains s'élança à grande vitesse direction le maître des sorts.
« Espèce de rigolo », rigola t'il, « tu n'as pas compris que tu ne peux rien contre moi, je maîtrise tous les sorts. Je suis plus fort que toi. Tu ne peux rien contre moi ».
En effet, le maître des sorts avait raison, au moment où Xavier allait le frapper avec sa canne de combat, il attrapa sa canne à une seule main. Le sort de Xavier fut stoppé net. Xavier se vit saisir à la gorge. « Ultima force », invoqua le maître des sorts. Il souleva Xavier à une main dans les airs et l'envoya s'écraser contre une affiche publicitaire plus loin.
C'est le moment que choisir les autres pour attaquer.

France, ???, le 7 juin 2008

« Helar ! », grogna le Seigneur du Mal.
« Oui Seigneur ? »
« Comment cela se fait-il que le maître des sorts soit de retour ? »
« Les planètes Seigneur, elles se sont alignées. »
« Tu n'aurais pas pu me prévenir avant, imbécile ! »
« Mais Seigneur, ... »
« Il suffit, vas me chercher les autres. »
« Tout de suite Seigneur. »
Le Seigneur du Mal était inquiet de cette nouvelle. Il avait raison de l'être.

Cela maintenant plusieurs siècles que cela s'était passé. Il avait décidé de conquérir le monde grâce à son pouvoir de la destruction et de la mort. Il avait alors recruté de nombreuses personnes en leur promettant de jouer un rôle dans ce nouveau monde. Le maître des sorts faisait partie de ces élus. Le Seigneur du Mal l'avait choisi du fait de son pouvoir. Il maîtrisait absolument tous les sorts. Cela faisait de lui un allié de premier choix. Ils avaient réalisé beaucoup de choses ensemble. Ils avait souvent combattu les personnes qui se mettaient en travers de leur chemin. Ils avaient souvent gagné. Le Seigneur du Mal avait fait de lui son bras droit. Il lui confiait tout, lui disait tout et lui accordait une confiance absolue. Le Seigneur du Mal s'était laissé influencé par ce dernier pour lancer une offensive d'envergure contre la forteresse de la liberté. Le gardien du grimoire sacré lui avait lancé un sortilège puissant, le changeant en statue pour un très long moment. Il prit soin de faire garder cette statue par neuf guerriers qui se réveilleront en même temps que le sort prendrait fin pour protéger la Terre. Après cette attaque, le monde avait pris conscience du danger que représentait le Seigneur du Mal. Cela a encouragé de nombreuses personnes à l'affronter, jusqu'à ce que lui aussi fut capturé. Cela, le Seigneur ne l'avait toujours pas digéré. Cependant, cela lui faisait mal de le reconnaître, s'il voulait arriver à conquérir la Terre, il avait besoin de son aide et inversement. L'un ne pouvait pas aller sans l'autre.

« Seigneur, vous nous avez fait quémandé ? », demanda Flash.
« Oui, allez de suite à Mulhouse et ramenez moi le Maître des sorts, de grès ou de force ».
« On y va tout de suite », répondit Mister Cadenas.
« Ne revenez pas sans lui », précisa le Seigneur du Mal.
Ils partirent.
Il faut qu'il me le ramène, je dois lui parler, songea le Seigneur du Mal.

France, Mulhouse, le 7 juin 2008

La bataille faisait toujours rage entre les gardiens des pouvoirs antiques et le Maître des sorts. Personne ne prenait vraiment l'avantage sur l'autre. Néanmoins, depuis un petit moment, il semblait que la balance penchait plus du côté du Maître des sorts qui déchaînait toute son énergie contre les gardiens des pouvoirs antiques. Ces derniers étaient littéralement épuisés et leur pouvoir commençait à diminuer.
Voyant leur énergie faiblir, Elodie, saïs à la main, et Benjamin, nunchakus à la main, décidèrent de tenter le tout pour le tout. Ils foncèrent droit sur le Maître des sorts pour un combat à l'ancienne. Malheureusement, les voyant arriver droit sur lui, le Maître des sorts créa une boule d'énergie et la leur envoya. Son sort fut un franc succès. Elodie et Benjamin s'écroulèrent par terre avant d'avoir pu l'atteindre.
« A votre tour », menaça t'il à l'égard des autres gardiens des pouvoirs antiques.
Cependant, avant qu'il puisse faire quelque chose, quelque chose ou quelqu'un de rapide fonça sur lui et le reversa. Il n'eut pas le temps de se relever, qu'il commençait à avoir froid. Il finit gelé et enchaîné. Quatre personnes l'entourèrent et il disparu en un instant avec eux sous l'oeil ébahis des gardiens des pouvoirs antiques.



Chapitre 36ième : moment de vérité

France, Rixheim, le 8 juin 2008

Tout le monde était de retour au centre de commande.
Après tout ce qu'ils venaient de vivre, les gardiens des pouvoirs antiques avaient besoin de savoir ce qui se passait vraiment. Ils étaient tous réunis dans la salle de contrôle prêt à écouter ce que Daggeron et Doulcéa avaient à leur dire.
D'un regard entre eux, se fut Daggeron qui parla.
« Je pense que vous connaissez tous la légende antique ? (voyant que tout le monde hochait la tête, il poursuit) Si je vous dit qu'elle a été simplifiée et embellie avec le temps pour pouvoir se transmettre plus facilement. (personne ne bougea, il continua) Il est grand temps pour vous de connaître la véritable histoire de ce qui s'est vraiment passé. Oubliez tout ce que vous savez et écoutez ce qui suit.
Comme vous le savez déjà, il y a fort longtemps régnait sur Terre une parfaite harmonie entre les Hommes, les animaux et la magie. Une grande majorité des Hommes possédait un don, la possibilité pour lui d'invoquer un pouvoir spécifique sous l'égide d'un animal de prédilection. La paix régnait de la seule harmonie qui s'était établie entre les Hommes et la nature. Cependant, comme chacun le sait, quand un Homme dispose de pouvoirs, il en veut toujours plus. La faille de cette vie harmonieuse, résidait dans la mort. En effet, quand une personne ayant un pouvoir décédait, son pouvoir disparaissait. A l'inverse, si cette même personne était tuée par une autre personne avec un pouvoir, alors cette dernière voyait son pouvoir augmenter. Cela encourageait nombre de personnes plus ou moins influençables sans scrupule à commettre des meurtres. Ce groupe de tueurs s'était regroupé auprès d'un chef, qu'ils nommèrent le Seigneur du Mal. Ce dernier possédait un pouvoir terrifiant, celui de pouvoir donner la mort à qui il voulait et de détruire ce qu'il souhaitait. Afin d'asseoir sa place de leader de ce groupe, il regroupa deux autres personnes toutes aussi dangereuses que lui. L'une d'elle maîtrisait la faculté d'invoquer n'importe quel pouvoir et l'autre avait la maîtrise du pouvoir du poison. Ils avaient tous la possibilité d'influencer n'importe quelle personne, surtout si elle ne bénéficiait d'aucun pouvoir. A eux trois, aidés de leurs fidèles serviteurs, serviteurs qu'ils faut préciser ont été hypnotisés pour les servir, ils exterminèrent presque toutes les personnes dotées d'un pouvoir, n'épargnant même pas celle qui en étaient dépourvues. La fin du monde aurait pu arriver, si dans l'ombre un sage n'avait pas préparé une riposte adéquate.
Ce sage était en possession d'un vieux grimoire qui renfermait de nombreux sorts très puissants, dont un qui permettait de donner l'immortalité à son propriétaire. Ce gardien du grimoire sacré avait depuis longtemps imaginé le pire. Il avait donc pris soin de former des guerriers, qui le jour venu pourrait s'opposer à ceux menaçant la paix. Il avait entraîné deux groupes. Le premier, dont vous êtes les descendants, les gardiens des pouvoirs antiques et un autre, les gardiens des pouvoirs célestes. Pour ce qui vous concerne, il a recueillit dès la naissance, quatre bébés disposant de pouvoirs particuliers. En effet, chacun d'entre eux maîtrisait un pouvoir élémentaire : feu, eau, terre et air. Un autre bébé contrôlant l'électricité nous fut confié pour plus de sécurité, si la mission du sage venait à échouer à Doulcéa et moi-même. Les bébés furent élevés par leur « parents » respectifs adoptifs et entraînés dans le but un jour de venir au secours des Hommes. Ce jour arriva plus vite qu'imaginé.
Les survivants de la purge du Seigneur du Mal se regroupèrent pour mieux se défendre contre les assauts répétés des forces du Mal. Ils construisirent une immense forteresse censée les protéger. Ils avaient nommé à leur tête, un roi « combatif », qui ne voulait pas que le monde sombre dans la terreur et la peur. Ce roi disposait du pouvoir de l'esprit. Il savait qu'un jour viendrait où il faudrait combattre les forces du Mal, mais il espérait que ce jour arriverait le plus tard possible.
Malheureusement pour lui ce jour arriva très vite. Le Seigneur du Mal ayant eu connaissance qu'une poche de résistance subsistait, décida d'attaquer. Lui et toutes ses forces marchèrent sur la forteresse. Il disposait d'une armée gigantesque de plus de dix milles fidèles. Les « Hommes libres » étaient moins de cinq milles. Le combat allait être déséquilibré. Sachant que le nombre et la force étaient de son côté, le Seigneur du Mal ne tarda guère à envoyer ses forces à l'assaut de la forteresse. Le combat faisait rage et sans surprise, les forces du Mal avait l'avantage.
La situation était vraiment critique pour le roi, qui malgré la vaillance de ses combattants ne pouvait pas faire face à un tel déchaînement de haine et de violence. Il était temps pour lui de rabattre sa dernière et ultime carte. Il donna le signal. Un de ses vassaux se dirigea vers un énorme cor situé dans le tour la plus haute de la forteresse. Le son de ce cor retentit à plusieurs lieux à la ronde. C'était le signal pour demander l'aide au vieux sage. Il savait que l'aide arriverait. C'est pourquoi il fallait qu'il tienne. Même s'il perdait de nombreux hommes au combat, il pouvait compter en attendant les renforts sur d'épaisses murailles et de grande victuailles pour tenir un siège qui s'annonçait déjà douloureux.
Cela faisait maintenant plus de vingt ans que son équipe s'entraînait pour être la meilleure et prête au combat. Quand le son du cor de la liberté retentit, le gardien du grimoire sacré convoqua une assemblée de ses apprentis.
« Le cor de la liberté vient de retentir. Je vous ai appris tout ce que je savais. Il est maintenant grand temps pour vous de mettre au service des autres ce que vous savez. Partez sur le champ aider ce qui en ont besoin. Le sort du monde repose sur vous. »
Les gardiens des pouvoirs antiques et ceux des pouvoirs célestes prirent donc la route de la forteresse libre.
En arrivant, ils purent voir que le combat faisait rage et que les forces du Mal commençaient à gagner du terrain. Il était grand temps pour eux d'entrer dans la bagarre et mettre en application tout ce que le vieux sage leur avait appris.
Même après leur arrivée, le combat restait inégal. Personne ne pouvait rien faire contre un tel déchaînement de haine. Il était temps pour les gardiens des pouvoirs antiques de sortir leur arme secrète pour en finir au plus vite et limiter ainsi les pertes humaines. Ils se regroupèrent tous les quatre sur la muraille, tendirent leur main en l'air en les joignant et invoquèrent le sort des pouvoirs élémentaires. Ce pouvoir créa une vague d'énergie éblouissante qui s'abattit sur les forces du Mal. Cela eut pour effet de stopper net tout le monde. L'envoûtement du Seigneur du Mal prit fin. La guerre cessa immédiatement. Le Seigneur du Mal et ses deux acolytes se trouvèrent bien seuls sans armée. C'est pendant ce moment de surprise que choisirent les gardiens des pouvoirs célestes pour changer tout ce beau monde en pierre.
Afin de protéger les générations futures d'une possible résurgence du Mal, le gardiens du grimoire sacré prit la décision de séparer les forces du Mal. Le Seigneur du Mal fut enfermé dans un tombeau magique, le maître des sorts enfermée dans un temple et la statue de Scorpika fut placée dans un grotte secrète. Les gardiens des pouvoirs célestes furent choisis pour veiller sur le maître des sorts et Scorpika. Les gardiens des pouvoirs antiques furent associés au Seigneur du Mal. »
« Voilà, vous savez tout maintenant », conclue Doulcéa.
Tout le monde avait écouté dans un silence religieux la véritable histoire des pouvoirs antiques. Certaines choses semblaient maintenant plus claires, comme le fait que le maître des sorts avait si rapidement disparu durant lors dernier combat.
« Et c'est qui cette « power force ? », interrogea Cynthia.
« Durant votre absence, le gouvernement décida de regrouper des jeunes dotés des mêmes pouvoirs que vous pour lutter contre l'augmentation de la criminalité. Ils disposent tous des mêmes pouvoirs que vous, mais de puissance moindre, ne bénéficiant d'aucune possibilité d'amplification. Ils font simplement leur travail, à savoir arrêter toutes personnes en infraction. Il s'agit d'une force à l'entière disposition du gouvernement, c'est pourquoi il faudra se méfier de ce qu'ils pourraient vous dire », leur appris Daggeron.



Chapitre 37ième : retrouvailles

France, temple des songes, le 8 juin 2008

Le Seigneur du Mal prenait tout son temps pour s'avancer vers la cellule. Il savourait chaque instant. Il allait enfin le revoir après tant d'années.
Le Maître des Sorts avait peu d'allure, entravé des mains et des pieds.
Il s'était rendu compte un peu trop tard qu'on l'avait enlevé et emmené dans le temple des songes, seul endroit où sa magie n'avait aucun effet. Il se préparait à recevoir d'une minute à l'autre la visite du Seigneur du Mal. Il savait qu'il viendrait, restait à savoir quand. Il espérait juste qu'il ne l'avait pas encore retrouvée.

France, Rixheim, le 9 juin 2008

« Décidément, il suffit qu'on s'absente un peu pour que beaucoup de choses changent », conclu Julien.
« Et comment va t'on faire pour battre le Maître des Sorts s'il est plus fort que nous et nous retourne tous nos sorts ? », s'inquiéta Lucie.
« Vous ne pouvez pas. Du moins pas encore. Vous ne disposez pas assez de puissance. Si l'occasion se représente et elle se représentera, vos devrez demander l'aide aux gardiens du double pouvoir ».
« Génial », marmonna Benjamin.
« Depuis quand les autres sont-ils partis à la recherche du vieux sage et de son grimoire », s'enquit Xavier.
« Cela va faire trois jours maintenant », lui répondit Doulcéa.
A priori tout le monde en avait fini avec ses questions, du moins pour l'instant. Tout le monde se décida à aller prendre un peu de repos dans sa chambre et ranger un peu ses affaires qu'ils avaient emmenées. Xavier préféra sortir un peu et profiter à l'ombre de la forêt de la chaleur de l'été.
Il faisait très chaud pour un mois de juin. L'ombre de la forêt était vraiment la bienvenue. Xavier s'assit sur un tronc mort. Quelque chose le tracassait, mais il ne savait pas quoi. Il avait un mauvais présentiment. Il fallait qu'il arrive à se concentrer, qu'il organise ses idées. Il ferma les yeux et ne pensa plus à rien. C'est alors qu'il sentit que son esprit s'échappait de son corps pour aller divaguer. Il se sentait libre. Il se concentra encore plus et cette fois une vision lui vient. Il aperçut Julie, Bastien, Claudine, Stéphane et Céline dans une forêt. Ils cherchaient quelque chose, mais étaient sur leur garde. Un bruit survint et Xavier sortit brusquement de ses pensées et sursauta. Quelqu'un lui avait posé une main sur son épaule.
« Désolé, je ne voulais pas te faire peur », s'excusa Julien.
« Ne jamais dire désolé, c'est un signe de faiblesse », s'amusa Xavier.
« Tout le monde est au « foyer », il ne manque plus que toi, viens nous rejoindre ».
« Je préfère pour le moment rester un peu dehors, me rafraîchir les idées ».
Julien s'assit à côté de lui : « Tu sais Xavier, je ne suis pas le seul à avoir constaté que quelque chose te tracassait, ...(Xavier restait silencieux)... On est là si tu as besoin, je suis là si tu veux parler ».
« Tout va bien, j'ai juste besoin de souffler un peu et de faire un peu de tri dans ma tête ».
« Je l'espère pour toi. Quand tu en auras marre de rester seul dehors, viens nous rejoindre, d'accord ? »
« Dans cinq, dix minutes, d'accord ? »
« Ca marche. A tout à l'heure », répondit Julien en partant.
Xavier était de nouveau seul. Il était furieux que Julien soit venu le déranger à un moment où il commençait à maîtriser son pouvoir. Daggeron l'avait mis en garde sur cela. Il possédait un pouvoir très puissant, mais aussi très dangereux pour lui. Il ne devait pas trop en faire. Qu'importe, Xavier se reconcentra et ferma les yeux. Néanmoins, cette fois-ci il ne repartit pas à l'autre bout du monde, mais resta dans la forêt. Sa puissance d'esprit avait remarqué quelqu'un était présent et l'espionnait. Cette personne faisait son maximum pour que Xavier ne puisse pas la détecter, mais le pouvoir de Xavier était beaucoup plus puissant. Xavier ouvrit brusquement les yeux et vit des branches bouger et une personne s'enfuir. Il se leva et se mit à sa poursuite. Il fallait arriver à courir tout en faisant attention à ne pas se prendre de branches dans la figure et de ne pas trébucher sur les morceaux de bois au sol. La personne devant elle courait vite. Xavier avait peur de la perdre.
A bout d'haleine, Xavier finit par arriver dans un sorte de clairière. Il y avait devant lui, une personne de dos, qui ne bougeait pas.
Xavier s'arrêta de courir à la lisière. Il s'avança prudemment vers la personne : « je peux savoir qui vous êtes ? »
Personne ne répondait.
« Eh, cela vous dérangerait de me répondre ».
« Pourquoi poser une question quand on connaît la réponse », répliqua l'autre personne, « il te suffit de lire dans mon esprit, je sais que tu en es capable ».
A cet instant Xavier réalisa qui, il avait en face de lui : « Guillaume ?! »
Guillaume se retourna : « tu vois que quand tu veux tu peux ! »
« A quoi tu joues ».
« La power force, que je représente, a reçu l'ordre de vous arrêter et de vous enfermer ».
« Pardon ? Pour quelle raison et pourquoi ? »
« Le Gouvernement n'aime pas la façon dont vous vous mêler de la sécurité publique et surtout les dégâts que vous engendrez ».
« Pense t'il être sérieusement en mesure de combattre ce qu'il ne connaît pas même, ce qu'il ne peux imaginer ? »
« C'est pourquoi nous sommes là ».
« Vous n'êtes de loin pas assez fort pour lutter contre eux et surtout vous ne savez pas à qui vous avez à faire ».
« Nous sommes là pour faire régner la sécurité et nous le ferons. Quand au reste, tu ferait mieux de te méfier de l'eau qui dort », dit Guillaume en décrivant un cercle avec son bras.
Xavier regarda ce qu'il désignait : de la forêt sortis les autres membres de la power force.
« A quel jeu vous jouez ? »
« C'est très simple, soit tu nous suis de gré, soit de force. Rend toi par toi même, c'est un conseil », avertit Guillaume.
« C'est quoi ce délire, vous voulez vous battre avec moi, vous êtes devenus fous ou quoi ?! »
« Qui rira bien rira le dernier ».
Xavier voyant que les autres se préparaient au combat, amplifia son pouvoir. Il était maintenant au centre de la power force qui l'encerclait.
« Déflagration », lança Loïc.
Xavier ne vit pas ce sort arriver, il eut juste le temps de se jeter de côté pour l'éviter.
« Abîme », enchaîna Clément.
Cette fois Xavier ne s'était même pas relever qu'il emmagasina le choc qui fut très dur.
Xavier se relevait difficilement, que Mélanie invoqua une furie d'éclairs. Les éclairs allaient s'abattre sur Xavier, mais ce dernier put riposter à temps par une « diversion ». Les éclairs tombèrent tout autour de Xavier sans le toucher. Cela lui permis de récupérer un peu, de regagner un peu d'énergie et d'invoquer à son tour les bulles d'énergie. Afin que son sort puisse toucher le maximum de personnes, il tendit les bras de chaque côté et se mit à tourner très vite tout en envoyant ses bulles tout autour de lui. Son attaque atteignit chacun de ses adversaires, mais ne sembla guère les affecter. Tout le monde encaissa sans broncher.
« C'est ce que tu appelles un sort ? », se moqua Simon, « je vais te montrer ce qu'est le vrai pouvoir : « cyclone » », invoqua t'il.
Un vent d'une force incroyable se leva en envoya valser Xavier quelques mètres plus loin. Xavier eut à peine le temps d'atterrir que quelqu'un le frappa violemment. C'était le poing de glace de Sophie.
Xavier était surpris que la Power Force maîtrisait déjà autant de pouvoirs.
Guillaume s'avança un peu et se mit face à Xavier qui était au sol étourdi par les différents sorts.
« Tu vas connaître ta douleur. Tu ne peux rien contre nous, on est beaucoup plus fort que toi, nous sommes déjà au sommet de nos capacités. Je vais te le prouver : « lame d'esprit ».
En voyant Guillaume foncer sur lui, Xavier ferma les yeux, il n'avait plus de force pour répliquer. Il savait que le choc allait être rude. Cela fut le cas. Ce sort fut d'une violence inouï. Xavier sentait son pouvoir le quitter. Il avait utiliser trop d'énergie. Son amplification ne le protégeait presque plus.
Les membres de la Power Force se regroupèrent devant Xavier. Ce dernier savait que s'il ne voulait pas se laisser battre, il lui fallait réagir. Il se releva péniblement. Il avait du mal à se tenir debout. Il était blessé de partout et commençait à saigner.
« Quoi ?!, Tu en redemandes ? », rigola Clément.
« Je ne suis pas encore battu », lui répondit Xavier d'une voix faible.
« Regarde toi dans quel état tu es. Que comptes-tu faire ? Abandonne, cela vaut mieux, » conseilla Guillaume.
« C'est mal me connaître », affirma Xavier en faisant apparaître sa baguette. « Vous êtes peut-être très fort, mais je suis mauvais perdant, j'ai horreur de perdre et je vais vous le prouver : «  amplification antique, puissance de l'esprit, symbole de la licorne » », cria t'il.
Comme lors de la première fois, le costume de Xavier se transforma et il sentit qu'il reprenait des forces. Il était maintenant prêt à leur montrer ce dont il était capable.
Les membres de la Power Force étaient surpris de voir Xavier reprendre du courage et des forces aussi rapidement.
« Souffle de Dieu », voulu lancer Simon. Cependant, cette fois Xavier le vit venir. Il s'envola en l'air, disparut dans les nuages et attaqua Simon avec un poing d'esprit en plein vol. Simon encaissa le choc, mais recula quand même un peu.
L'amplification ultime avait pour conséquence à la fois de renforcer la résistance de la personne qui l'invoque, mais aussi de renforcer ses pouvoirs.
Xavier atterrit juste en face de tout le monde. « Vous allez regretter de m'avoir provoqué : « confusion des pouvoirs », invoqua t'il.
En invoquant ce sort, Xavier regroupait tous les pouvoirs qui avaient déjà été lancés par ses adversaires. Xavier concentra en lui tous les sorts qu'il et que les membres de la Power Force avaient invoqués pour les concentrer en une boule d'énergie.
Ce sort n'était vraiment efficace que si beaucoup de sorts avaient été invoqués. A défaut, il était inopérant.
Une fois que Xavier eut en main assez d'énergie, il envoya tout cela en direction des membres de la Power Force.
Ce sort frappa avec violence tout le monde qui s'affalèrent au sol. Ils furent tous surpris par la force de ce sort, alors qu'ils croyaient tous que Xavier n'avait plus d'énergie.
Quand ils se relevèrent Xavier était prêt à lancer un autre sort.
« T'inquiètes, on se reverra », lança Clément, en aidant Loïc à se relever. Sur ces mots, ils partirent, laissant Xavier seul dans la forêt.



Chapitre 37ième : amour empoisonné

France, temple des songes, le 9 juin 2008

Le Seigneur du Mal faisait les cents pas. Devait-il aller le voir, lui parler ou non ? Devait-il lui dire qu'elle était maintenant sous son contrôle ? Devait-il lui dire qu'il avait réussi à retrouver des disciples ? Beaucoup trop de questions se posaient à lui pour qu'il puisse prendre le temps de réfléchir.
Dans le fond de la salle, une silhouette était debout et ne bougeait pas. On aurait dit une statue.
« Amenez-moi la », ordonna le Seigneur du Mal à ses disciples.
Trois patrouilleurs s'approchèrent alors de la silhouette et la tirèrent devant leur maître.
Ils étaient maintenant face à face.
« Détachez la », exigea t'il.
« Mais, Maître, ... », essaya de se justifier un des sbires.
« C'est un ordre, je ne te demande pas ton avis ».
Ils détachèrent alors la silhouette.
« Cela fait longtemps que l'on ne s'est pas revu », commença le Seigneur du Mal.
« Vraiment pas assez à mon goût », répondit-elle.
« Aurais-tu déjà oublié à quel point tu m'as aimé ? »
« Cela fait trop longtemps, tu ne comptes plus pour moi depuis très longtemps ».
« Tu préfères celui qui se fait appeler le Maître des Sorts. Mais tu ne sais pas de quoi je suis capable Skorpika ».
Elle ne répondit pas. Elle jeta juste un petit coup d'oeil derrière elle.
« Ne pense même pas à cela, car je n'hésiterais pas une minute à te tuer et à tuer ton amant ».
Skorpika savait qu'il ne plaisantait pas et qu'il avait le pouvoir nécessaire pour mettre à exécution ses menaces.
« Tu veux quoi ? », lui demanda t'elle.
« Ce que je veux, mais voyons fait preuve d'un peu d'imagination et utilises donc un peu tes pouvoirs. Ce que je veux, je veux retrouver le grimoire sacré et soumettre les Hommes qui sont devenus faibles depuis qu'ils ont renoncé à utiliser leur pouvoir pour protéger leur pitoyable planète. »
« Et qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ? »
« C'est très simple, toi et ton chéri, débrouillez-vous pour détruire ces gardiens des pouvoirs antiques, seuls obstacles à mes plans. Car pour ma part, je vais devoir partir à la recherche de ce grimoire sacré avant qu'ils ne le retrouvent. »
« Et si l'on refuse ? »
« Je vous tue, c'est assez clair ? »
« Oui ».



Chapitre 38ème : incompréhension

France, Rixheim, le 10 juin 2009

Quand Xavier fut revenu dans la salle de contrôle, tout le monde le dévisagea.
« Ben quoi », demanda t'il incrédule.
« Regardes toi », lui dit Cynthia.
Xavier partit dans sa chambre pour savoir de quoi il en retournait. En se voyant dans le miroir, Xavier eut peur. En effet, il était sale, des vêtements en mauvais état et surtout plein de blessures encore ouvertes ou réouvertes.
« Je comprend mieux. Merde, j'aurais du faire gaffe, que vais-je pouvoir inventer », marmonna Xavier en se déshabillant pour aller prendre une douche et se changer pour se rendre plus présentable.
Xavier n'avait toujours pas trouvé d'excuse valable quand il remonta les escaliers pour se rendre à la salle de contrôle. En arrivant, il vit que tout le monde était occupé. Peut-être que l'on ne l'interrogerait pas.
« Xavier ? », lança Cynthia.
Merde pensa Xavier : « oui ».
« Cela pourrait pas mal de nous dire ce qui t'es arrivé », dit Elodie.
« Rien d'important ».
« Vu ta tête, j'en doute », répliqua Benjamin.
« Elle n'a pas à te plaire, je te précise ».
« Xavier, on est une équipe. Chacun doit pouvoir compter sur les autres. Il faut que l'on s'aide mutuellement. N'agis pas en solitaire. Même si tu nous portes pas dans ton coeur, on fait partie du même groupe. Tout le monde a constaté que depuis le début, tu regrettes les autres. On ne pourra pas les remplacer, mais mets y un peu du tiens pour que cela se passe pour le mieux et que l'on puisse mener notre mission à terme. On n'a pas vocation à prendre leur place, mais en attendant, tu dois nous faire confiance », argumenta Julien.
C'est vrai que les autres lui manquaient beaucoup, qu'il n'avait pas vraiment confiance en l'équipe de M Cliver. Néanmoins, Julien n'avait pas tort. Il devait composer avec cette équipe. Il n'avait pas le choix. Autant faire en sorte de limiter la casse.
Xavier se résigna à leur narrer ce qui c'était passé : « Je crois que la Power Force nous espionne. Guillaume (en regardant dans les yeux chacun d'entre eux), oui votre Guillaume, m'a attiré dans un piège. Il a fait en sorte que je me retrouve seul avec sa seule compagnie et celle de ses petits amis de la Power Force. Il essayé de me battre. Le gouvernement souhaite notre parte. Il ne supporte l'idée que puisse exister un groupe qui se fasse justice lui même. Il est prêt à tout pour nous arrêter. Dans cette tâche, il se fait aider par la Power Force et votre cher Guillaume. Voilà en condensé ce qui c'est passé et comme vous pouvez le remarquer, ils n'ont pas réussi à m'arrêter. Cependant, ils sont vraiment très fort. Ils maîtrise déjà un nombre incalculable de sorts. Beaucoup plus que nous en tout cas. Cela explique mon état quand je suis rentré. »
« Guillaume, être passé dans le camp du gouvernement, j'ai vraiment du mal à la croire », prétendit Lucie.
« Pour quelle raison ? », questionna Xavier.
« Il avait tellement envie de faire partie des Gardiens des Pouvoirs Sacrés qu'il s'était entraîné comme un dingue pour en faire partie. D'ou son irritation quand tu lui as empêché de faire partie de ce groupe. Il n'aurait jamais rien fait pour nuire aux Gardiens », avoua Julien.
« Attendez, vous ne me croyez pas ? Vous croyez que j'ai rêvé, c'est cela ! Vous voulez que je vous fasse confiance et vous alors ? », s'énerva Xavier.
« Vu ton état, tu n'étais sûrement pas en mesure de reconnaître qui que ce soit », se moqua Benjamin.
Xavier regarda tout le monde qui semblait approuver implicitement les propos de Benjamin et de Julien.
« Ben bien sûr, vous avez raison, j'étais tellement bourré que j'ai du voir double », explosa Xavier en quittant la pièce.
Doulcéa et Daggerron étaient absents. Cynthia et compagnie se retrouvèrent seule dans la salle de contrôle.
« On y a peut-être été un peu trop fort, vous ne trouvez pas », avança Lucie.
« Tu ne vas pas me dire que tu le crois et que Guillaume l'a vraiment attaqué avec tout le culte qu'il lui louait ? », interrogea Benjamin.
« Elle voulait simplement émettre cette hypothèse », défendit Julien.
« Toi de toute manière, chacun sait que tu as pris partie pour lui, alors fermes là », critiqua Elodie.
« Et vous votre manque de discernement, ne vous honore guère ».
« Mais pourquoi tu le défends sans arrêt ? D'après ce que je sais, ce n'est pas un ange non plus », dit Cynthia.
(Elodie) « Et vous pourquoi n'avez vous de cesse de le descendre ? Ce n'est pas comme cela, qu'il pourra nous faire confiance. A nous de faire des efforts, pour qu'il se sente intégré dans le groupe ».
(Benjamin) « Sûrement pas. A lui de s'intégrer dans le groupe. Si les autres lui manquent tellement, il n'avait qu'à partir avec eux. Il est resté, il assume. »
« Tu as partiellement raison Ben, mais imagine un instant qu'il puisse avoir raison. Tu n'as pas retenu les cours de l'école, toujours douter faute de preuve concrète », affirma Julien.
(Elodie) « Les preuves ? Mais tu les as ! Tu connais pourtant Guillaume. Il était notre copain à l'école. Cela devrait te suffire comme preuve ! »
(Lucie) « Certes, mais les gens peuvent changer. Qui plus est, il ne faut jamais rien prendre pour acquis ».
Les débats étaient houleux. La question qui restait en suspend et que personne n'osait poser était : quoiqu'il en soit, qu'était devenu Guillaume et surtout pourquoi ne donnait-il plus de nouvelles ? 

Xavier était sorti de la base pour prendre l'air. Il avait retrouvé sa place qu'il avait quitté avant de s'élancer à la poursuite de Guillaume.
Il était furieux que les autres ne le croyait pas. Il était en colère contre lui pour leur avoir conté son aventure et sa rencontre avec la Power Force. La rage grondait en lui. Il en voulait à tout le monde et surtout à ses ami(e)s d'avoir accepté de partir à la recherche de ce foutu grimoire et de le laisser seul avec ce nouveau groupe de M Cliver. C'était assez étonnant, mais plus il emmagasinait ses sentiments, plus il sentait son pouvoir se renforcer. Il commençait par avoir de plus en plus mal à la tête. Il se prit la tête entre ses mains et invoqua une puissance d'esprit dans le but de se soulager un peu. Xavier se mit à avoir des visions toutes plus étranges les unes que les autres, signe qu'il ne contrôlait absolument plus son pouvoir.
Il se revit quelques années auparavant dans son club de judo lors d'un combat, puis le jour où invité à une fête il avait la connaissance avec les Forces du Mal, ... Il vit aussi certaines choses qui n'étaient pas encore arrivées, sa vie future, neuf silhouettes et il vit encore Bastien et les autres dans la forêt, inquiets regardant sans cesse autour d'eux. Xavier aurait aimé pouvoir en voir plus, mais c'est le moment que choisit Julien pour lui poser sa main sur son épaule et le sortir de sa « rêverie ».
Xavier fut surpris. Il allait attraper la main de Julien mais quelqu'un d'autre retient son geste. C'était Lucie, elle était venue avec Julien pour parler et s'expliquer avec Xavier. Julien et Lucie tirèrent Xavier en arrière. Ce dernier tomba à la renverse sur le dos. C'est à ce moment qu'il les vit. Julien et Lucie étaient sur Xavier. Ils lui tenaient les bras.
(Xavier) « Lâchez moi, ou je vous jure que vous allez souffrir », avertit Xavier en se préparant à invoquer un choc mental.
(Lucie) « Hé !!! Doucement, on était juste venu discuter. »
Ils le lâchèrent. Xavier se remit debout : « je n'ai rien à vous dire et guère plus l'envie de vous écouter ».
(Julien) « Pourtant il va le falloir quand même. J'aimerais que tu entendes ce qu'on a à te dire. »
« Pourquoi je devrais vous écouter après ce qui c'est passé avant ? »
(Lucie) « Justement, on voudrait s'excuser de notre comportement ».
Voyant que Xavier ne réagissait pas, Julien poursuivit : « Xavier, essayes de comprendre. On connaît Guillaume depuis longtemps. On a vraiment du mal à imaginer ce que tu nous as raconté. On voudrait bien te croire, mais laisses nous la possibilité de douter de ce que tu avances. Ce n'est pas pour autant que notre confiance en toi est affectée, ... ».
« Pour ma part, elle est littéralement rompue. Désormais, vous m'oubliez et c'est chacun pour soi. L'équipe, si tant est qu'elle ait existée un jour, est morte ! », interrompit Xavier avant de partir dans la forêt.






# Posté le dimanche 15 octobre 2006 09:39

Modifié le dimanche 09 août 2009 14:56

Orthographe

Orthographe
Par pitié, je vous en supplie, dites-moi si vous trouvez encore des fautes sur ce blog malgré mes précautions. Je vous en remercie énormément.

# Posté le dimanche 15 octobre 2006 09:44